Sélectionner une page

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez vous aussi succombé à ce titre accrocheur… Comme moi au Salon des Entrepreneurs, lorsque je suis allée écouter l’atelier animé par Sylvain Tillon, fondateur de Tilkee et de Sydo Pédagogie! Et pour cause, Sylvain est devenu un sacré bon commercial. Une fois bien installée, j’apprends que la somme est bien sûr donnée à titre indicatif et que cela peut-être parfois moins, parfois… plus. Le plus important à retenir est qu’il est possible de monter sa boîte avec peu de moyen (tout de suite, ça en jette moins c’est sûr), et pour cela notre serial entrepreneur a de sacrés bons conseils, que voici:

1. Aller à contresens

Logique me direz-vous, mais nous avons pourtant tous tendance à nous intéresser aux mêmes problématiques (voir notre dernier article sur Les Secteurs Porteurs Pour Entreprendre en 2015). Certaines activités sont plus réglementées et donc plus difficile d’accès. Mais si, comme Uber, vous trouvez une faille, foncez!

2. Aller chercher du client

Logique aussi! Plutôt que de tout miser sur des potentielles levées de fonds, allez chercher des clients, ce sont eux qui constituent une réelle source de revenu récurrente. Quelques tips pour lancer:
Un service B to B: trouver des clients, trouver des clients et trouver des clients. Si vous avez un besoin en capital dès le départ, il y a peut-être un souci dans votre business model. Apprenez à vous fixer des objectifs hauts dès le début !
Un produit: pour seul investissement au départ, une impression 3D en guise de prototype devrait suffire pour convaincre. Inutile de se lancer dans une production coûteuse avant d’avoir le moindre client.
Un logiciel web: de la même manière, un prototype sur WordPress pour présenter l’interface et les différentes fonctionnalités fera parfaitement l’affaire pour commencer à démarcher.

shadok 053. Avoir un projet le plus simple possible

Un projet simple est un projet capable d’être pitché en 30 secondes devant vos interlocuteurs. Le but est d’être rapidement compréhensible par n’importe qui et de pouvoir convaincre rapidement. Ainsi avant de vouloir vendre une voiture, commencez par vendre une trottinette… Puis une trottinette avec un moteur… Et enfin vendez votre voiture! De toute manière, sachez que selon la règle des 20/80: 20% de vos fonctionnalités sont utilisées par 80% de vos clients. Il ne sert donc à rien de les perdre dès le départ avec une flopée d’outils.

4. Répondre à un besoin existant

On vous parle d’innovation à toutes les sauces mais, une fois encore, recherchez la simplicité. Innover c’est chercher à créer un besoin chez les consommateurs, et c’est donc forcément plus compliqué. Il va falloir rassurer vos client qui auront tendance à s’inquiéter devant votre nouveauté qui cherche à les faire changer de comportement (pour leur bien, certes !), et donc à les mettre en danger. Tandis que répondre à un besoin existant, c’est rendre un service immédiat et vous serez accueilli comme le Messie (oui, oui).

shadok 125. Ne pas sous-évaluer son offre

Erreur classique de l’entrepreneur débutant, nous avons tendance à nous dévaloriser sans nous en rendre compte en fixant des prix plus bas que le marché… en espérant percer! Le résultat obtenu est bien souvent à l’inverse. Mettez-vous à la place des consommateurs. Comme eux, n’avez-vous pas tendance à relier « prix élevés » et « produits de qualité »? Il s’agit de rassurer vos clients, et non de dévaloriser votre offre.
En B to B, Sylvain encourage à engager les entreprises dès le début du processus. Pour Tilkee, il a ainsi rendu payant le test de son logiciel.

6. Ne pas faire de business plan à 5 ans

Un autre point sur lequel nous avons tendance à passer du temps (et donc de l’argent) est le fameux business plan, souvent rédigé pour les 5 années à venir. Ce n’est pas complètement inutile, car vous avez souvent besoin de vous rassurer vous, votre banquier… votre famille ! Mais le marché est changeant, il faut donc accepter de faire évoluer rapidement votre offre et de pivoter plusieurs fois durant les années à venir.

7. Rassurer

Avec pas un sous en poche, il va falloir adopter une autre stratégie pour faire croire en votre idée. La première étape est de rassurer vos partenaires, et vous êtes votre meilleure vitrine. Avant même d’acheter votre produit/service, on vous achète vous, votre charisme, votre expérience, votre façon d’être… Pour les banques, votre plus beau sourire ne suffira pas. Il vous faudra aussi chiffrer exactement ce que chaque action va vous rapporter Ne vous contentez pas d’un joli camembert aux formes harmonieuses (20% marketing, 80% production : euh mais encore?).

8. Engager une communauté autour de votre offre

Plusieurs boîtes ont réussi ce merveilleux pari de fédérer autour de leur projet une communauté qui attende avec impatience le lancement de leur produit. Pensez au crowdfunding pour tester votre projet ! Le plus bel exemple est celui d’Hexoplus, une caméra volante qui vous suit dans vos périples sportifs. Leur produit est en pré-vente depuis maintenant un an, sans que la production n’ait commencée. Rien n’est moins sûr d’ailleurs quant à la possibilité de réaliser réellement cet astucieux engin.

9. Accepter de planter

Le meilleur conseil pour la fin est d’accepter l’échec. Sur 100 créations, 50% se plantent. Et le plus rentable pour vous, c’est de savoir passer à autre chose avant de vous épuiser à la tâche dans un projet qui vous tient à coeur mais… qui ne fonctionne pas ! Prenez exemple des entrepreneurs de la Silicon Valley. En un an, ils ont le temps de planter deux boîtes et d’en re-créer une autre à la suite. Ce n’est jamais perdu, bien au contraire. Comme on vous le répète souvent, on apprend bien plus de ses erreurs…

Si vous avez aimé les retours de Sylvain Tillon, n’hésitez pas à aller plus loin en vous plongeant dans la lecture de 100 conseils pour planter sa boîte, un livre plein de ressources pour continuer à voguer à contresens!