Sélectionner une page

Life Design: le pouvoir d’une étincelle…

Pour ce dernier épisode de l’été de notre rendez-vous « Le Vendredi, c’est permis », j’avais envie de partager avec vous une dernière conférence du WDS 2017, sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur: le Life Design.

Certes, le titre de la conférence de Jonathan Field, fondateur du Good Life Project, était « Sparked! », mais « Étincelé! » ça le fait tout même beaucoup moins en français (sauf si on est fan de la Reine des Neiges) et je ne pense pas me tromper en parlant de life design.

L’une de mes anciennes étudiantes a récemment plaisanté que, dans la vie, elle voulait faire « Audrey Julienne ». Elle entend parler de mes voyages, on a l’occasion de travailler ensemble et elle a pu constater que ma manière de vivre n’était pas conventionnelle. Et je trouve que cette conférence faisait échos aux valeurs que je porte, alors, avec les mots de Jonathan Fields, voici comme j’ai désigné ma vie.

Le life design par Jonathan Fields

 Le life design par Jonathan Fields

Permettez-moi d’abord de traduire la citation ci-dessus puisque c’est la recette magique que vous attendez:

« Quand vous alignez qui vous êtes avec ce que vous faites, au service de quelque chose plus grand que vous, qui demande un effort substantiel, vous atteignez l’expression de ce que est porteur de sens, de passion et de potentiel. Vous allumez l’étincelle! »

Comment aligne-t-on QUI nous sommes avec CE QUE nous faisons?

Eh bien, nous avons besoin de mieux nous connaitre pour savoir que nous voulons faire! Et ceci se passe à trois niveaux: les traits, les étincelles et les préférences. Voyons tout ceci en détail.

Les traits ou la manière dont vous êtes programmés

Ce sont les éléments avec lesquels vous êtes nés et avec lesquels vous devez composer. Vous avez peu de marge de manoeuvre sur vos traits mais mieux vaut les connaitre pour comprendre comment vous fonctionnez. Jonathan Fields en définit cinq principaux:

Quelle est votre orientation créative: êtes-vous plutôt un créatif d’idéation (qui part de rien pour créer quelque chose) ou un créatif de solution (qui affine, repense, conceptualise une idée existante).

Quelles sont vos valeurs d’action: quelle est le prisme par lequel vos actions passent pour être validées par votre mental? Par exemple, pour moi la principale valeur est la liberté. Pour chacune des décisions que je prends dans ma vie, il y a cette notion de non-attachement à une chose ou à un endroit ; ce choix toujours possible.

Quelle est votre orientation sociale: êtes-vous plutôt introverti, extraverti ou quelque part entre les deux?

Quel est votre degré d’acception du risque: sur la moitié haute en ce qui me concerne, mais sans abuser non plus…

Quels sont vos super-pouvoirs: j’ai tellement d’étudiants qui me regardent comme si je venais de Mars quand je leur pose cette question. Pourtant, elle est bien valide… Les super-pouvoirs sont quelque chose qui vous définit, quelque chose que les autres reconnaissent en vous… Ils ne vous apportent pas forcément de la joie, mais ils sont là. Par exemple, l’un de mes super-pouvoir est de créer des connections entre les gens. C’est inné chez moi, je ne peux pas faire autrement, ma tête est comme une version bio de LinkedIn. Parfois, c’est épuisant.

Les étincelles ou ce qui vous rend curieux

Le contraire de la dépression, ce n’est pas la joie. C’est la curiosité. Qu’est-ce qui vous donne envie de vous lever le matin?

La curiosité? Y-a-t-il une question qui vous travaille et à laquelle vous n’avez de cesse de trouver une réponse?

La fascination? Y-a-t-il une idée ou un sujet qui vous fascine au plus haut point?

L’immersion? Y-a-t-il une action qui vous transporte au point de vous mettre dans un état de flow?

La perfection? Y-a-t-il quelque chose pour lequel vous ne vous arrêterez pas tant que vous ne serez pas le/la meilleur(e)?

Le service? Y-a-t-il une communauté ou une cause pour laquelle vous êtes prêts à vous dévouer corps et âme?

Ces différentes étincelles ne sont pas mutuellement exclusives. Vous pouvez les cumuler. Mais quoi qu’il en soit, à vous de repérer les vôtres.

Les préférences ou les éléments que vous choisissez

Souvent, dans la vie, on a le choix. Même si on ne s’en rend pas toujours compte. C’est justement dans ces moments là qu’il faut être capable de se souvenir que nos préférences auront un impact sur notre bien-être. Voici quelques exemples de choix que vous pouvez faire:

Votre environnement: que ce soit votre environnement immédiat comme votre bureau ou l’endroit du monde oú vous vous trouvez… L’important c’est d’arrêter d’y penser, mais de commencer à ressentir ce dont vous avez besoin. Pour ma part, c’est la lumière naturelle et les arbres qui me rendent heureuse. C’est l’environnement dans lequel je travaille le mieux.

Vos missions: la mienne est de libérer les gens des conventions liée au travail. Et vous, qu’est-ce que vous cherchez à accomplir dans la vie?

Votre culture: qu’est-ce qui caractérise votre manière de travailler? Chez RDE, la culture d’entreprise repose sur l’énergie et la créativité. Sans oublier une dose de fun. L’humain est notre priorité, mais nous sommes toujours en recherche d’excellence dans ce que nous faisons. Charlotte et moi nous sommes retrouvées autour de cette culture, et c’est pour cela que notre binôme fonctionne. C’est ce que nous rechercherons si un jour nous souhaitons agrandir l’équipe.

Votre entourage: les gens avec qui vous travaillez, les gens pour qui vous travaillez, les gens au service desquels vous travaillez… tout ceci est un choix. Mon entourage à tous les niveaux est porteur d’un esprit d’entreprendre, c’est entourés de gens comme cela que je m’épanouis.

Vos sujets de prédilection: sur quels sujets aimez-vous travailler?

Vos tâches de prédilection: qu’est-ce qui vous met dans un état de flow?

Si je reprends la citation de Jonathan Fields, il parle aussi de « plus grand que vous » et « effort substantiel ». Ceci fait référence au sens que vous donnez à ce que vous faites. Avec United Job Nation, c’est ce que nous valorisons le plus dans les projets que nous portons: le fait qu’ils soient porteurs de sens.

Life Design: do epic shit

Le life design, ça peut faire très envie. Au point que l’on soit tentés d’y aller à coup de bombe atomique pour tout changer. Pourtant cela n’est pas forcément la solution. On n’est pas tous fait pour devenir 100% digital nomads du jour au lendemain.

Il y a quelques étapes que vous pouvez suivre pour designer votre vie de manière plus progressive:

Étape 1: Ne vous jetez pas dans la quête de sens bille en tête. À la place, apportez du sens dans votre job actuel, ou dans votre contribution à la société. Prenez le temps de comprendre où se situe le conflit entre ce que vous faites et qui vous êtes. Il est possible de trouver du sens, ou d’en donner, à pratiquement tout… même si parfois cela veut dire aller un peu plus loin que ce pour quoi vous avez été embauchés.

Étape 2: Testez des choses en parallèle. Il y a quelques semaines, je vous parlais de hobby hacking. Avec la technologie, aujourd’hui, il est plus facile que jamais de tester des choses. C’est le moment de vous lancer.

Ainsi se conclue notre série de l’été, mais, comme vous pouvez le constater, ce sont des sujets qui me tiennent à coeur. Il y a de fortes chances que vous entendiez encore parler de tout cela très bientôt. En attendant, n’hésitez pas à partager vos opinions dans les commentaires ou à me contacter si vous souhaitez aller plus loin dans l’exploration.

Comment réussir le lancement d’un livre

Je dois vous avouer: sur le trio de conférences autour du thème « Gagner sa vie en écrivant » auxquelles j’ai assisté au WDS 2017, ma préférée était cette dernière, donnée par Tim Grahl de Booklaunch sur la bonne manière de réussir le lancement d’un livre. Le fait que nous soyons tous deux des personnes de marketing y est, probablement, pour quelque chose.

Tim est un marketeux. Et la seule chose qu’il « market » ce sont des ouvrages… et leurs auteurs. Fascinant. Et surtout, Tim a l’approche que je préfère: il n’y va pas par quatre chemin pour vous dire ce qu’il pense. Accrochez-vous à vos ordis, ça va secouer.

Comment réussir le lancement d’un livre

Lancer un livre, ce n’est pas très compliqué. Il faut juste avoir le bon système.

C’est quoi un système? C’est la chose que l’on fait et que l’on refait et qui nous apporte des résultats à chaque fois. Et le système de Tim, je vais vous le dévoiler dans quelques minutes. Mais commençons d’abord par nous mettre d’accord sur quelques éléments de vocabulaire:

  • Plateforme d’auteur: les moyens mis en oeuvre pour vendre ses livres.
  • Lancement d’un livre: le moment où l’on essaie de vendre son oeuvre
  • Fans: les gens qui vont acheter votre livre
  • Influenceurs: les gens qui vont dire à d’autres personnes d’acheter votre livre

Maintenant que vous avez les cartes en main, le plan n’est pas très compliqué:

  1. Obtenir des influenceurs qu’ils partagent
  2. Vendre aux fans
  3. Obtenir des fans qu’ils partagent

Tiens, c’est drôle, il me semble avoir déjà vu ce système quelque part… Voyons dans les détails comment se passe chacune de ces phases.

Obtenir des influenceurs qu’ils partagent

You will get all you want in life if you get enough other people get what they want.
~Zig Zigler

Vous obtiendrez tout ce que vous souhaitez dans la vie si vous aidez suffisamment de personnes à obtenir ce qu’ils souhaitent. C’est une vision du marketing qui se démocratise avec l’avènement des outils numériques. Pas étrange que le marché du littéraire s’en soit aussi emparée.

Pour ce qui est du plan d’action (je sais que c’est ce que vous attendez tous), le voici, en six étapes:

Étape 1: Commencez tôt. Obtenez des influenceurs qu’ils acceptent de vous aider avec le lancement de votre livre. Et quand on dit tôt, c’est six mois à l’avance. Tout ce que vous avez besoin d’obtenir d’eux à ce moment là c’est un engagement à vous aider.

Étape 2: Organisez vous et entamez vos recherches. Listez tous les influenceurs que vous ciblez sur une feuille de calcul, compilez les infos que vous trouvez sur eux, comprenez leur manière de travailler.

Étape 3: Premier contact. Proposez-leur deux idées et demandez-leur leur avis.

Étape 4: Obtenez un engagement de leur part.

Étape 5: Préparez tout d’avance. Vous pouvez faire vos interviews pour leurs blogs ou leurs podcasts trois mois à l’avance. N’attendez pas d’être dans le feu de l’action du lancement!

Étape 6: Faites un suivi et confirmez. Une semaine avant la date de sortie prévue de votre interview, n’oubliez pas de relancer votre influenceur!

Vendre aux fans

Votre liste d’email fera tout. Ça aussi il me semble l’avoir déjà entendu quelque part…

Un livre, c’est un produit comme un autre… ou presque. On ne peut pas jouer sur la pénurie avec un livre… surtout dans l’ère numérique. Et, honnêtement, les pré-commandes ça n’existe pas… Sauf avec le système de Tim. Cette fois-ci en cinq étapes:

Étape 1: Créez des bonus. Comment pouvez-vous donner encore plus de valeur à votre livre? Peut-être est-il temps d’explorer d’autres médias…

Étape 2: Créez la pénurie. Proposez de pré-commander avant la date officielle de lancement pour obtenir les bonus.

Étape 3: Automatisez les bonus. Des outils comme Gmail, Zappier, ConvertKit, Dropbox vous permettront de mettre en place cette automatisation et de vous éviter de le faire manuellement.

Étape 4: Faites votre promotion. C’est là que votre liste d’email prend tout son sens… de même que votre liste presse.

Étape 5: Envoyez la sauce. N’ayez pas peur de demander aux gens d’acheter votre livre.

Obtenir des fans qu’ils partagent

Jolie déclaration de Tim en introduction de cette partie: « Social media is a waste of you f[bip]g time when it comes to selling stuff. » Je ne pense pas qu’il soit nécessaire que je traduise, hein…

Cette bombe, suivie d’un « you’re not that special snowflake. » (vous n’êtes pas ce flocon de neige spécial)… ça remet bien les pendules à l’heure.

Ok, donc si on n’est qu’un flocon de neige parmi tant d’autre et que les réseaux sociaux ne servent à rien, on fait quoi? On suit le système de Time, et ses quatre dernières étapes:

Étape 1: Mettez en place une page de partage. Simplifiez la vie de vos lecteurs quand il s’agit de partager la bonne parole sur votre oeuvre.

Étape 2: Automatisez vos demandes. Trois jours après l’achat du livre, envoyez un email automatique proposant à la personne de partager leur achat avec leurs amis.

Étape 3: Segmentez votre liste.

Étape 4: Demandez des avis. Les avis, c’est la vie… surtout sur Amazon. Alors à vous d’essayer d’en obtenir le plus possible.

Au pire des cas, si tout ceci est trop systémique pour vous, essayez tout de même de jouer dans les nouvelles règles du jeu du marché littéraire. Regardez le long terme et prenez le temps d’apprendre. Concentrez-vous sur des choses accessibles (peut-être une C-list d’influenceurs avant d’aller attaquer les gros) et, surtout, construisez votre liste d’email. C’est le Graal!

Si vous avez déjà expérimenté le lancement d’un livre, ceci vous parait-il cohérent? Quels outils et quels systèmes avez-vous utilisé? N’hésitez pas à partager dans les commentaires!

Devenir auteur: 3 manières de gagner sa vie

Comme vous avez pu le constater récemment, le « métier » d’auteur me titille. Pas étonnant que je me sois retrouvée dans plusieurs workshops traitant de ce sujet lors du WDS 2017. Une nouvelle corde qu’il me démange d’ajouter à mon arc de mulitpotentialite.

« How we spend one day is, of course, how we spend our lives. » ~Annie Dillard

J’aimerai pouvoir passer la majeur partie de mes journées (et donc de ma vie) à écrire. Pourtant, comme on le sait tous, il faut bien « gagner sa croute ». Et être un auteur n’est pas ce qu’il y a de plus stable comme source de revenu. J’entends encore ma mère me dire: « Actrice, ma fille? Passe ton bac d’abord. Trouve un bon métier. Et ensuite, si tu as du temps, tu pourras jouer à l’actrice. » Est-ce que vous m’avez vue sur les planches d’un théâtre récemment? Non.

Être un artiste est-il obligatoirement synonyme de vivre dans la misère? D’échanger une toile contre un bon repas chaud comme le chantait Charles Aznavour? Certainement pas selon Jeff Goins, l’auteur de Real Artists Don’t Starve.. Lors de son workshop, nous avons passé en revue les trois types d’auteurs et la manière dont ceux-ci pouvaient gagner leur vie.

3 manières de gagner sa vie en tant qu’auteur

Il existe, selon Jeff Goins, trois types d’auteurs:

  • l’auteur publié
  • l’auteur-preneur
  • le leader d’opinion

Chacun d’entre-eux peut gagner sa vie de son oeuvre en suivant un processus très simple. Lequel êtes-vous? Et quelle est la prochaine chose que vous allez faire pour commencer à mettre du beurre dans vos épinards?

L’auteur publié

Il a déjà écrit des livres, des articles de journaux ou magazine, des projets d’écriture divers et varié. Son premier objectif est d’identifier un genre « marketable » et de se positionner comme référence. Pour cela, il lui suffit de:

  1. Lancer un site web
  2. Démarrer une liste d’emails
  3. Publier des tonnes de contenu (dont, pourquoi pas de e-books vendus sur Amazon)
  4. Devenir un « best-selling » auteur

La stratégie est simple: écrire, publier, recommencer.

L’auteur-preneur

Il gagne sa vie sur le business de l’écriture: livres, cours, événements, services, logiciels,… Pour lui aussi la démarche est assez simple:

  1. Trouver son positionnement unique
  2. Lancer un site web
  3. Démarrer une liste d’emails

« Don’t start a business because you want freedom. Start a business because you want to run a business. » ~Seth Godin

Le leader d’opinion

Ses sources de revenus sont variées: livres, conférences, consulting… Le concept c’est de gagner de l’argent via ses idées. Pas très différente, sa démarche sera la suivante:

  1. Trouver LE sujet sur lequel il va se positionner
  2. Lancer un site web
  3. Démarrer une liste d’emails
  4. Rédiger des articles-invités sur des supports externes (comme Medium, par exemple).

Vous voyez comme un truc qui se répète? Non, ce n’est pas moi (ou Jeff Goins) qui radote. Tous les auteurs modernes, que ce soit en fiction ou pas, on compris que la route vers le succès était pavée d’un certain nombre d’étapes. Et que ces étapes passaient par une présence en ligne soignée. Alors, on commence par quoi?

12 étapes sur la route du succès

  1. Clarifier son message avec un point de vue clairement énoncé: « Tous les … devraient … »
  2. Choisir son ton, la personnalité de sa plateforme de marque
  3. Démarrer un blog
  4. Publier un article par semaine
  5. Démarrer une liste d’emails
  6. Publier un manifesto (au format PDF ou e-book)
  7. Obtenir ses 100 premiers abonnés
  8. Publier 10 articles-invités
  9. Obtenir ses 1 000 premiers abonnés
  10. Faire un enquête pour comprendre leurs attentes
  11. Lancer son Minimum Viable Product
  12. Commencer à gagner 10 000 euros / mois

Trop beau pour être vrai? Ça a fonctionné pour certains, alors pourquoi pas vous?

Envie de tenter votre chance? Alors, à vous de jouer! Et n’hésitez pas à partager votre blog/plateforme d’auteur dans les commentaires ci-dessous.

10 sources de revenus pour qui souhaite vivre de son oeuvre

À votre avis, quelles sont les sources de revenus d’un auteur? Les royalties sur la vente de livre? Peut-être, si on s’appelle Marc Levy ou J.K. Rowling. Mais a-t-on vraiment besoin de vendre des millions de copies pour « vivre de son oeuvre »? Et la vente de livres est-elle la seule source de revenus possible pour un auteur?

Comme vous le savez, je suis partie cet été au WDS 2017, un événement qui regroupait une série de speakers autour des thèmes: aventure, service et communauté.

L’aventure qui me tente depuis bien longtemps (après le saut en parachute – check – et la visite de la Patagonie – check aussi -) c’est l’écriture. La bonne nouvelle, c’est qu’à Portland, OR, cet été, j’ai pu faire le plein d’information sur l’aventure de l’écriture, et, entre autre, comment un auteur envisage-t-il ses revenus.

Rassurez-vous, je ne suis pas prête à fermer RDE Marketing pour aller m’enfermer dans un grenier et écrire le quatrième tome du Seigneur des Anneaux. Par contre, il y a des choses à prendre dans ce que j’ai entendu en Juillet. Alors, je partage!

Comment, l’auteur, Joe Bunting gagne-t-il sa vie?

Joe Bunting est un coach d’écriture et l’auteur de plusieurs ouvrages. Son blog The Write Practice dispense de nombreux conseils pour tous les écrivains-wanabee: techniques d’écriture, exercices de créativité, idées pratiques pour se faire publier… Ce site est une mine d’or.

Si ma mémoire est correcte, Joe Bunting a totalisé un revenu de $220,000 en 2016 (vous pourrez refaire le calcul à la fin de l’article, je n’ai jamais ośé prétendre savoir compter). Pas mal, non? J’en connais quelques uns qui s’en satisferaient largement.

Tout ça juste sur des royalties?

Pas vraiment. Joe a comptabilisé pour nous 10 sources de revenus différentes allant de $300 à $41,350… Et le plus intéressant, c’est que les « gros sous » ne sont pas toujours là où l’on s’y attend. Curieux du détail? Le voici!

#10: Articles pour des journaux / magazines. $300.
#9: Publication d’un magazine littéraire. $1,020.
#8: Publicité (sur son site web). $1,130.
#7: Affiliation (toujours via son site). $11,680.
#6: Projets freelance / nègre. $25,000.
#5: Royalties et vente de ses propres livres. $28,370
#4: Cours en ligne. $31,390.
#3: Animation d’une communauté virtuelle. $34,780.
#2: Application de marketing de livres. $36,000.
#1: Organisation de concours d’écriture. $41,350.

Alors, qu’est-ce qu’on retient de cette démonstration?

Tout d’abord, si on fait un ratio au temps passé (et, une fois encore, je suis bonne en lettres, pas en maths, donc restons dans l’approximation), les sources de revenu passives font partie de celles qui rapportent le plus: cours en ligne, appli, royalties… Moins de travail au quotidien et plus d’espèces sonnantes et trébuchantes dans la tirelire. Ça vaut peut-être la peine de s’y pencher deux secondes.

En comparaison, le ou les articles qui lui ont probablement demandé plusieurs heures de travail pour $300… ça fait moins rêver.

L’autre chose qui me saute aux yeux, c’est la variété des sources de revenus. Certes, elles touchent toutes de près ou de loin à l’écriture… mais Joe ne se contente pas de faire une chose. Il multiplie les opportunités de monétiser ce qu’il aime faire. D’ailleurs, il nous parlait aussi de conférences, ou d’enseignement… d’autres options qu’il explore cette année.

Enfin, vous voyez le nombre de sources de revenus qui sont liées à une présence en ligne optimisée? Son site web lui a rapporté près de $79,000 (ok, j’ai sorti ma calculette). Et c’est sans compter le concours d’écriture pour lequel je n’ai pas de détails mais qui, malgré tout, se passe probablement en ligne.

À vous de jouer maintenant… Si vous regardez vos revenus de 2016, en combien de catégories pourriez-vous les répartir? Y-a-t-il d’autres choses liées ou non à votre métier principal que vous pourriez imaginer pour compléter tout cela? N’hésitez pas à partager vos idées ou vos questions dans les commentaires!

La multipotentialité ou comment être tout à la fois

J’ai découvert Emilie Wapnick, l’auteur de How to be Everything et créatrice de Puttylike.com, il y a quelques mois, alors que son TEDTalk sur la multipotentialité circulait sur mon flux d’actualité Facebook. « Si vous n’êtes pas sûr de vouloir n’être qu’une seule chose quand vous serez grands, vous n’êtes pas seuls. » Ah bon?

Si l’on s’est croisé au détour d’un événement réseau et que vous m’avez demandé ce que je fais dans la vie, je vous ai probablement sorti ma réponse préférée: « combien de temps vous avez devant vous? » Si on dit d’un chat qu’il a sept vies, moi je ne suis probablement pas loin de dépasser les sept carrières: marketing, enseignement, danse de salon, entrepreneuriat, business coaching, journalisme,… J’oublie surement quelque chose.

C’est fantastique, maintenant je rentre dans une case: je suis une multipotentialite.

Autant vous dire que je faisais des bonds dans ma chaise quand j’ai découvert qu’Emilie animait l’une des Academy du WDS 2017.

La multipotentialité, ça veut dire quoi?

En début d’année scolaire, je demande souvent à mes étudiants de se présenter et de me dire « ce qu’ils veulent devenir quand ils seront grands ». Ils n’aiment pas bien. Et j’ai longtemps été surprise, qu’à un niveau post-bac, certains n’en avaient pas la moindre idée. Je me souviens qu’à leur âge je savais exactement ce que je voulais faire: JOURNALISTE.

Si on m’avait dit qu’un jour je serai prof et que j’aimerai ça, ça m’aurait probablement bien fait marrer.

Aujourd’hui, je ne veux plus poser cette question. Je pense que je vais la remplacer par « Pourquoi êtes-vous là? » Je parie qu’ils ne vont pas aimer non plus… *evil grind*

Parce qu’après tout, rien ne nous empêche, ni eux, ni vous, ni moi, de ne pas nous contenter d’une seule case. Et si on s’autorisait à multiplier les cases.

Contrairement aux bien pensants qui nous déclarent instables, faire preuve de multipotentialité c’est être doté d’un certain nombre de super pouvoirs:

On est pro de la synthèse d’idées. Quand on a plusieurs casquettes, il faut penser vite.

On apprend vite. Bon, ok, on se lasse vite aussi. Mais on apprend vite quelque chose d’autre.

On s’adapte facilement. Au contraire, on adore les changements d’environnement.

On fait preuve de perspective. Après tout, quand on fait plusieurs choses on voit aussi les projets sous différentes angles.

On est les mieux placés pour faire preuve d’empathie et traduire les sentiments des autres. Il est fort probable qu’on soit déjà passé par là…

Bon, je ne vous cache pas que le statut vient aussi avec son lot de challenges: il nous est parfois difficile d’être productifs, nos peurs et nos insécurités nous bouffent la vie (depuis le temps qu’on nous répète qu’on est instables!), et, pour ceux d’entre-nous qui cherchent un poste à la hauteur de leur potentiel, le milieu professionnel ne nous accepte pas encore très bien tels que nous sommes.

Alors, que fait-on si on ne veut pas faire la même chose pour le restant de ses jours?

On cherche une solution qui va nous apporter ce dont tout multipotentialite a besoin pour survivre: de l’argent, du sens et de la variété.

Il est important pour chacun d’entre-nous de trouver la bonne dose de ces ingrédients. Ce ne sera pas la même pour tous. Et les niveaux de besoin peuvent varier avec le temps. Et c’est ok. Il n’y a pas qu’une seule case, rappelez-vous!

Pour ma part, la dose de variété est celle qui me questionne le plus:

  • pas assez de variété et je m’ennuie
  • trop de variété et je m’éparpille

Ensuite, on trouve le bon modèle pour s’épanouir. Emilie Wapnick en a déterminé quatre principaux:

Le modèle « Group Hug »: on trouve un job qui englobe plusieurs facettes de nos talents. Les carrières dans la communication sont particulièrement propices à ce type de modèle.

Le modèle « Slash »: on multiplie les métiers à temps partiel. Il y a eu un moment dans ma vie où j’étais consultante en marketing digital slash prof de danses de salon. Aujourd’hui je suis prof slash coach slash auteur. Pourquoi se limiter à un seul métier quand il y a en a autant qu’on aime pratiquer?

Le modèle « Einstein »: ici, notre job alimentaire nous paie suffisamment bien pour nous permettre d’avoir une activité parallèle qui elle ne rapporte peut-être pas grand-chose mais qui satisfait notre désir de variété. On connait tous quelqu’un qui passe ses journées dans un bureau et ses soirées sur scène à gratter une guitare.

Le modèle « Phoenix »: comme l’oiseau mythique, ici, on renait de nos cendres. On est 100% sur une chose et puis un jour on arrête tout et on recommence. Sur autre chose.

La beauté de ces modèles c’est qu’ils ne sont pas mutuellement exclusifs. On peut être un peu de plusieurs en même temps (je suis une slasheuse, teintée de group huggueuse) ou on peut être plusieurs consécutivement, tout au long de sa vie.

Parce que le principe fondamental de la multipotentialité c’est l’acceptance. Et accepter c’est libérer son potentiel.

Alors, quel multipotentialite êtes-vous? Avez-vous trouvé une manière de conjuguer ce don avec votre vie active? Ou souffrez-vous toujours du syndrome (imaginaire) de l’instabilité professionnelle? Racontez-moi dans les commentaires!

Le Hobby Hacking, ou comment transformer ses passions en pognon

On a tous entendu parler du growth hacking… mais qu’en est-il du hobby hacking? Cette nouvelle tendance venue tout droit des U.S. nous incite à transformer nos passions en activités lucratives pour générer un revenu, de préférence passif, qui nous permettra d’accéder à plus de liberté.

Plus de rentrées d’argent pour plus de liberté en faisant un truc que j’aime… comment refuser? Mais, comment ça marche, exactement?

En Juillet dernier, je suis partie poser mon laptop sur la côte ouest des États-Unis pendant une quinzaine de jours. L’objectif: assister au World Domination Summit et revenir la tête pleine d’idées pour (non, pas pour dominer le monde, non…) aller encore plus loin dans la réflexion sur la manière dont le numérique change notre quotidien et bouscule l’ordre établi.

Parmi les ateliers auxquels j’ai participé, celui de Sean Ogle, fondateur (entre autre) de Location Rebel traitait du sujet. Alors, voyons ce qu’il avait à nous raconter.

Utiliser le Hobby Hacking pour améliorer son quotidien

Vous avez un hobby, un passe-temps, une passion?

Qu’est-ce qui vous empêche de faire un petit travail marketing autours de ce thème et de vous construire une marque personnelle rémunératrice?

Qu’est-ce qui fait rend votre passion adéquate à du Hobby Hacking? C’est simple. Tout d’abord, il faut que ce soit quelque chose qui vous passionne vraiment. Sinon, vous allez vite considérer ça comme du travail supplémentaire et vous en désintéresser. Il faut que ce soit quelque chose qui vous plaise tellement que vous êtes prêts à travailler gratuitement (en tous les cas au début). Chose importante, il faut que ce soit quelque chose pour lesquels les gens n’ont pas peur de dépenser de l’argent. Et une chose dans laquelle vous pourrez trouver une niche (je reviendrai plus en détails sur la notion de niche).

Posez-vous aussi la question de votre objectif. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir à terme?

Devenir un influenceur dans ce domaine d’activité?

Entrer en contact avec des personnes spécifiques qui vous font rêver?

Obtenir des avantages « en nature » en lien avec cette passion?

À quoi ressemblerait le résultat idéal de ce Hobby Hacking?

Revenons ensuite à cette notion de niche. Si vous tapez trop large, il y a de grandes chances que vous ayez du mal à trouver une audience. Trouvez le sous-sujet de votre passion sur lequel vous pourrez devenir un expert. Prenons l’exemple, donné par Sean, du blog Inspiralized d’Alissandra. Elle aurait pu faire un autre blog avec « des recettes de cuisine »… mais elle est devenue la pro de la spiralisation (un truc pour faire des guirlande de vos fruits et légumes, ne me demandez pas, ça dépasse mes compétences culinaires). Oh la belle niche!

Trouver son angle d’attaque

Une fois que vous avez votre niche, vient le moment de trouver votre angle d’attaque. Eh oui, avoir un marché ne suffit pas, il faut aussi savoir s’y positionner. Tiens donc, c’est du marketing 101!

Un bon angle permettra aux gens de se souvenir de vous et de votre marque. Il donne aussi aux gens une bonne raison de revenir sur votre blog et de vous suivre dans vos aventures. Enfin, un bon angle rend votre story-telling plus facile. C’est l’ADN de votre marque. Avec BreakingEighty, Sean s’est donné comme mission de jouer sur tous les meilleurs terrains de golf du monde… il raconte, il évalue, il donne des conseils… Et, vous savez quoi, il obtient de sérieux avantages en nature et commence même à gagner de l’argent.

Comment transformer votre Hobby Hacking en succès?

Pour cela, il vous faut un site. Avec WordPress, rien de plus simple.

Sur ce site, il y a une page que vous devrez particulièrement soigner: votre page « À propos ». Rendez-la aussi personnelle que possible. Il suffit d’une chose en commun avec quelqu’un pour le faire passer de visiteur à fan.

Ensuite, il ne vous reste plus, qu’à commencer à bâtir du contenu:

  • Des avis sur des produits
  • Des articles « Comment faire… »
  • Des articles « Liste des meilleurs… »
  • Et des choses plus personnelles

Ce sont les quatre formats de contenu qui seront les plus efficaces pour transformer votre passion en pognon.

Avant de vous lancer, préparez du contenu et commencez à construire votre communauté. N’attendez pas que votre site soit en ligne pour commencer à devenir actif sur le web. Le choix est vaste, selon votre passion: de bon vieux forums, les blogs, Twitter, Instagram, Reddit…

Enfin, votre site doit proposer un abonnement gratuit (i.e. laissez-moi votre adresse email) en échange d’un produit/service gratuit. Ici aussi le choix est vaste: PDF, check-list,… Objectif: construire votre liste d’email. Encore et toujours, c’est du pur marketing!

Lancer son site

Une fois que vous avez un matelas d’une dizaine d’articles (ou vidéos, ou autre forme de contenu…) et que votre site est aux petits oignons question design, il est temps de se lancer.

Idéalement, il faut publier deux ou trois articles par semaine le premier mois. Et à chaque fois que c’est approprié, mentionnez ou liez votre contenu à d’autres influenceurs dans votre domaine.

Comment créer des relations avec les marques?

L’une des manière de bénéficier de son hobby est d’obtenir des produits gratuits ou des financements par des marques spécialisées dans ce domaine. Pour cela, Sean recommande de créer une liste des marques avec qui l’on souhaite créer de liens et de les organiser dans un fichier Excel: nom du site, nom du contact, email, date de contact…)

Ensuite, de réfléchir à ce que l’on a à leur offrir. Soyez créatifs!

Chaque email que vous envoyez à ces marques doit être personnalisé. C’est le secret de toutes les relations publiques: personnel, personnel et personnel!

Vous pouvez utiliser un outil comme Streak (sur Gmail) pour tracker les réponses.

Comment monétiser son site?

C’est un travail de longue haleine (mais vous aimez ce que vous faites, hein?), mais voici quelques idées de monétisation possible pour votre hobby:

Liens d’affiliation – Commencez avec Amazon (vous pouvez compter sur 4 à 8% de commission) mais explorez aussi des programmes d’affiliation plus spécifiques à votre domaine. Ils offriront peut-être des commissions plus intéressantes.

Donations – Un conseil: ne demandez pas d’argent directement à votre communauté tant que vous n’êtes pas établi.

Publicités & Sponsors – À mon avis, c’est en grand bof en ce qui concerne les publicités (à moins d’avoir un traffic de dingue). Vous aurez plus de chances avec des sponsors potentiels, surtout si votre niche est bien sélectionnée (voir ci-dessus).

Cours en ligne – C’est la grande tendance du moment. Ils demandent un peu de temps de préparation mais génèrent un revenu passif qui peut se révéler séduisant.

Adhésions – Pour les sites super-niche, le format « club » est une solution lucrative. Commencez par trouver 20 à 30 personnes dans votre entourage qui pourraient faire partie de ce club gratuitement. Demandez leur d’inviter à leur tour une dizaine de personnes. Une fois que vous avez atteint une centaine de membres, commencez à faire payer l’adhésion.

Voilà, quelques idées pour générer un revenu complémentaire tout en parlant de choses que l’on aime. Qu’en pensez-vous? C’est quelque chose qui vous tente? Quels sont les freins qui vous empêchent de vous lancer?

Si j’organise à partir de Septembre un groupe de support pour se lancer dans le Hobby Hacking, c’est quelque chose qui vous intéresse? Si oui, faites moi signe dans les commentaires et je vous tiendrai informés!