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Le monde croule sous l’information. Nous sommes programmés pour raconter des histoires parce que c’est notre manière de donner du sens à ce qui nous entoure. Les histoires nous permettent de distiller des idées larges et complexes, et de messages importants, en petit morceaux faciles à absorber et que nous pouvons transporter avec nous, partout.

Raconter la bonne histoire sur vous et votre entreprise peut se révéler être un véritable challenge, en ligne, en personne ou via les réseaux sociaux. Comment décider quelle histoire raconter? Et comment savoir que c’est la bonne?

Une histoire, c’est ce que vous emportez avec vous. Nous sommes programmés pour transformer les informations complexes en pièces de taille transportable – comme de petites valises pour le cerveau. Le test d’une bonne histoire c’est ce que les gens en retiennent lorsque vous vous arrêtez de parler, et ce qu’ils disent sur vous une fois que vous avez quitté la pièce. Si vous en avez l’opportunité, écoutez comment les gens vous présentent; c’est un bon indicateur de ce dont ils se souviennent sur vous et sur votre entreprise. Tout comme les idées, les virus ou les gens, les histoires ont des vies, et leur degré de propagation est proportionnel à leur pouvoir de rétention.

Il y a, malheureusement, de nombreux mauvais exemples de storytelling et de personal branding. Distiller votre essence, votre personnalité en mots facilement compréhensibles des autres n’est pas toujours simple.

Les erreurs souvent commises lorsque l’on raconte son histoire (et comment les corriger):

Erreur #1: ne parler que de soi

Dans son ouvrage The Story Wars, Jonah Sachs décrit le péché de vanité comme ne savoir parler que de soi. Une entreprise qui met en avant combien de clients elle a, comment ils en sont arrivés là, et quel est leur meilleur chiffre du jour n’apporte pas grand chose aux nouveaux clients. Ils ne font que parler d’eux-mêmes.

Si vous représentez une marque, ou montez une entreprise, vous avez des clients, des consommateurs, et des interactions avec de vraies personnes qui veulent savoir comment vous les aidez. Les histoires que vous racontez doivent intégrer ces personnes plutôt que de se concentrer sur vous et vous seul.

Voici l’exemple de la différence entre écrire pour soi et écrire pour son client:

« J’ai monté une entreprise quand j’avais neuf ans, puis une seconde à 14 ans. Aujourd’hui, je suis à la tête de la plus grande entreprise du monde et j’adore poser mes pieds sur le bureau, chaque jour, entre deux sessions-marathon de travail acharné. »

À la place, vous voulez plutôt raconter comment votre entreprise fonctionne, avec qui vous travaillez, et vous assurer que tout ne soit pas seulement centré sur vous…

« Je travaille avec des gens qui souhaitent améliorer leur compétences rédactionnelles et de communication. Dans mon entreprise, nous croyons au pouvoir des mots, tant dans votre image de marque que dans votre communication personnelle. Donc, j’enseigne des outils utilisables immédiatement et je découpe l’écriture en des phases et des exercices faciles que vous pourrez utiliser comme bon vous semble. »

L’histoire est toujours sur vous et ce que vous avez à offrir, mais elle mets en avant les personnes avec qui vous travaillez et la valeur que vous leur apportez.

Les bonnes histoires parlent de relations entre les gens. Racontez en quoi ce que vous faites est important pour la personne avec qui vous interragissez. Votre job est de raconter une histoire sur le consommateur qui vous fait face: le problème qu’il rencontre, la douleur qu’ils ressentent, les outils et connaissances qu’ils souhaitent acquérir.

Erreur #2: se concentrer sur la chronologie et pas le résultat

Les structures d’histoires sont fascinantes, et la plupart d’entre-nous utilise la chronologie comme fil rouge des histoires que nous racontons. Le problème, cependant, est que, du coup, nous nous sentons obligés de raconter tous les détails de ce qui s’est passé entre-temps.

Voici un exemple de chronologie stricte:

« Je suis allée en école supérieure, j’ai obtenu un master, ensuite j’ai travaillé pendant six ans, puis j’ai eu un enfant, ensuite je suis retournée à l’école, puis j’ai lancé une entreprise, ensuite j’ai commencé un projet, puis… »

À la place, concentrez-vous sur le résultat. Vous en êtes où? Sur quoi travaillez-vous aujourd’hui? Glissez un exemple du passé pour donner un peu de contraste, de couleur, mais ne passez pas trop de temps à re-créer l’histoire de toutes les étapes qui vous ont emmenées là où vous en êtes aujourd’hui. Si vous finissez par avoir une conversation plus longue avec votre ami ou client, vous pourrez donner des détails lorsqu’ils se prêterons à ce que vous racontez.

Essayez quelque chose de ce genre à la place:

« Aujourd’hui je me concentre sur l’entrepreneuriat et le marketing, à la fois via du conseil et de l’enseignement. C’est ironique, mais lorsque j’ai démarré j’ai étudié la communication et le journalisme, et je ne pensais pas que l’un ou l’autre m’amènerai à faire du commerce. Au final, tout cela est relié et j’utilise des techniques de rédaction régulièrement dans mes projets. »

Un endroit où utiliser ceci est sur la page À propos de votre site web. Au lieu de structurer votre contenu comme une longue histoire de tout ce que vous avez fait (lister tous vos clients, projets, cours, ou compétence que vous possédez), soyez sélectifs et concentrez-vous sur le résultat que vous (et votre entreprise) apportez à vos clients. Choisissez quelques anecdotes de votre passé pour illustrer le message que vous souhaitez faire passer.

Erreur #3: se dire « je ne suis pas prêt » ou « plus tard »

Souvent les gens parlent de leur entreprise au futur, décrivant toutes les manières qu’ils ont de ne pas être prêts. Ce peuvent être des barrière arbitraires, ou réelles, voire même des défauts perçus; mais votre capacité à être prêt pour vos clients est quelque chose qui doit intervenir à la fin d’une conversation, pas au début. Commencez par créer l’intérêt, par l’intrigue… Ensuite donnez des clarifications, ou un délai qui vous conviendrai pour vous mettre à jour. Croyez-moi, ne pas être prêt n’est pas votre argument phare, et, de toutes façons, vous êtes probablement plus prêt que vous ne l’imaginez.

En atterrissant sur un site web, qui a envie de lire: « je vais lancer un business sur X,Y,Z, mais pas avant 6 mois »? À la place, mettez un twist positif à l’histoire, qui met en avant votre croissance, accélération ou changement en cours; et, pourquoi pas, ajoutez-y une touche de mystère pour que les gens prennent contact et que vous puissiez parler de délais en face à face.

Par exemple, disons que votre objectif est de devenir le meilleur prof d’art de la région P.A.C.A, mais vous n’avez qu’un petit portefeuille client qui sont en situés en Provence, et, pour le moment qui ne prennent que des cours de dessin. Vous pourriez dire:

« Nous sommes une école d’art pluridisciplinaire qui travaille avec des clients à Marseille, Toulon et Nice. Venez nous rencontrer lors de notre prochain stage de peinture qui se tiendra le 24 Janvier prochain à Marseille. »

Cette histoire vous permet de contextualiser votre croissance future positivement. Dans quelques mois, vous pourrez raconter une histoire sur votre développement: « nous lançons des cours de fusain et d’aquarelle! »

Lorsque vous décrivez ce que vous faites, ne vous laissez pas avoir par le piège de vous sentir trop petit, pas prêts ou pas au point. Vous ne devez jamais mentir sur ce que vous avez à offrir (par exemple, ne dites pas que vous êtes la plus grande école d’art de la région P.A.C.A.) mais montrer suffisamment d’enthousiasme pour là où vous en êtes et là où vous allez permettra d’attirer des gens plutôt que de les rebuter immédiatement.

Second effet KissCool, décrire votre entreprise de la manière dont vous souhaitez la voir grossir vous aide à rester concentrés sur vos prochaines étapes, et réalise votre vision en la concrétisant par les mots que vous utilisez. Grâce à la visualisation et l’histoire de votre entreprise présente et future, vous raconterez une meilleure histoire qui attirera plus de clients.

Erreur #4: mentionner tous les petits détails plutôt que de démarrer avec l’info juteuse

Rappelez-vous, une histoire, c’est ce que les gens emportent avec eux, donc vous voulez que celle-ci soit courte, agréable et tentatrice. Raconter chacune des étapes de la conception de votre entreprise ne sert pas à grand chose.

Trouvez l’angle sur lequel vous concentrer et que vous pourrez partager. C’est la chose dont vous adorez parler, qui vous fait briller les yeux, et sur laquelle vous pouvez mettre plus de couches d’histoires et d’idées.

Le truc, c’est de commencer avec quelque chose de simple, et ensuite d’ajouter les détails et les examples, et d’être capable de répéter votre concept de base à la fin. Cela doit aussi être aussi spécifique que possible, tout en restant direct au départ.

Un exemple très moyen:

« Je crée des outils numériques pour les gens. Je crée des trucs en ligne comme des publicités Facebook, ou du texte, et parfois du graphisme, mais souvent des sites web… [s’en suit une liste sans fin d’exemples…] »

Cette histoire n’est pas suffisamment spécifique au départ et manque de clarté sur l’audience ou le secteur d’activité. À la place, soyez plus spécifiques sur UNE chose que vous proposez, et gardez les exemples comme preuves de ce que vous racontez:

« J’aide les entrepreneurs à monter des modules d’e-learning pour qu’ils puissent faire passer leur message et partager leur expertise. »

Ensuite, ajouter vos exemples pour clarifier:

« Je rends l’outil numérique simple pour qu’ils puissent se concentrer sur le contenu. Un client avec lequel j’ai travaillé a monté une plateforme de 40 personnes autours du tricot, et j’ai monté l’infrastructure pour le cours (vidéo, site web, contenu…) nécessaire au lancement. »

Chaque détail d’une histoire doit rentrer dans le plan initial et ajouter de la clarté au message, pas le rendre plus confus. Montrez des exemples pour soutenir votre crédibilité, utilité et prouesse.

Quelles histoires racontez-vous?

Pour raconter des histoires inoubliables sur votre entreprise, concentrez-vous sur le client, sur le résultat que vous apportez, sur ce qui est disponible maintenant (même si vous ne vous sentez pas tout à fait prêts), et distillez le tout sous un angle facile à se souvenir pour vos lecteurs/auditeurs.

Et vous? Quelles histoires ont bien fonctionné pour vous? Avez-vous des examples ou des trucs que vous utilisez pour concevoir votre message et obtenir ce que vous recherchez?

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