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À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme le 8 mars dernier, le cabinet d’audit et de conseil PwC a publié une étude: The female millennial : A new era of talent, qui chasse les idées reçues sur les femmes au travail. PwC a interrogé des femmes et des hommes appartenant à la génération Y (nés entre 1980 et 1995), issus de 75 pays, afin de révéler leur perception du monde du travail en général et de leur carrière en particulier.

Une demande de plus en plus forte pour l’international

Mobilité 1Dans un monde de plus en plus globalisé, les expériences à l’étranger sont devenues un élément vital d’une carrière réussie. La nouvelle génération est particulièrement attirée par le fait de travailler à l’étranger, avec 73% d’entre eux souhaitant en faire une étape de leur carrière. Il est important que les entreprises étrangères réalisent qu’il ne s’agit pas seulement d’un phénomène masculin.La demande des femmes en terme de mobilité à l’international n’a jamais été aussi forte avec 71% d’entre-elles qui déclarent vouloir travailler en dehors de leur pays d’origine pendant leur carrière.
Les femmes du Mexique, des Émirats arables et du Brésil sont les plus nombreuses à vouloir travailler hors de leur pays (88%). Tandis que celles du Japon et du Pays-bas sont les moins nombreuses avec respectivement 51% et 41% de demande pour l’étranger.

Mobilité 2Étant donné que la plupart des grandes entreprises internationales misent de plus en plus sur l’établissement d’équipe de direction et d’une base de salarié très compétent, il n’est pas surprenant que 62% des femmes pensent qu’une expérience à l’international soit une façon de booster leur carrière de manière significative.

Toutefois, malgré le fait que le nombre de femmes assignées à l‘étranger ait doublé ces dernières années, elles ne représentent encore que 20% des postes actuels.Les études ont pourtant prouvé qu’acquérir une expérience à l’étranger était particulièrement bénéfiques aussi bien pour les carrières des hommes que des femmes, mais le talent féminin est encore beaucoup trop négligé comparé à leurs homologues masculins. Seules 56% des femmes pensent que les hommes et les femmes sont égaux face aux opportunités de missions à l’étranger proposées par leur employeur actuel, contre 77% des hommes. De plus, plus les femmes avancent dans leur carrière, plus elles sont nombreuses à penser que leur chance d’obtenir une mission à l’étranger diminue.

Un besoin de « repenser » la mobilité

Les principes ainsi que les programmes de mobilité établis sur le préjugé qu’il est plus difficile d’envoyer travailler des femmes à l’étranger doit être complètement revu. L’étude démontre que 86% des femmes qui sont en couple le sont avec homme qui a une carrière de niveau similaire. Plus encore, 42% gagnent un salaire équivalent et presque un quart d’entre-elles (24%) ramènent plus d’argent dans le foyer.

Pour attirer, retenir et développer leur bassin de talent féminin, les entreprises internationales doivent adopter une approche plus moderne de la mobilité qui propose différentes solutions aux employés pour avoir accès à des affectations à l’étranger. Il est aussi nécessaire d’instaurer une culture et des valeurs d’une mobilité « pour tous », qui n’identifie pas des postes comme masculin. Enfin les employeurs qui réussiront le mieux cette transition seront ceux qui seront à l’écoute de leur équipe et comprendront au mieux leurs besoins et leurs envie en terme de mobilité.

« When choosing where I wanted to start my career, it was very important to me that I would have the opportunity to work for an organisation that would allow me to use and further develop my intercultural skills. »
– Teresa Pérez Ramos, Junior Auditor, PwC Spain