10 sources de revenus pour qui souhaite vivre de son oeuvre

À votre avis, quelles sont les sources de revenus d’un auteur? Les royalties sur la vente de livre? Peut-être, si on s’appelle Marc Levy ou J.K. Rowling. Mais a-t-on vraiment besoin de vendre des millions de copies pour « vivre de son oeuvre »? Et la vente de livres est-elle la seule source de revenus possible pour un auteur?

Comme vous le savez, je suis partie cet été au WDS 2017, un événement qui regroupait une série de speakers autour des thèmes: aventure, service et communauté.

L’aventure qui me tente depuis bien longtemps (après le saut en parachute – check – et la visite de la Patagonie – check aussi -) c’est l’écriture. La bonne nouvelle, c’est qu’à Portland, OR, cet été, j’ai pu faire le plein d’information sur l’aventure de l’écriture, et, entre autre, comment un auteur envisage-t-il ses revenus.

Rassurez-vous, je ne suis pas prête à fermer RDE Marketing pour aller m’enfermer dans un grenier et écrire le quatrième tome du Seigneur des Anneaux. Par contre, il y a des choses à prendre dans ce que j’ai entendu en Juillet. Alors, je partage!

Comment, l’auteur, Joe Bunting gagne-t-il sa vie?

Joe Bunting est un coach d’écriture et l’auteur de plusieurs ouvrages. Son blog The Write Practice dispense de nombreux conseils pour tous les écrivains-wanabee: techniques d’écriture, exercices de créativité, idées pratiques pour se faire publier… Ce site est une mine d’or.

Si ma mémoire est correcte, Joe Bunting a totalisé un revenu de $220,000 en 2016 (vous pourrez refaire le calcul à la fin de l’article, je n’ai jamais ośé prétendre savoir compter). Pas mal, non? J’en connais quelques uns qui s’en satisferaient largement.

Tout ça juste sur des royalties?

Pas vraiment. Joe a comptabilisé pour nous 10 sources de revenus différentes allant de $300 à $41,350… Et le plus intéressant, c’est que les « gros sous » ne sont pas toujours là où l’on s’y attend. Curieux du détail? Le voici!

#10: Articles pour des journaux / magazines. $300.
#9: Publication d’un magazine littéraire. $1,020.
#8: Publicité (sur son site web). $1,130.
#7: Affiliation (toujours via son site). $11,680.
#6: Projets freelance / nègre. $25,000.
#5: Royalties et vente de ses propres livres. $28,370
#4: Cours en ligne. $31,390.
#3: Animation d’une communauté virtuelle. $34,780.
#2: Application de marketing de livres. $36,000.
#1: Organisation de concours d’écriture. $41,350.

Alors, qu’est-ce qu’on retient de cette démonstration?

Tout d’abord, si on fait un ratio au temps passé (et, une fois encore, je suis bonne en lettres, pas en maths, donc restons dans l’approximation), les sources de revenu passives font partie de celles qui rapportent le plus: cours en ligne, appli, royalties… Moins de travail au quotidien et plus d’espèces sonnantes et trébuchantes dans la tirelire. Ça vaut peut-être la peine de s’y pencher deux secondes.

En comparaison, le ou les articles qui lui ont probablement demandé plusieurs heures de travail pour $300… ça fait moins rêver.

L’autre chose qui me saute aux yeux, c’est la variété des sources de revenus. Certes, elles touchent toutes de près ou de loin à l’écriture… mais Joe ne se contente pas de faire une chose. Il multiplie les opportunités de monétiser ce qu’il aime faire. D’ailleurs, il nous parlait aussi de conférences, ou d’enseignement… d’autres options qu’il explore cette année.

Enfin, vous voyez le nombre de sources de revenus qui sont liées à une présence en ligne optimisée? Son site web lui a rapporté près de $79,000 (ok, j’ai sorti ma calculette). Et c’est sans compter le concours d’écriture pour lequel je n’ai pas de détails mais qui, malgré tout, se passe probablement en ligne.

À vous de jouer maintenant… Si vous regardez vos revenus de 2016, en combien de catégories pourriez-vous les répartir? Y-a-t-il d’autres choses liées ou non à votre métier principal que vous pourriez imaginer pour compléter tout cela? N’hésitez pas à partager vos idées ou vos questions dans les commentaires!

La multipotentialité ou comment être tout à la fois

J’ai découvert Emilie Wapnick, l’auteur de How to be Everything et créatrice de Puttylike.com, il y a quelques mois, alors que son TEDTalk sur la multipotentialité circulait sur mon flux d’actualité Facebook. « Si vous n’êtes pas sûr de vouloir n’être qu’une seule chose quand vous serez grands, vous n’êtes pas seuls. » Ah bon?

Si l’on s’est croisé au détour d’un événement réseau et que vous m’avez demandé ce que je fais dans la vie, je vous ai probablement sorti ma réponse préférée: « combien de temps vous avez devant vous? » Si on dit d’un chat qu’il a sept vies, moi je ne suis probablement pas loin de dépasser les sept carrières: marketing, enseignement, danse de salon, entrepreneuriat, business coaching, journalisme,… J’oublie surement quelque chose.

C’est fantastique, maintenant je rentre dans une case: je suis une multipotentialite.

Autant vous dire que je faisais des bonds dans ma chaise quand j’ai découvert qu’Emilie animait l’une des Academy du WDS 2017.

La multipotentialité, ça veut dire quoi?

En début d’année scolaire, je demande souvent à mes étudiants de se présenter et de me dire « ce qu’ils veulent devenir quand ils seront grands ». Ils n’aiment pas bien. Et j’ai longtemps été surprise, qu’à un niveau post-bac, certains n’en avaient pas la moindre idée. Je me souviens qu’à leur âge je savais exactement ce que je voulais faire: JOURNALISTE.

Si on m’avait dit qu’un jour je serai prof et que j’aimerai ça, ça m’aurait probablement bien fait marrer.

Aujourd’hui, je ne veux plus poser cette question. Je pense que je vais la remplacer par « Pourquoi êtes-vous là? » Je parie qu’ils ne vont pas aimer non plus… *evil grind*

Parce qu’après tout, rien ne nous empêche, ni eux, ni vous, ni moi, de ne pas nous contenter d’une seule case. Et si on s’autorisait à multiplier les cases.

Contrairement aux bien pensants qui nous déclarent instables, faire preuve de multipotentialité c’est être doté d’un certain nombre de super pouvoirs:

On est pro de la synthèse d’idées. Quand on a plusieurs casquettes, il faut penser vite.

On apprend vite. Bon, ok, on se lasse vite aussi. Mais on apprend vite quelque chose d’autre.

On s’adapte facilement. Au contraire, on adore les changements d’environnement.

On fait preuve de perspective. Après tout, quand on fait plusieurs choses on voit aussi les projets sous différentes angles.

On est les mieux placés pour faire preuve d’empathie et traduire les sentiments des autres. Il est fort probable qu’on soit déjà passé par là…

Bon, je ne vous cache pas que le statut vient aussi avec son lot de challenges: il nous est parfois difficile d’être productifs, nos peurs et nos insécurités nous bouffent la vie (depuis le temps qu’on nous répète qu’on est instables!), et, pour ceux d’entre-nous qui cherchent un poste à la hauteur de leur potentiel, le milieu professionnel ne nous accepte pas encore très bien tels que nous sommes.

Alors, que fait-on si on ne veut pas faire la même chose pour le restant de ses jours?

On cherche une solution qui va nous apporter ce dont tout multipotentialite a besoin pour survivre: de l’argent, du sens et de la variété.

Il est important pour chacun d’entre-nous de trouver la bonne dose de ces ingrédients. Ce ne sera pas la même pour tous. Et les niveaux de besoin peuvent varier avec le temps. Et c’est ok. Il n’y a pas qu’une seule case, rappelez-vous!

Pour ma part, la dose de variété est celle qui me questionne le plus:

  • pas assez de variété et je m’ennuie
  • trop de variété et je m’éparpille

Ensuite, on trouve le bon modèle pour s’épanouir. Emilie Wapnick en a déterminé quatre principaux:

Le modèle « Group Hug »: on trouve un job qui englobe plusieurs facettes de nos talents. Les carrières dans la communication sont particulièrement propices à ce type de modèle.

Le modèle « Slash »: on multiplie les métiers à temps partiel. Il y a eu un moment dans ma vie où j’étais consultante en marketing digital slash prof de danses de salon. Aujourd’hui je suis prof slash coach slash auteur. Pourquoi se limiter à un seul métier quand il y a en a autant qu’on aime pratiquer?

Le modèle « Einstein »: ici, notre job alimentaire nous paie suffisamment bien pour nous permettre d’avoir une activité parallèle qui elle ne rapporte peut-être pas grand-chose mais qui satisfait notre désir de variété. On connait tous quelqu’un qui passe ses journées dans un bureau et ses soirées sur scène à gratter une guitare.

Le modèle « Phoenix »: comme l’oiseau mythique, ici, on renait de nos cendres. On est 100% sur une chose et puis un jour on arrête tout et on recommence. Sur autre chose.

La beauté de ces modèles c’est qu’ils ne sont pas mutuellement exclusifs. On peut être un peu de plusieurs en même temps (je suis une slasheuse, teintée de group huggueuse) ou on peut être plusieurs consécutivement, tout au long de sa vie.

Parce que le principe fondamental de la multipotentialité c’est l’acceptance. Et accepter c’est libérer son potentiel.

Alors, quel multipotentialite êtes-vous? Avez-vous trouvé une manière de conjuguer ce don avec votre vie active? Ou souffrez-vous toujours du syndrome (imaginaire) de l’instabilité professionnelle? Racontez-moi dans les commentaires!

Le Hobby Hacking, ou comment transformer ses passions en pognon

On a tous entendu parler du growth hacking… mais qu’en est-il du hobby hacking? Cette nouvelle tendance venue tout droit des U.S. nous incite à transformer nos passions en activités lucratives pour générer un revenu, de préférence passif, qui nous permettra d’accéder à plus de liberté.

Plus de rentrées d’argent pour plus de liberté en faisant un truc que j’aime… comment refuser? Mais, comment ça marche, exactement?

En Juillet dernier, je suis partie poser mon laptop sur la côte ouest des États-Unis pendant une quinzaine de jours. L’objectif: assister au World Domination Summit et revenir la tête pleine d’idées pour (non, pas pour dominer le monde, non…) aller encore plus loin dans la réflexion sur la manière dont le numérique change notre quotidien et bouscule l’ordre établi.

Parmi les ateliers auxquels j’ai participé, celui de Sean Ogle, fondateur (entre autre) de Location Rebel traitait du sujet. Alors, voyons ce qu’il avait à nous raconter.

Utiliser le Hobby Hacking pour améliorer son quotidien

Vous avez un hobby, un passe-temps, une passion?

Qu’est-ce qui vous empêche de faire un petit travail marketing autours de ce thème et de vous construire une marque personnelle rémunératrice?

Qu’est-ce qui fait rend votre passion adéquate à du Hobby Hacking? C’est simple. Tout d’abord, il faut que ce soit quelque chose qui vous passionne vraiment. Sinon, vous allez vite considérer ça comme du travail supplémentaire et vous en désintéresser. Il faut que ce soit quelque chose qui vous plaise tellement que vous êtes prêts à travailler gratuitement (en tous les cas au début). Chose importante, il faut que ce soit quelque chose pour lesquels les gens n’ont pas peur de dépenser de l’argent. Et une chose dans laquelle vous pourrez trouver une niche (je reviendrai plus en détails sur la notion de niche).

Posez-vous aussi la question de votre objectif. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir à terme?

Devenir un influenceur dans ce domaine d’activité?

Entrer en contact avec des personnes spécifiques qui vous font rêver?

Obtenir des avantages « en nature » en lien avec cette passion?

À quoi ressemblerait le résultat idéal de ce Hobby Hacking?

Revenons ensuite à cette notion de niche. Si vous tapez trop large, il y a de grandes chances que vous ayez du mal à trouver une audience. Trouvez le sous-sujet de votre passion sur lequel vous pourrez devenir un expert. Prenons l’exemple, donné par Sean, du blog Inspiralized d’Alissandra. Elle aurait pu faire un autre blog avec « des recettes de cuisine »… mais elle est devenue la pro de la spiralisation (un truc pour faire des guirlande de vos fruits et légumes, ne me demandez pas, ça dépasse mes compétences culinaires). Oh la belle niche!

Trouver son angle d’attaque

Une fois que vous avez votre niche, vient le moment de trouver votre angle d’attaque. Eh oui, avoir un marché ne suffit pas, il faut aussi savoir s’y positionner. Tiens donc, c’est du marketing 101!

Un bon angle permettra aux gens de se souvenir de vous et de votre marque. Il donne aussi aux gens une bonne raison de revenir sur votre blog et de vous suivre dans vos aventures. Enfin, un bon angle rend votre story-telling plus facile. C’est l’ADN de votre marque. Avec BreakingEighty, Sean s’est donné comme mission de jouer sur tous les meilleurs terrains de golf du monde… il raconte, il évalue, il donne des conseils… Et, vous savez quoi, il obtient de sérieux avantages en nature et commence même à gagner de l’argent.

Comment transformer votre Hobby Hacking en succès?

Pour cela, il vous faut un site. Avec WordPress, rien de plus simple.

Sur ce site, il y a une page que vous devrez particulièrement soigner: votre page « À propos ». Rendez-la aussi personnelle que possible. Il suffit d’une chose en commun avec quelqu’un pour le faire passer de visiteur à fan.

Ensuite, il ne vous reste plus, qu’à commencer à bâtir du contenu:

  • Des avis sur des produits
  • Des articles « Comment faire… »
  • Des articles « Liste des meilleurs… »
  • Et des choses plus personnelles

Ce sont les quatre formats de contenu qui seront les plus efficaces pour transformer votre passion en pognon.

Avant de vous lancer, préparez du contenu et commencez à construire votre communauté. N’attendez pas que votre site soit en ligne pour commencer à devenir actif sur le web. Le choix est vaste, selon votre passion: de bon vieux forums, les blogs, Twitter, Instagram, Reddit…

Enfin, votre site doit proposer un abonnement gratuit (i.e. laissez-moi votre adresse email) en échange d’un produit/service gratuit. Ici aussi le choix est vaste: PDF, check-list,… Objectif: construire votre liste d’email. Encore et toujours, c’est du pur marketing!

Lancer son site

Une fois que vous avez un matelas d’une dizaine d’articles (ou vidéos, ou autre forme de contenu…) et que votre site est aux petits oignons question design, il est temps de se lancer.

Idéalement, il faut publier deux ou trois articles par semaine le premier mois. Et à chaque fois que c’est approprié, mentionnez ou liez votre contenu à d’autres influenceurs dans votre domaine.

Comment créer des relations avec les marques?

L’une des manière de bénéficier de son hobby est d’obtenir des produits gratuits ou des financements par des marques spécialisées dans ce domaine. Pour cela, Sean recommande de créer une liste des marques avec qui l’on souhaite créer de liens et de les organiser dans un fichier Excel: nom du site, nom du contact, email, date de contact…)

Ensuite, de réfléchir à ce que l’on a à leur offrir. Soyez créatifs!

Chaque email que vous envoyez à ces marques doit être personnalisé. C’est le secret de toutes les relations publiques: personnel, personnel et personnel!

Vous pouvez utiliser un outil comme Streak (sur Gmail) pour tracker les réponses.

Comment monétiser son site?

C’est un travail de longue haleine (mais vous aimez ce que vous faites, hein?), mais voici quelques idées de monétisation possible pour votre hobby:

Liens d’affiliation – Commencez avec Amazon (vous pouvez compter sur 4 à 8% de commission) mais explorez aussi des programmes d’affiliation plus spécifiques à votre domaine. Ils offriront peut-être des commissions plus intéressantes.

Donations – Un conseil: ne demandez pas d’argent directement à votre communauté tant que vous n’êtes pas établi.

Publicités & Sponsors – À mon avis, c’est en grand bof en ce qui concerne les publicités (à moins d’avoir un traffic de dingue). Vous aurez plus de chances avec des sponsors potentiels, surtout si votre niche est bien sélectionnée (voir ci-dessus).

Cours en ligne – C’est la grande tendance du moment. Ils demandent un peu de temps de préparation mais génèrent un revenu passif qui peut se révéler séduisant.

Adhésions – Pour les sites super-niche, le format « club » est une solution lucrative. Commencez par trouver 20 à 30 personnes dans votre entourage qui pourraient faire partie de ce club gratuitement. Demandez leur d’inviter à leur tour une dizaine de personnes. Une fois que vous avez atteint une centaine de membres, commencez à faire payer l’adhésion.

Voilà, quelques idées pour générer un revenu complémentaire tout en parlant de choses que l’on aime. Qu’en pensez-vous? C’est quelque chose qui vous tente? Quels sont les freins qui vous empêchent de vous lancer?

Si j’organise à partir de Septembre un groupe de support pour se lancer dans le Hobby Hacking, c’est quelque chose qui vous intéresse? Si oui, faites moi signe dans les commentaires et je vous tiendrai informés!