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Ces duos qui nous inspirent – Épisode 4: Julien Dereumaux & Alix Josset-Lamaugarny

Vous pensiez que l’entrepreneur est un loup solitaire? Que nenni! Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec un(e) ami(e) ou un partenaire peut rapporter gros – mais cela ne va pas sans risques.

Julien Dereumaux et Alix Josset-Lamaugarny | co-créateurs chez Pilot’In

C’est en 2014 que Julien Dereumaux (25 ans) se jette à l’eau et devient le capitaine de Pilot’in, une agence de webmarketing qui navigue entre Paris et Lyon. Six mois plus tard, Alix Josset-Lamaugarny (25 ans) monte officiellement à bord pour m’occuper de tout ce qui a trait aux ressources humaines, à l’administratif, à la comptabilité, aux finances et au contrôle de gestion. Depuis, l’équipage s’est agrandi et continue tranquillement sa traversée.

Pilot-in

Le déclic du projet
La fin de mes études ! Ça faisait un moment que je travaillais déjà en tant qu’auto-entrepreneur et que l’idée de monter une véritable agence de webmarketing me trottait dans la tête. Quand j’ai eu mon diplôme et plus aucune contrainte, la porte s’est ouverte!
– Julien

Avoir un bon équipage
Le plaisir de savoir qu’on est bien entouré, par une équipe qui assure ! Chacun a ses propres compétences : nous avons des spécialistes du webdesign, des réseaux sociaux, du référencement… C’est la diversité du groupe qui fait sa force.
Alix

Earl Grey French Blue de Mariage FrèresSecret de bonne humeur
J’ai plusieurs petits rituels pour être au top de ma forme. J’apprécie de lancer un bon clip et de chanter, ça me donne la pêche ! J’adore me préparer un bon thé également, j’ai un faible pour l’Earl Grey French Blue de Mariage Frères, impeccable pour décompresser après une longue journée.
 Alix

Oh Capitaine, mon Capitaine
Un bon capitaine, c’est de savoir encourager mes matelots et maintenir une bonne ambiance au sein de l’équipe, je pense. Le bateau n’avancera qu’avec un équipage motivé et une bonne dose d’énergie et de créativité tout au long de la gestion de projets!
– Julien

Tenir le cap
C’est important de se sentir entouré et d’entourer ceux qu’on aime. Je suis depuis peu l’heureux tonton d’une petite Lilly que j’ai hâte de retrouver en Chine (ma soeur ne rend pas la tâche simple en habitant si loin)!
– Julien

Une adresse privilégiée
Le bar « Le Passage ». J’aime beaucoup l’atmosphère de l’endroit, c’est chaleureux et on y mange très bien!
– Julien

J’aime beaucoup le restaurant « La Casa Nobile ». On se croirait en Italie et leurs pizzas sont à tomber!
 Alix

Petit conseil à un futur capitaine
Les conseils des vieux loups de mer sont toujours à écouter avec beaucoup d’attention, mais c’est l’œil neuf qu’on va apporter à notre domaine d’activité qui fait notre force.
 Alix

Une raison pour les moussaillons de monter à bord de votre navire
Rejoindre une start-up qui se développe, le vent en poupe et des projets plein la cab’in!

Les cinq secrets du bonheur de l’entrepreneur

En tant qu’entrepreneur, vous connaissez bien les sueurs froides qui accompagnent chacunes de vos actions une peu innovantes et « risquées ». Ou peut-être que ce sont les palpitations cardiaques d’excitation qui l’emportent à chaque fois que vous pensez à votre nouveau projet. Ou peut-être ce moment où vous vous êtes réveillé(e) au milieu de la nuit avec l’idée du siècle qui allait tout changer dans votre vie, est toujours présent dans vos pensées. À ce moment là, vous avez peut-être ressenti un tel boost d’énergie qu’il a été impossible de vous rendormir.

Et la liste du grand-huit émotionnel de l’entrepreneur ne s’arrête pas là…

Vous êtes là pour apporter un service aux autres mais vous désirez aussi que votre entreprise vous apporte de la satisfaction à tous les niveaux. Voici quelques conseils pour trouver cette satisfaction  dans votre entreprise et dans votre vie.

Être en entrepreneur heureux

1. L’art de donner et recevoir. Cela commence avec la respiration. Être conscient de sa respiration est le premier pas vers la créativité, l’abondance et la santé. C’est donner et recevoir constamment. Ce rythme fonctionne aussi pour votre vie professionnelle et personnelle. Pensez à l’inspiration comme recevoir, et à l’expiration comme donner. L’équilibre entre les deux est la garantie de ne pas s’asphyxier en donnant trop ou exploser en vol comme un ballon de baudruche trop gonflé en recevant trop.

Saviez-vous que dans une ancienne tradition asiatique, l’âge d’une personne n’est pas calculé en années mais en nombre de respirations prises? Un outil simple pour vous permettre de vous souvenir de respirer est votre agenda. Programmez des rappels (toutes les heures environ) pour prendre conscience de votre respiration. Cette simple habitude peut non seulement vous aider à mieux travailler, mais peut aussi réduire votre âge biologique.

2. S’entraîner à accepter. Vous est-il déjà arrivé que quelque chose ne se passe pas exactement comme vous l’aviez prévu? Peut-être votre dernier projet, ou votre dernier rendez-vous client? Avez-vous eu envie de crier: « Non, ce n’est pas ce que je veux! » Ou peut-être avez vous ressenti ce noeud à l’estomac en regrettant silencieusement que les choses ne se soient pas passées différemment? Je ne pourrai jamais suffisamment parler de la notion d’acceptation. Quoique le moment présent vous apporte, acceptez-le et agissez en conséquence.

Se laisser aller à ce moment présent vous ouvrira de nouvelles opportunités et une nouvelle perspective sur les choses.

3. Le compte courant et le compte épargne de votre vie. Je suis fan de la sagesse orientale. L’une des choses que j’ai intégré il y a plusieurs années est le concept de l’énergie vitale. À la naissance nous partons avec un crédit d’énergie vitale. Pensez-y comme votre compte épargne, mais un compte qui ne peut pas être re-crédité. Nous partons aussi avec un autre compte, un sur lequel on peut déposer de l’énergie par la façon dont nous mangeons, vivons, bougeons, pensons, ressentons… Continuez à déposer sur votre compte courant quotidiennement en prenant soin de vous de manière à conserver votre épargne pour vos vieux jours, ou pour les coups du sort.

Un porridge de riz noir au lait d'amande et fruits rouges est une excellente source d'énergie au petit-déjeuner!

Un porridge de riz noir au lait d’amande et fruits rouges est une excellente source d’énergie au petit-déjeuner!

4. Ressentez la plénitude. Souvent les gens pensent que la plénitude c’est de posséder des choses, d’être admiré par les autres ou d’être connu. Même si tout cela est un peu la cerise sur le gâteau, la plénitude est avant tout un état d’esprit. Vous pouvez avoir toute la célébrité, la fortune ou l’argent du monde, si vous ne vous sentez pas « plein » à l’intérieur, rien ne vous nourrira. Mon conseil: chérissez et nourrissez  ce sentiment de plénitude quotidiennement.

5. Déterminez votre système de representation. De quelle manière semblez-vous faire face aux challenges – kinesthésique, visuelle ou auditive? La prochaine fois que vous faites face à un challenge, notez votre façon de l’expérimenter et d’y réagir. Ne corrigez pas, écrivez simplement.

Plus tard, reprenez le document et observer avec attention ce que vous avez écrit. Avez-vous surtout exprimé des sensations, des sentiments? Ou avez-vous plutôt décrit des images, ou des sons/mots entendus?

Faites cet exercice plusieurs fois pour observer la manière dont vous réagissez aux challenges. Si vous y voyez une manière répétitive de recevoir les problèmes, essayez de tester de nouvelles façons de voir les choses (par exemple, si vous faites principalement face aux challenge avec des émotions et des sensations, entraînez-vous à vous exprimer visuellement à travers des dessins ou imaginez entendre les mots de quelqu’un que vous admirez.) Effet secondaire: vous risquez d’apprendre des choses vraiment intéressantes sur vous-même! Si vous avez du mal à faire cela tout seul, n’hésitez pas à faire appel à un(e) ami(e) ou à un(e) professionnel(le).

Et pour les jours où vous avez besoin d’un petit boost de votre système immunitaire, de votre créativité, de qualité de votre sommeil, je vous conseille de prendre 10 minutes et de tester un outil de relaxation/méditation. Il existe de très bonnes application pour cela, personnellement je suis une grande fan de Headspace. Vous verrez, c’est impressionnant comme les choses peuvent être différentes lorsque l’on appuie sur le bouton « pause » pendant 10 minutes.

Monter sa boîte :: Rechercher des idées de création

Mardi 23 juin 2015 – Nous retrouvons Alain HUGON pour une nouvelle session de formation organisée par la Fédération des Designers Industriels. Lors de la première séance, nous avions fait un tour d’horizon des différents modèles économiques qui existent. Rentrons à présent dans le vif du sujet! Vous trouverez dans cette série d’articles les grandes étapes ainsi que quelques outils clés pour vous interroger sur vous et votre projet avant de vous lancer dans cette grande aventure…

Se connaître ou se reconnaître

Vous avez tendance à foncer tête baissée vers le but espéré, et c’est votre plus grosse erreur! La première étape de création est de faire un point objectif sur vous-même. Sans tomber dans l’analyse psychologique de haut vol, prenez le temps de vous poser ces quelques questions :

  • Tout d’abord, comment allez-vous? Si vous deviez l’imager, quelle est votre météo d’humeur du moment ?
  • Faîtes une liste rapide de vos goûts personnels et professionnels. Qu’aimez-vous faire? De quoi avez-vous envie?
  • Jugez vos atouts et vos faiblesses. Sur quoi allez-vous vous appuyer? Par exemple, votre formation, vos expériences, un trait de caractère…
  • Tentez d’estimer les obstacles qui pourraient se présenter. Qu’est-ce qui peut vous rendre le parcours difficile? Par exemple, votre situation familiale, votre santé…
  • Dernier point crucial : définissez le temps / la durée que vous êtes prêts à investir. Quelle limite dans le temps vous fixez-vous pour un projet viable? De combien de temps disposez-vous réellement pour travailler sur votre projet? Par jour? Par semaine? Et combien de temps vous donnez-vous ensuite pour le réaliser?

Vous devriez normalement avoir des éléments précis qui ressortent, n’hésitez pas à le rédiger sous forme de tableau pour en garder une trace. Et bravo, vous venez d’achever la première étape de votre projet de création!

Trouver des idées de produit ou de service

CarnetDeNoteDe la même manière, prenez le temps de poser par écrit vos première idées et de les analyser dans leur contexte. Si vous manquez d’inspiration ou si vous n’êtes pas sûr de répondre à un réel besoin, voici quelques interrogations pour pousser plus loin votre réflexion…

  • Quelles sont les idées de produits, commerces ou services qui me viennent spontanément à l’esprit?
  • En manque d’idée? Regardez autour de vous et repérer les bons plans. Quelles sont les idées de produits, commerces ou services qui « marchent » autour de moi?
  • Tâchez de réfléchir à votre projet en tenant en compte vos goûts personnels. Quelles sont les idées de produits ou services que j’aimerais acheter? Quels sont les commerces qui me manquent?
  • Interrogez votre famille, vos amis, vos relations. Qu’est ce qui leur manque ? De quoi ont-ils envie?
  • Repensez à vos expériences professionnelles. Quelles sont les idées de produits ou services qui auraient permis de travailler plus facilement, avec moins d’effort? Quelles sont les idées qui auraient permis de vendre plus et plus facilement?
  • Plus largement, regardez ce qu’il se passe à la télévision, sur internet, dans la presse, à l’étranger… Qu’est-ce qu’il vous a paru tendance, intéressant, amusant, excitant, etc.?
  • Enfin, voyez grand ! Si demain, je vous annonce que vous avez gagné au loto ou que vous avez hérité d’un riche oncle d’Amérique… Quelles sont les idées de produits ou services que j’aimerais acheter? Quels sont les commerces que je fréquenterais ?

Vous voilà maintenant en possession de listes vertigineuses, de post-it en pagaille et de carnets remplis d’idées piquées un peu partout. Prenez le temps pour réaliser cette étape. Laissez reposer quelques jours, voire noter au fur et à mesure et ne faîtes un bilan qu’à la fin du mois. La prochaine étape est de faire le choix final de votre projet en examinant de plus près ce que vous pouvez réellement réaliser.

#SalonEntrepreneurs: comment monter sa boîte avec 1 000€

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez vous aussi succombé à ce titre accrocheur… Comme moi au Salon des Entrepreneurs, lorsque je suis allée écouter l’atelier animé par Sylvain Tillon, fondateur de Tilkee et de Sydo Pédagogie! Et pour cause, Sylvain est devenu un sacré bon commercial. Une fois bien installée, j’apprends que la somme est bien sûr donnée à titre indicatif et que cela peut-être parfois moins, parfois… plus. Le plus important à retenir est qu’il est possible de monter sa boîte avec peu de moyen (tout de suite, ça en jette moins c’est sûr), et pour cela notre serial entrepreneur a de sacrés bons conseils, que voici:

1. Aller à contresens

Logique me direz-vous, mais nous avons pourtant tous tendance à nous intéresser aux mêmes problématiques (voir notre dernier article sur Les Secteurs Porteurs Pour Entreprendre en 2015). Certaines activités sont plus réglementées et donc plus difficile d’accès. Mais si, comme Uber, vous trouvez une faille, foncez!

2. Aller chercher du client

Logique aussi! Plutôt que de tout miser sur des potentielles levées de fonds, allez chercher des clients, ce sont eux qui constituent une réelle source de revenu récurrente. Quelques tips pour lancer:
Un service B to B: trouver des clients, trouver des clients et trouver des clients. Si vous avez un besoin en capital dès le départ, il y a peut-être un souci dans votre business model. Apprenez à vous fixer des objectifs hauts dès le début !
Un produit: pour seul investissement au départ, une impression 3D en guise de prototype devrait suffire pour convaincre. Inutile de se lancer dans une production coûteuse avant d’avoir le moindre client.
Un logiciel web: de la même manière, un prototype sur WordPress pour présenter l’interface et les différentes fonctionnalités fera parfaitement l’affaire pour commencer à démarcher.

shadok 053. Avoir un projet le plus simple possible

Un projet simple est un projet capable d’être pitché en 30 secondes devant vos interlocuteurs. Le but est d’être rapidement compréhensible par n’importe qui et de pouvoir convaincre rapidement. Ainsi avant de vouloir vendre une voiture, commencez par vendre une trottinette… Puis une trottinette avec un moteur… Et enfin vendez votre voiture! De toute manière, sachez que selon la règle des 20/80: 20% de vos fonctionnalités sont utilisées par 80% de vos clients. Il ne sert donc à rien de les perdre dès le départ avec une flopée d’outils.

4. Répondre à un besoin existant

On vous parle d’innovation à toutes les sauces mais, une fois encore, recherchez la simplicité. Innover c’est chercher à créer un besoin chez les consommateurs, et c’est donc forcément plus compliqué. Il va falloir rassurer vos client qui auront tendance à s’inquiéter devant votre nouveauté qui cherche à les faire changer de comportement (pour leur bien, certes !), et donc à les mettre en danger. Tandis que répondre à un besoin existant, c’est rendre un service immédiat et vous serez accueilli comme le Messie (oui, oui).

shadok 125. Ne pas sous-évaluer son offre

Erreur classique de l’entrepreneur débutant, nous avons tendance à nous dévaloriser sans nous en rendre compte en fixant des prix plus bas que le marché… en espérant percer! Le résultat obtenu est bien souvent à l’inverse. Mettez-vous à la place des consommateurs. Comme eux, n’avez-vous pas tendance à relier « prix élevés » et « produits de qualité »? Il s’agit de rassurer vos clients, et non de dévaloriser votre offre.
En B to B, Sylvain encourage à engager les entreprises dès le début du processus. Pour Tilkee, il a ainsi rendu payant le test de son logiciel.

6. Ne pas faire de business plan à 5 ans

Un autre point sur lequel nous avons tendance à passer du temps (et donc de l’argent) est le fameux business plan, souvent rédigé pour les 5 années à venir. Ce n’est pas complètement inutile, car vous avez souvent besoin de vous rassurer vous, votre banquier… votre famille ! Mais le marché est changeant, il faut donc accepter de faire évoluer rapidement votre offre et de pivoter plusieurs fois durant les années à venir.

7. Rassurer

Avec pas un sous en poche, il va falloir adopter une autre stratégie pour faire croire en votre idée. La première étape est de rassurer vos partenaires, et vous êtes votre meilleure vitrine. Avant même d’acheter votre produit/service, on vous achète vous, votre charisme, votre expérience, votre façon d’être… Pour les banques, votre plus beau sourire ne suffira pas. Il vous faudra aussi chiffrer exactement ce que chaque action va vous rapporter Ne vous contentez pas d’un joli camembert aux formes harmonieuses (20% marketing, 80% production : euh mais encore?).

8. Engager une communauté autour de votre offre

Plusieurs boîtes ont réussi ce merveilleux pari de fédérer autour de leur projet une communauté qui attende avec impatience le lancement de leur produit. Pensez au crowdfunding pour tester votre projet ! Le plus bel exemple est celui d’Hexoplus, une caméra volante qui vous suit dans vos périples sportifs. Leur produit est en pré-vente depuis maintenant un an, sans que la production n’ait commencée. Rien n’est moins sûr d’ailleurs quant à la possibilité de réaliser réellement cet astucieux engin.

9. Accepter de planter

Le meilleur conseil pour la fin est d’accepter l’échec. Sur 100 créations, 50% se plantent. Et le plus rentable pour vous, c’est de savoir passer à autre chose avant de vous épuiser à la tâche dans un projet qui vous tient à coeur mais… qui ne fonctionne pas ! Prenez exemple des entrepreneurs de la Silicon Valley. En un an, ils ont le temps de planter deux boîtes et d’en re-créer une autre à la suite. Ce n’est jamais perdu, bien au contraire. Comme on vous le répète souvent, on apprend bien plus de ses erreurs…

Si vous avez aimé les retours de Sylvain Tillon, n’hésitez pas à aller plus loin en vous plongeant dans la lecture de 100 conseils pour planter sa boîte, un livre plein de ressources pour continuer à voguer à contresens!

5 tendances sur lesquelles surfer

Alors que la période estivale a officiellement démarré, profitons-en pour observer les tendances qui façonnent l’écosystème des TPE & PME et choisir celles dans lesquelles nous allons puiser pour préparer la rentrée.

En tant que chef d’entreprise, être au fait de ce qui se fait pour pouvoir mieux anticiper et préparer vos actions futures fait partie de la fiche de poste. Savoir ce qui va marcher dans 3 à 5 ans, vous permet de mieux adapter vos produits et services en conséquence et de préparer l’avenir.

Au minimum, faire une petite recherche sur les grandes tendances de votre secteur d’activité signifie que vous êtes préparés et éduqué et pourra faire la différence avec vos concurrents.

Pour simplifier les choses, j’ai fait un peu de recherche pour vous et vous en donne quelques résultats ci-dessous.

Les grandes tendances qui touchent les TPE & PME

1. Vous tenez le futur entre vos mains

Je parie que vous ne vous en étiez même pas rendus compte. Ce smartphone auquel vous êtes accro et sur lequel vous êtes constamment penché, va, en fait, remplacer le plus performant des ordinateurs portables. Tout devient mobile. Il y a déjà des téléphones qui sont de véritables ordinateurs qu’il ne vous reste plus qu’à brancher sur un écran et un clavier.

Le nombre d’applications gratuites et payantes, toutes plus utiles les unes que les autres, ne va faire qu’augmenter. Vous pouvez déjà utiliser votre smartphone comme un caisse enregistreuse, un scanner, un GPS, un(e) assistant(e) virtuel(le)… que peut-on imaginer pour demain?

2. Le pouvoir est à Internet et aux cyber-hackers

Comme le pointait déjà Thomas W. Malnight dans un article de The Economist, en Novembre 2012, nous avons plus de liberté numérique que nous n’en avons jamais eu, mais cela vient avec un revers de type « big brother ». Comme vous le savez, l’information et la connaissance sont le pouvoir, et aujourd’hui, plus que jamais, nous en avons une vaste quantité à portée de main.

Vous pouvez utiliser cela comme un avantage concurrentiel, surtout si vous adoptez une approche de précurseur et que vous preniez cette information pour rendre l’expérience de votre consommateur encore plus simple, rapide et personnalisée.

Mais avec cela vient son lot de cyber-crime, et de danger pour la sécurité globale. Plus vous rendez de l’information disponible en utilisant le cloud, les réseaux sociaux, les outils de formation en ligne, plus vous donnerez envie d’en savoir plus sur ce que vous faites. Attendez-vous à ce que les contraintes de sécurité soient de plus en plus strictes et préparez-vous à devoir investir pour protéger les traces que vous laissez sur les outils numériques.

3. Simplifier les flux d’information

Rendons-nous à l’évidence: nous vivons dans un monde où nous sommes constamment connectés. Nous consommons en moyenne 11 à 12 heures d’information par jour, pas étonnant que nous soyons dépassés et stressés par tout cela. C’est pourquoi je recommande vivement un congé sabbatique numérique soit un jour de la semaine, soit pendant le week-end.

Le côté positif c’est que les services et les marques qui aideront à organiser ce désordre ambiant, nous donneront l’opportunité de déconnecter ont de beaux jours devant eux. Donc, si vous lancez un produit, une appli ou un simple service destiné à aider quelqu’un à simplifier son quotidien, assurez-vous que vous apportez la bonne proposition de valeur. Si votre domaine d’activité (ou celui que vous envisagez) tourne autour des endroits de retraite ou de courts séjours alors demandez-vous comment vous pouvez les rendre encore plus pertinents pour ceux en recherche de break mental ou de bien-être physique.

4. La qualité plus que la quantité

Poussés par des angoisses environnementales, économiques et sociales, les consommateurs en veulent plus pour leur argent. Cela ne se traduit pas seulement à travers ce qu’ils achètent, mais aussi de comment ils le font. Attendez-vous à continuer à voir plus d’échanges, de locations, de mise en commun de produits et de connaissances. Cela signifie-t-il qu’il vous faut en donner plus pour un prix toujours plus bas? Ou que vous devez baisser les prix à l’extrême?

Personnellement, je pense que c’est plutôt l’inverse. Même si vous devriez toujours chercher à offrir la meilleure qualité possible dans tout ce que vous faites, il y a un vrai retour à la notion de relation-client. À une époque où les gens peuvent trouver la plupart des informations dont ils ont besoin en ligne, gratuitement, votre force viendra de votre capacité à packager cette information de la manière qui sera vraiment utile à votre client. C’est un peu le retour à la petite agence de voyage qui va vous aider à personnaliser vos vacances de A à Z alors que vous pourriez très bien le faire tout seul, en ligne.

5. La banque mobile et numérique

Digital Nomade

En tant que entrepreneur nomade, je déteste les chèques, les formulaires de dépôt et devoir aller physiquement dans une agence bancaire. À chaque fois que j’appelle ma banque (qui a, par exemple, mis gelé ma carte bleue parce qu’utilisée dans des pays étrangers sans que je les ai prévenu), ils me demandent mon adresse, un numéro fixe, et toutes ces choses qu’un digital nomade ne pourra pas facilement fournir.

Heureusement, le système est entrain de changer (mais pas assez vite à mon goût) et commence à reconnaître la nature numérique de tout ce que nous faisons, et notre tendance à ne pas être attaché à un endroit en particulier. Les réflexions sur les portefeuilles digitaux et les banques complètement en ligne comme INGDirect ou Boursorama ouvrent la porte vers un monde où l’on pourra manager ses finances depuis n’importe où et où l’on pourra faire un paiement du bout des doigts.

Alors que les consommateurs font de plus en plus confiance en des outils comme Paypal, nous prenons le chemin d’une société où la monnaie devient de plus en plus virtuelle. Les banques, c’est tellement 2015! Quel visage prendront les institutions financières en 2016?

#SalonEntrepreneurs: Les secteurs porteurs pour entreprendre en 2015

Le Salon des Entrepreneurs est l’occasion de faire un état des lieux de l’entrepreneuriat en France et ailleurs. Pour sa 12ème édition, début Juin, le programme débute par une conférence sur les secteurs porteurs pour l’année à venir. Objects connectés, service à la personne, consommation collaborative… autant de secteurs qui ont su attirer et rendre créatifs les plus ou moins jeunes entrepreneurs ces derniers temps. Que se cache t-il réellement derrière ces domaines d’innovation? Effet de mode ou réel potentiel de marché ? Des entrepreneurs sont venus témoigner!

Salon des Entrepreneurs

Service à la personne

Besoin d’un taxi? Vous le commandez sur Uber. Besoin d’un coiffeur? Vous… allez chez le coiffeur! Frustrée d’une prestation ratée après des heures de recherche, Morgane L’Hostis a décidé de devenir le Uber de la beauté grâce à PopMyDay. Cette application vous permet de réserver des prestations de coiffure, de nail art et même de yoga, le tout à domicile! Même histoire 17 ans plus tôt pour Sébastien Forest qui tente de se faire livrer à manger un dimanche. Après trois quart d’heure de négociation et un plat choisi sans carte, c’est décidé, Allo Resto verra le jour.

Ce qu’on retient:
L’innovation dans le service à la personne réside dans l’innovation d’usage et dans la re-définition de la relation client. On reprend des métiers artisanaux et traditionnels mais avec une approche différente pour se démarquer.
Prenez le temps d’observer : quelles sont vos frustrations quotidiennes? Il est peut-être temps de faire mieux que les autres ou, du moins, de proposer une alternative.
Grâce aux nouvelles technologies, vous n’avez pas besoin d’un important capital au départ. Il faut entre 2,000 et 7,500€ pour créer sa boîte en moyenne. On crée son site, on bricole son appli mobile et c’est parti!

Consommation Collaborative

Location, prêt entre particulier, autopartage, échanges de connaissances, achat groupé, autant d’activités destinées à faire payer moins cher (ou de manière plus eco-responsable) les consommateurs grâce à un effet de masse rendu possible par internet. Vincent Ricordeau, fondateur de KissKissBankBank a ainsi réussi à fédérer les communautés nationales et internationales présentes sur Myspace et qui se regroupaient autour d’artistes indépendants. À l’époque, les gens l’ont traité de fou. Figurez-vous, en pleine crise économique, demander de l’argent pour un projet que personne ne connaît… Vincent se lance et réalise 100 000€ de C.A. En 2015, il fait désormais 100 000€ par jour.

Ce qu’on retient:
La clef du succès est de s’appuyer sur une communauté unie et active. Posséder une grande communauté est important mais pas obligatoire. Il vaut mieux posséder 1,000 utilisateurs actifs sur son sa page que 10,000 endormis…
Être actif sur les réseaux sociaux pour animer de manière régulière et être toujours présents dans les esprits !

Objects Connectés et Santé

Grégoire Gérard est le créateur de Holî, une lampe avec une ampoule LED et connectée à votre iPhone qui se charge de vous accompagner pour une bonne nuit de sommeil. Le plus dur pour lui est de réussir à s’implanter dans des circuits de distribution classiques. Après quelques mois d’obstination, il finit par décrocher un accord avec Apple. Vous pouvez désormais retrouver Holî dans les Apples store d’Europe…

Ce qu’on retient:
Il y a finalement très peu d’acteurs sur le marché, c’est le moment de se lancer!
Attention toutefois au coût de production qui, selon la technologie utilisée, peut être très élevé.

Je pourrai vous dire que vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour vous lancer, mais le simple fait d’écrire un article sur les secteurs porteurs est bien souvent la preuve que vous avez déjà raté le train en marche. À vous de repérer le secteur de demain, pour cela pas de recette miracle mais un seul conseil : ouvrez les yeux!

Entrepreneuriat: de l’idée à la création

Par Angelo Arakaza

Tout projet entrepreneuriat nait d’une idée. Une idée qui sera testée, améliorée et retestée. C’est durant ce temps qu’un projet mûrit et se développe.

1. Trouver une idée

Un entrepreneur est un chasseur d’idées. Il est toujours à la recherche de nouvelles idées : des idées de création, des idées d’innovation, etc.
Pour devenir un entrepreneur, il faut savoir trouver des idées. Mais comment faire pour trouver une idée de création ?

Certaines personnes perdent leur temps en cherchant l’ idée du siècle, celle qui marchera à tous les coups. Toutes les grandes idées qui ont changé notre société voire notre façon de vivre n’étaient qu’au départ de simples idées. Steve Job et son associé ont créé le premier Apple dans le garage des parents de Steve Job.

Business planCe qui revient à dire que pour la plupart de grands projets ne sont partis que de simples idées qui cherchaient à répondre aux besoins du moment.

Pour trouver à votre tour une idée de création, il vous suffit tout simplement d’observer ce qui se passe autour de vous. Il y a forcément un besoin qui est mal satisfait. Il peut s’agir d’un service auquel vous auriez aimé que l’on associe un autre service. Tout comme il peut s’agir d’un besoin exprimé par quelqu’un de votre entourage.

Cependant, ce ne sont pas des idées qui feront de vous un entrepreneur. Il vous faudra évaluer cette idée de projet.

2. Évaluer et valider une idée

Si vous avez déjà trouvé une idée de création, une étape vient d’être passée. Mais, il faudra rester conscient que le chemin est encore long et que le plus dur est encore à faire.

Vous vous lancez dans un projet sans savoir si celui-ci à la moindre chance de se réaliser est assimilable à une personne malvoyante qui sortirait sans sa canne ou son chien.

Pour évaluer votre idée, vous pouvez faire des stands de dégustation (si votre projet est la commercialisation d’un produit) ou lancer un service prototype (si votre projet est un service qui sera proposé à vos clients). Ces deux moyens sont les plus recommandés pour leurs avantages. En effet, ces deux moyens vous permettent d’avoir des informations sur vos futurs clients. Ces informations, sur les appréhensions qu’ont vos futurs clients vous seront utiles pour mieux adapter votre offre à leur besoin.

Pour valider votre idée, vous aurez aussi besoin de faire une étude de marché. Cette étude de marché aura pour objectif de mesurer la taille du marché, le niveau de la concurrence, les tendances du marché, le pouvoir d’achat de votre clientèle cible, etc. Toutes ces informations sont nécessaires pour la validation de votre projet. Si votre projet de projet a passé le test avec succès, il faudra alors passer à l’étape suivante.

3. Avant le lancement du projet

L’étape cruciale est enfin arrivée : le lancement de votre projet. Mais avant, il faudra vérifier que vous avez pensé à tout.
Avez-vous choisir le bon statut juridique ? Si vous vous êtes associés, avez-vous pensé à l’accord de confidentialité ? Avez-vous opté pour le bon business model ?
Toutes ces questions sont celles que se pose tout entrepreneur qui rédige un business plan afin de donner le maximum de chances à son projet.

Angelo ARAKAZAAngelo est chef de projet chez MY BUSINESS PLAN, un site d’aide à la création d’entreprise et à la levée de fonds. Passionné de droit et d’entrepreneuriat, il travaille avec passion avec les entrepreneurs.

 

 

 

Soif d’entreprendre | Émilie Cumet

La créatrice de So et Li, marque de vêtement enfant made in France nous fait partager ses expériences de femme-entrepreneur.

Émilie Cumet | So et Li

Après un BTS de modéliste et le rêve de devenir costumière, Émilie Cumet se spécialise en tant que chargé de qualité pour la marque Charlott’lingerie. Son délice entrepreneurial? C’est fin 2013 pendant son congé parental et alors qu’elle est maman de deux petites filles, elle entend parler du concours organisé par le réseau social de femmes entrepreneurs Biilink. Dès janvier 2014, elle effectue ses premières démarches auprès de la CCI et, six mois plus tard, elle monte sa marque de vêtements pour enfant made in France: So et Li.

Emilie CumetL’amour du Made in France
« C’est quelque chose qui me tient à coeur : se rapprocher des valeurs que l’on a, sauvegarder à notre échelle un savoir faire… Je me souviens de mes stages et la plupart des entreprises où j’étais ont fermé! Cela me fait mal aux coeur car on a des super talents en France. En plus, c’est beaucoup plus simple de travailler avec des fournisseurs français, rien qu’en terme de délai de livraison. Et en cas de soucis, vous n’avez qu’un coup de fil à passer. Pour mille raisons, je préconise le Made in France! »

La clef du succès
« Je pense qu’il faut tout le temps se remettre en question. Je n’arrive pas à me reposer sur mes lauriers, dès qu’un problème arrive, je le retourne dans tous les sens. Quand on est entrepreneur, rien n’est jamais tout beau, tout rose! Il faut avoir le mental… C’est vraiment un état d’esprit plus qu’un métier. »

Une astuce d’entrepreneur
« Savoir bien s’entourer et fuir les gens négatifs! Certaines personnes transfèrent leur peurs. D’autres vous permettent de vous remettre en question quand vous avez le nez dans le guidon. Il existe quand même beaucoup de réseau d’accompagnement pour les femmes aujourd’hui, c’est beaucoup plus simple qu’avant! »

Un idéal
« Je ne rêve pas d’un projet figé dans le temps, je vois plutôt quelque chose qui m’ouvre sans cesse des portes vers autre chose. Certaines rencontres vous permettent de voir votre projet sous un nouvel angle. Un événement arrive et vous vous dites « Tiens pourquoi ne pas faire ça! » . Après dans l’idéal, je me vois épanouie dans mon travail quitte à retourner plus tard dans le salariat. Je ne me ferme aucune porte. »

Un super pouvoir
« La positive attitude ! J’aime bien être bien entourée, passer un bon moment à table… Je suis aussi une Super maman, ça compte? »

Source d’énergie
« Les enfants en premier… Après quand on est entrepreneur, on est un peu seul devant son projet donc ce qui redonne du pep’s c’est aussi de voir d’autres entrepreneurs! Puis d’aller courir pour évacuer la pression et repenser à sa journée. Et cuisiner aussi! 4 pour le prix d’un! »

Talons

Pièce maîtresse
« La tenue est hyper importante… Je dirai les petits talons qui donnent de l’assurance! »

Son carnet d’adresse pour…

Un rendez-vous pro:  La Cordée Opéra, 4 Quai Jean Moulin, 69001 Lyon
Une folie:  http://bleu-de-chauffe.com/fr pour leurs jolies maroquineries
Un site: http://www.frenchmomes.fr pour de l’inspiration mode/déco/cadeaux pour les enfants

Ces duos qui nous inspirent – Épisode 3: Nicolas Asboth & Romain Boudat

Vous pensiez que l’entrepreneur est un loup solitaire? Que nenni! Se lancer dans l’aventure entrepreneuriale avec un(e) ami(e) ou un partenaire peut rapporter gros – mais cela ne va pas sans risques. Les couples que nous vous présenterons dans cette nouvelle série nous montrent l’exemple.

Nicolas Asboth & Romain Boudat | Co-créateurs chez Origeen

C’est Nicolas Asboth (39 ans) qui se lance en premier dans l’aventure en créant Origeen, à la fois présent sur internet et dans une petite boutique cosy du 2ème arrondissement lyonnais. Sa passion? Mêler son goût pour la mode et ses convictions éthiques pour nous rendre chaque jour un peu plus « consom’acteur » ! Il est bientôt rejoint par Romain BOUDAT (34 ans), l’artiste coiffeur, qui vient compléter son activité pour toujours plus de style…

Romain-et-Nicolas

Écouter l’autre
C’est important, aujourd’hui notre boutique ayant une double activité: prêt-à-porter et coiffure, il faut savoir ce dont a besoin l’autre pour se développer dans son activité mais aussi s’écouter par rapport à ses propres besoins… comme dans la vie, tout est question de compromis
Nicolas

L’esprit d’équipe
L’ambiance, le partage, l’entraide et l’écoute… même si ce n’est pas toujours évident
Romain

Connais-toi toi-même
C’est accepter la critique et les avis extérieurs.
Romain

A-team
Parce qu’on s’entend bien, qu’on se complète bien également… on a un regard bienveillant l’un sur l’autre (même si parfois !!!)
Nicolas

origeen3-lyon-03-11

T’as le look…
Décontracté, écolo mais urbain… pas de poncho!
Nicolas

Secret “beauté”
Euh je ne crois pas en avoir… Si ce n’est un soin matifiant Phyt’s !
Nicolas

Prendre soin de soi
La marche que je pratique quotidiennement pour aller travailler ou pour mes déplacements à Lyon.
Romain

Escape plan
En Corse ! On ne s’est pas concerté! 🙂
Nicolas et Romain

La beauté origeen-elle
Le relooking car j’ai une formation dans ce domaine réalisée auprès de Claude Juillard ! (n.d.a. précurseur du visagisme)
Romain

Intégrer une démarche de Design Thinking dans votre entreprise

Dans notre précédent article sur le Design Thinking, nous abordions l’importance de ce nouveau mode de pensée en entreprise pour innover et rester concurrentiel.

« Parmi les marques les plus «designful», qui intègrent le design thinking au coeur du processus d’innovation, on peut citer Apple, Dyson, Samsung, Swatch ou encore Decathlon » (Jean-François Marti – agence de design Nealite).

Think outside the boxSa mise en place se fait souvent grâce à l’intégration d’un service d’intrapreunariat dédié ou encore par la mise en place de travaux en mode projet. Mais pour une petite structure ou encore pour un entrepreneur seul, il apparaît compliqué de suivre le même schéma. Pas de panique, le design thinking est avant tout une manière de penser et de voir ce qui nous entoure. Il s’agit bien plus de petits réflexes à adopter dans son quotidien de travail que de grandes théories compliquées à appliquer.

5 conseils pour intégrer une démarche de design thinking à votre projet

1. Être curieux

Votre cerveau est votre meilleur outil. A titre personnel, soyez ouvert et curieux du monde qui vous entoure. Suivre l’actualité de votre secteur est primordial, s’intéresser aux domaines connexes devient un véritable avantage concurrentiel. Comprendre le monde dans lequel nous vivons, c’est pouvoir apporter une réponse pertinente. Des domaines aussi distincts que la philosophie, l’économie, l’histoire, l’anthropologie sont autant de matière à réflexion et.. à inspiration !

Les outils: des conférences, des livres et magazines spécialisés, des reportages, des rencontres… et Google!

2. Se concentrer sur l’humain

La démarche du design thinking est centrée sur l’humain. La réelle valeur ajoutée de votre projet est de réussir à comprendre comment simplifier la vie de vos utilisateurs. Pour cela, pas de secret! Il faut savoir écouter, se mettre dans la peau d’un autre et s’ouvrir l’esprit. Tel un ethnologue qui découvre une nouvelle espèce, vous devrez étudier leurs comportements, leurs besoins et leurs frustration. Le but que vous devez garder à l’esprit est de faire en sorte d’apporter à vos utilisateurs une nouvelle expérience mémorable.

Les outils: le terrain (!), les enquêtes, les entretiens, les test A/B, la création de persona, des observations filmées…

3. Tester son projet sous forme de prototype

Avant d’investir toutes vos économies et de foncer tête baissée dans la conception de votre produit final, testez votre concept! Que ce soit pour convaincre vos futurs investisseurs ou pour recruter vos futurs clients, votre idée doit être matérialisée, touchée, vue… Puis testée par le plus grand nombre de personne possible. Une version beta ne vous coûtera pas grand chose et vous permettra d’avoir un premier retour après utilisation pour rectifier les possibles bévues. Une fois cette première validation, vous pouvez y aller! Mais pour permettre à votre projet de continuer à évoluer de manière positive, il faut sans cesse le re-travailler et l’optimiser. Soyez particulièrement attentif aux premiers retours client.

Les outils: une maquette de votre produit, une version simplifiée de votre site ou application mobile, un prototype, un croquis, un schéma, une vidéo explicative…

4. Savoir s’entourer de profils variés et spécialisés

Un des principes fondamentaux du design thinking est bien entendu la transversalité des compétences! Vous n’avez peut-être pas à votre disposition une équipe de 30 personnes dédiée à votre projet mais vous avez sûrement des contacts ou des amis ayant des contacts dans des domaines variés. N’hésitez pas non plus à aller sonner aux portes de spécialistes pour leur poser votre liste de questions préparées en amont. Un autre procédé très enrichissant est de rassembler des personnes de votre entourage avec des profils très différents de venir discuter sur une thématique de votre projet. Offrez leur un café et repartez avec pleins d’idées !

Les outils: une séance de brainstorming, des entretiens, des visites dans des salons professionnels, une collaboration…

5. Penser design et créativité (et pas seulement en terme de produit)

On pourrait penser que la créativité n’est pas l’apanage de tout le monde… C’est peut-être vrai mais cela se travaille! Être créatif, c’est sortir de sa zone de confort, de sa routine, de ses habitudes. Il ne s’agit pas seulement de tester des choses nouvelles, mais d’expérimenter d’autres façons de travailler. Prenez des risques, organisez vos journées autrement, testez de nouvelles activités et repérez ce qui vous plaît dans ce que vous voyez autour de vous. Vous trouvez ce site / produit / projet bien pensé? Prenez le temps de vous demander pourquoi? Comment a-t-il été créé? Pour qui? Dans quel but?

Les outils: pour les moins inspirés, il existe un outil merveilleux qui est Pinterest pour ses planches de tendance, motifs et textures, croquis, mise en situation, vous trouverez largement de quoi alimenter votre mood board

Vous avez désormais en main toutes les clés pour faire un premier pas vers le design thinking. Un dernier conseil pour la route? Think outside the box !

Pour en apprendre plus sur le design thinking, n’hésitez pas à suivre les MOOC du programme I.D.E.A, alliance entre les écoles E.M. Business School et Centrale Lyon.