Sélectionner une page

Vous connaissez le mot qui présente le plus de risques sur Facebook?

C’est cela.

Non, littéralement, c’est “cela”.

Parce qu’en Mai dernier, Facebook a modifié son algorithme, et il est maintenant plus strict que jamais lorsqu’il évalue la qualité de vos contenus.

Cette mise à jour de l’algorithme est une version sous stéroïdes de celle qu’ils ont mise en place l’année précédente. Voici pourquoi ils l’ont modifiée et ce que cela signifie pour ce que vous devriez publier ou non!

Dont “cela”.

Derrière la mise à jour de l’algorithme

Tout d’abord, qu’est-ce que cet algorithme regarde, exactement, lorsqu’il évalue la qualité de vos publications?

La réponse rapide: le clickbait.

Vous connaissez le clickbait: ces articles qui sont irrésistibles, il faut quasiment que vous vous attachiez les mains pour ne pas cliquer. Avec un rédactionnel séduisant et quelques petits trucs linguistiques (dont nous parlerons dans un moment), il est quasiment impossible de leur résister.

Le problème, bien entendu, c’est que l’audience les déteste. Et qu’ils peuvent gravement endommager la confiance qu’on les gens en ce que vous publiez.

En 2016, Facebook a lancé une mise à jour de son algorithme qui leur permettait d’identifier le clickbait. Si votre Page publiait régulièrement ce type de contenu, ou si vous publiez des liens vers des domaines avec des titres en clickbait, Facebook réduisait le reach organique pour les liens que vous partagiez au global.

Aujourd’hui, Facebook peut détecter et réagir de manière beaucoup plus granulaire.

Avec leur nouvelle mise-à-jour, Facebook ne considère plus seulement vos habitudes cumulées en ce qui concerne le clickbait. Cette fois ci, ils limitent le reach des publications de manière individuelle, en fonction de ce que leur radar leur donne comme niveau de clickbait.

En clair, même si vous faites, en général, très attention à suivre les règles, si vous publiez un lien qui parait être du clickbait, cette publication peut obtenir un reach plus bas que ce que vous attendiez.

Ceci signifie que vous allez devoir faire plus attention que jamais à ne PAS publier le genre de choses que Facebook considère du clickbait. Surtout depuis que leurs méthodes de détection ont été grandement améliorées.

Comment? On vous dit tout!

Le filtre à clickbait de Facebook est encore meilleur

La méthode de Facebook pour déterminer si quelque chose est du clickbait fonctionne un peu comme le filtre spam de vos emails. Il est programmé pour chercher des mots-clés et des phrases-types qui indiquent si ce contenu tombe dans la catégorie Spam, et le re-route en fonction.

Facebook cible deux types de clickbait: les titres qui omettent une information cruciale, et ceux qui trompent ou exagèrent.

Quand Facebook a commencé à cibler le clickbait en 2016, ils regardaient ces deux éléments en même temps. Aujourd’hui, ils les étudient séparément. Donc, ils sont beaucoup plus précis dans leur jugement.

Pensez-y comme à un jeu de “mots-mêlés”.

Disons que vous avez la grille ci-dessous et qu’on vous demandait de trouver tous les mots “bark” et “bare”.

Ça énerve non? Ils y sont tellement de fois que de chercher deux mots qui se ressemblent autant, en même temps, c’est compliqué.

Si vous donniez une copie de cette grille à un ami et que chacun d’entre-vous se concentraient sur l’un des mots, ce serait beaucoup plus facile. Vous pourriez tous les deux aller beaucoup plus vite et trouver plus précisément les mots que si vous le faisiez tout seul.

C’est exactement la raison pour laquelle Facebook a scindé son filtre en deux. Maintenant leur système de détection est beaucoup plus précis.

Ce qui nous amène au mot “cela”

Souvenez-vous, l’une des formes de titre que Facebook cible comme clickbait sont ceux qui omettent de l’information.

Quand vous laissez de coté une information importante dans un titre, cela oblige le lecteur à cliquer sur votre lien pour obtenir la-dite information. C’est une tactique qui fonctionne, mais que Facebook tolère de moins en moins.

Le mot “cela” est un élément majeur de ce type de titre. En fait, c’est probablement l’un des mots que vous verrez dans la majeure partie des cas, même si vous n’y pensez pas toujours!

Parce que le mot “cela” est un identifiant. Il pointe vers quelque chose et y dirige votre attention. Et dans un titre clickbait, la chose sur laquelle il pointe n’est généralement pas dans le titre.

Voici un exemple de ce type d’action:

C’est super efficace. Mais seulement parce que cela omet une partie clé de l’information promise dans cet article!

Vers quoi pointe le “cela” (this) du titre? La seule manière de le savoir est des cliquer, et Facebook pense que c’est injuste.

Vous pouvez toujours écrire des titres attractives sans vous appuyer sur ce type de stratégie.

Voici une nouvelle version de la publication ci-dessus:

Vous voyez? Certes, il n’y a plus l’élément de mystère, mais vous inspirez toujours des clics.

Vos titres devraient donner envie aux gens de cliquer parce que vous leur donnez de l’informations, pas parce que vous en omettez.

Vous observerez peut-être que le mot “cela” a été utilisé dans la description de ce lien. Le mot en lui-même n’est pas l’ennemi… tant que vous expliquez aussi ce qu’est ce “cela” dont vous parlez!

Le mot “cela” n’a pas besoin d’être complètement rayé de votre vocabulaire.

Et pour être claire, ce n’est pas que Facebook à identifié ce mot spécifiquement, c’est juste un mot extrêmement commun dans le type de titres qu’ils ciblent!

Si c’est dans l’un de vos titres, vous devriez vous demander ce que vous cherchez à accomplir. Parce que si cela pointe vers quelque chose que votre audience ne peut pas comprendre sans cliquer, il faudra peut-être revoir votre stratégie.

Cette prise de conscience vous servira beaucoup alors que vous rechercherez vos supers pouvoirs de rédaction. Surtout quand utiliser le mot “cela” pour pointer vers une information cachée n’est pas leur seul moyen d’omettre de l’information pour votre audience.

Voici un dernier lien qui suit le même principe d’omettre une information-clé:

Vous voyez ce que l’on veut dire?

Un teasing comme celui-ci fonctionne, mais cette stratégie est dépassée. Quand le filtre à clickbait de Facebook vous prend la main dans le sac, il vont restreindre votre reach. Même si c’est juste un incident isolé.

Et n’oubliez pas, les informations omises ne sont pas les SEULS types de clickbait que Facebook cible.

Ils ont aussi un filtre en place qui est conçu pour détecter le type d’exagérations qui trompent les lecteurs et leur donne une fausse attente du contenu de l’article.

Vous avez certainement déjà vu ce type de titres. Ils attirent votre attention en disant des choses comme:

  • Ce petit truc réduira la chute de vos cheveux POUR TOUJOURS
  • La consommation de pétales de marguerites peut vous rendre plus intelligent
  • Les caniches sont tellement intelligents qu’ils peuvent prédire l’apocalypse

Les titres exagérés font des promesses qui sont trop bonnes, ou trop outrageuses, pour être vraies. Vous finissez par cliquer dessus juste pour savoir comment ce qu’ils racontent peut bien être vrai. (Spoiler: la plus part du temps, ça ne l’est pas.)

Donc, comme avec l’autre genre de clickbait, si vous vous surprenez à écrire des titres qui sacrifient la précision sur l’autel de l’excitation, revoyez vos priorités, sinon Facebook va s’en apercevoir, et les conséquences ne seront pas belles à voir.

Quel est VOTRE secret d’écriture de titres?

Écrire un titre fort, précis, et informatif n’a jamais été aussi important. Alors, quel est votre secret?

Chez RDE Marketing, par exemple, on écrit plusieurs version de titre pour chaque article, ensuite on choisit la meilleure pour programmer sa publication sur notre page Facebook.

Vous avez votre propre astuce?

Dites-nous tout dans les commentaires!