Fin 2017, Facebook a fait une annonce sans appel dont tous les web-marketers devraient se rappeler:

Ils savent que l’on essaie d’être plus fort que le système, et ils ne veulent plus en entendre parler.

Facebook a été assez clair par le passé sur les facteurs principaux qui déterminent qui voit vos publications, comme votre engagement. D’une manière générale, plus vous obtenez de l’engagement, meilleur sera votre reach.

Cependant, Facebook trouve que les gens ont fait fit des règles et ils ont mis sur liste noire une poigne2e de tactiques populaires pour générer de l’engagement. Mieux vaut savoir lesquelles.

C’est quelque chose qu’ils ont déjà fait par le passé. Début 2017, ils avaient créé un filtre destiné à identifier les publications clickbait pour pouvoir réduire leur reach.

Facebook ne va pas se contenter de restreindre le reach individuel des publications qui enfreignent les règles… les Pages récidivistes vont être pénalisées dans leur accès au fil d’actualité de leurs abonnés.

Alors, qu’est-ce qui est hors-la-loi selon Facebook et comment éviter de publier au détriment de vos performances?

Regardons de plus près ce que cela signifie, ou PAS.

Les différents leurres-à-engagement

Facebook a identifié cinq méthodes différentes de leurre-à-engagement qu’ils décrivent comme « utilisant l’algorithme du Fil d’Actualité en boostant l’engagement pour obtenir un meilleur reach. »

Ils ont créé un système automatisé pour définir si oui ou non une publication est considérée leurre à engagement, et ce système cherche des publications qui rentre dans l’un de ces cinq modèles:

1. Le leurre à vote

Les réactions aux publications Facebook sont devenues un outil de plus en plus populaire auprès des web-marketers depuis qu’elles ont été introduites en 2016, et ce, surtout pour leur potentiel à faire croitre l’engagement d’une publication.

Après tout, parfois, les gens veulent engager mais pas forcément en donnant du pouce.

Les réactions sont de plus en plus controversées, donc, il faut faire très attention lorsque vous les utilisez.

Plusieurs types de leurres à engagement dépendent spécifiquement des réactions, et cela inclue ce que Facebook appelle le vote baiting.

Le leurre à vote est une tactique qui encourage les utilisateurs à voter de manière informelle en choisissant une réaction, comme par exemple:

L’image nous dit quelle réaction choisir pour voter d’une manière ou d’une autre, peu importe l’émotion qu’elle représente, celle-ci n’a généralement rien à voir avec le choix.

Vous savez que vous avez déjà vu un millier de publications Facebook vous demandant de cliquer sur visage triste pour un hot dog ou pouce en l’air pour un cheeseburger.

Facebook a déclaré par le passé que si l’on continuait à utiliser les réactions pour ce type de sondage, les choix doivent au moins avoir un lien avec la réaction choisie.

Leurs guidelines disent:

En clair, si vous voulez créer un sondage qui demande aux utilisateurs de se servir des réactions, celles-ci doivent avoir un lien avec le contenu de votre sondage. Sinon, vous encouragez les gens à les utiliser d’une manière différente de ce pour quoi elles ont été créer: refléter une certaine émotion.

Mais ce n’est pas la seule manière dont les réactions peuvent vous causer des problèmes… On en reparle très vite.

2. Le leurre à partage

Les partages sur Facebook sont le rêve de tout les web-marketers. Non seulement ils vous donnent des points dans l’algorithme de Facebook en terme d’engagement, mais ils propulsent aussi votre contenu en face de nouvelles paires d’yeux.

Ceci étant dit, encourager les partages n’est pas toujours une bonne idée.

Dire à vos abonnés que le partage d’une publication va leur permettre de participer à un concours, par exemple, est ce que Facebook considère du share baiting. Vous demandez aux gens de partager un contenu non pas parce qu’ils le trouve intéressant ou de qualité, mais parce que c’est un moyen vers une fin qui n’a rien à voir.

Est-ce que cela signifie que vous ne devez jamais encourager les gens à partager vos publications? Pas nécessairement, mais si vous le faites, ce doit toujours être sur la base d’un contenu intéressant, utile, et pertinent. Et pas pour gagner un panier de fruits au bout de dix partages.

3. Le leurre à tag

Facebook veut que vous taguiez des gens dans les visuels pour identifier le sujet de ces images.

Ce qui semble probablement évident.

Parce que ça l’est.

Mais cela n’empêche pas de nombreuses publications comme celle-ci d’apparaitre sur les fils d’actualité.

C’est ce que Facebook appelle du tag baiting: encourager les gens à taguer leurs amis et connaissance sur une image qui n’est pas une photo d’eux.

Cela comprends aussi le tag des personnes en commentaire d’une publication Facebook. Ce qui ne fait pas que créer de l’attention vers la publication, mais participe aussi à son taux d’engagement.

Car si taguer les gens est une excellente manière d’attirer leur attention (et leur engagement), ce n’est pourtant pas ce pour quoi les tags ont été créés, et récolter de l’engagement sous forme de commentaires de mauvaise qualité peut être considéré comme une manière de tromper le système.

Facebook n’a pas spécifié que les utilisateurs qui se taguent les uns les autres peut influencer négativement votre reach, mais si vous avez encouragé vos abonnés à taguer d’autres personnes sur vos images pour obtenir leur attention ou leur engagement, c’est la fin de cette heure de gloire, cette stratégie est officiellement déconsidérée.

4. Le leurre à réaction

On vous a dit qu’on n’en avait pas terminé avec les réaction, n’est-ce pas?

Le react baiting est similaire au poll baiting: vous demandez aux gens d’utiliser les réactions d’une manière qui n’a rien à voir avec leur intentions.

Ce n’est pas forcément sous la forme d’un sondage, que quelqu’un peut utiliser pour faire entendre une opinion, mais peut aussi prendre la forme d’une identification ou d’une description.

Comme avec le leurre à votes, le principal problème de Facebook c’est que l’on demande aux gens d’utiliser les réactions pour autre chose que ce pour quoi elles ont été créées.

Vous remarquez des similarités?

Voici un dernier type de leurre à engagement que Facebook cible pour l’éradiquer:

5. Le leurre à commentaire

C’est le dernier, promis. Et puisque vous être arrivés jusque là, vous aurez probablement deviné où ils veulent en venir.

Le comment baiting, est lorsque vous encouragez les gens à laisser un commentaire spécifique sur votre publication, comme:

Le texte ne demande pas une remarque intéressante ou une opinion, ils essaient juste d’obtenir autant de commentaires que possible, parce que plus ils amassent d’engagement, meilleures seront les performances de leur publication.

C’est ce que tous les type de leurres ont en commun.

Ils encouragent une forme d’engagement différentes, mais ils vous demandent tous d’utiliser l’une des fonctionnalités de Facebook d’une manière différente de sa raison d’être initiale.

C’est pour quoi Facebook a AUSSI expliqué ce qu’ils ne considèrent pas comme du leurre à engagement:

« Les publications qui demandent de l’aide, des conseils ou des recommendations comme faire circuler un information sur un enfant disparu, collecter des fonds pour une cause ou demander des conseils voyages, ne seront pas pénalisés par cette mise-à-jour.« 

Si vous utilisez Facebook de manière authentique, et que vous n’encouragez pas les gens à utiliser des fonctionnalité comme les réactions, les partages ou les commentaires d’une autre manière que celle pour laquelle ils ont été créés, vous ne devriez pas avoir de souci à vous faire!

Que pensez-vous de cette chasse au leurre à engagement?

Voilà, vous savez tout. Pas une, pas trois, mais CINQ formats de publications que Facebook dit qu’il est temps d’arrêter.

Qu’en pensez-vous?

Est-ce que ça rend votre Fil d’Actualité plus agréable?

Est-ce que cela vous parait trop restrictif?

Ou est-ce que cela ne change pas grand-chose pour vous?

Partagez vos avis dans les commentaires ci-dessous!

Photo by Austin Distel

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