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Admettez le: gérer une entreprise peut se montrer un peu déprimant. Dès qu’une chose est résolue, une autre demande votre attention.

Que vous ayez à faire à des algorithmes de réseaux sociaux imprévisibles, des ruptures de communication, ou a une intelligence artificielle sociopathe en cavale, il y a toujours un nouvel incendie à éteindre.

Ce qui est facile à oublier, cependant, c’est que cela n’est pas toujours une mauvaise chose.

En fait, quand vous savez que quelque chose va de travers, c’est bon signe.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, quand les choses se brisent, se plantent, ou ne fonctionnent pas comme elles devraient, ça fait mal. Mais comme n’importe quel docteur vous dirait, il ne faut pas ignorer ce qui fait mal.

Prenez le churn par exemple, le pourcentage de clients perdus sur une période donnée.

On m’a dit que la manière dont je calcule le churn est à la fois agressive et dépressive, comme une reprise d’Adèle par un groupe de hard-rock.

Mais c’est ce que j’aime. Encore mieux, c’est la manière dont j’ai besoin que cela se fasse. En fait, c’est la manière dont vous, aussi, devriez évaluer vos performances.

Pourquoi être un tel plomb? Pourquoi rendre vos statistiques aussi dures que possible?

Vos chiffres vous veulent du bien

Quand vous êtes un business bootstrap comme le mien, vous n’avez pas besoin de vous inquiéter d’impressionner qui que soit avec vos chiffres. Vous n’avez pas besoin de séduire des investisseurs pour continuer à payer vos factures. Vous avez juste besoin de faire du profit.

N’importe quel entrepreneur vous dira que ça peut être stressant. Mais c’est aussi libérateur.

Bien entendu, vous pouvez tordre les chiffres dans tous les sens pour les rendre plus attractifs qu’ils ne le sont vraiment, mais à qui essayez vous de prouver quoi que ce soit?

Par le passé, par exemple, Facebook comptait toute personne qui regardait seulement trois secondes d’une vidéo comme « vue ». YouTube, au même moment, ne comptait une vue qui si quelqu’un regardait 30 secondes, 10 fois plus!

Vous pouvez facilement imaginer lequel de ces standards permet de collectionner des statistiques impressionnantes.

C’est un de ces moments où vous pouvez comprendre pourquoi quelqu’un calcule les choses d’une certaine manière. Après tout, Facebook pousse la vidéo depuis un certains temps, et plus ils ont de vues, plus les gens auront envie de tester ce nouvel outil.

Quand on regarde un chiffre comme le churn, cependant, on prend plutôt la philosophie de YouTube. Nous voulons que les statistiques soient les plus dures possible.

On pourrait le rendre plus attractif en disant que certains personnes comptent, et d’autre pas. Par exemple, beaucoup d’entreprises ne comptent pas les nouveaux clients qui partent avant un certain point dans leur manière de calculer leur churn.

Ça le réduirait et le rendrait plus impressionnant, certes. Mais ce n’est pas une manière de faire que je trouve utile. Et, c’est un exemple parfait de pourquoi vous devriez vous montrer agressif avec vos statistiques.

Il faut se montrer brutalement honnête pour découvrir et résoudre un problème.

Une mauvaise statistique c’est comme un tâche sur votre jolie robe. Vous pouvez la camoufler avec une broche, mais ça ne la fait pas disparaitre pour autant.

Si vous voulez vraiment faire mieux, et pas seulement donne l’impression que vous faites déjà très bien, vous devez faire face à cette tâche.

Prenez notre exemple du churn. On pourrait rendre ce pourcentage plus bas en supprimant les personnes qui s’abonnent à Exposé! et se désabonnent rapidement, mais si l’on est honnête avec ce chiffre, on peut utiliser cette information pour construire quelque chose d’encore meilleur.

Parce que l’on ne se ment pas avec nos statistiques, on peut identifier des opportunités de rendre Exposé! encore meilleur pour ses lecteurs, et de baisser ainsi le pourcentage de nouveaux abonnés qui décident de partir.

Si on ne prenait pas en compte ces gens là, le chiffre du churn serait plus bas, mais cela ne nous serait pas aussi utile.

Vous pouvez utiliser cette approche avec de nombreux aspects de votre entreprise.

Disons que vous écriviez un article de blog qui n’attire pas autant de lecteurs que vous espériez. Vous pouvez choisir la voie du « y’a des jours avec et des jours sans… » ou vous pouvez vous montrer brutal avec vous-même et chercher comment améliorer la donne.

Peut-être que le titre n’était pas assez attractif, ou votre audience n’était pas intéressée par ce sujet. Peut-être qu’il n’y avait pas assez de promotion sur les réseaux sociaux, ou au bon moment. Si vous en faites la promotion via une newsletter, peut-être que vos taux d’ouverture ou vos taux de clics n’étaient pas aussi élevés que d’habitude.

Votre taux de rebond est plus élevé que vous ne le souhaiteriez? N’assumez pas que le problème vient de votre audience. Essayez de comprendre pourquoi! Peut-être faut-il que vous modifiez votre page de vente, ou que vous intégriez plus de liens dans vos articles de blog.

Regarder ces éléments vous donne l’opportunité de vous demander: pourquoi? Et répondre à cette question signifie que vous pouvez faire mieux par la suite.

Plus vous vous la posez, plus il y a de chances que vous vous amélioriez!

Il est temps de regarder la vérité en face

Vous montrer sans pitié avec vos propres performances n’est souvent pas une partie de plaisir. Ok, ça n’en est jamais une…

Quand vous tordez vos trop vos chiffres pour les rendre plus attractifs, cependant, vous vous privez d’opportunités de vous améliorer!

Alors, allez-y, essayez ma perspective agressive et déprimante! Évitez les trucs et astuces qui donnent l’impression d’une bonne statistique quand celle-ci est faible, et vous ne ferez pas que vous sentir mieux à propos de ces chiffres, vous serez en mesure de vraiment les faire évoluer.

Crédit photo: Ryan McGuire via StockSnap.io

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