4 ans: ce que nous avons appris en chemin…

J’ai obtenu mon extrait kBis pour RDE Marketing il y a un peu plus de quatre ans. Et, alors que je pensais avoir appris de bonnes leçons les trois premières années, les douze derniers mois ont été riches en surprises.

Il y a un an, j’étais (officiellement) seule dans l’équipe. Maintenant on est deux, et seulement officiellement! Nous avons développé notre base de donnée à plus de 500 lecteurs. RDE Marketing tourne sur plus d’une quinzaine de clients réguliers, et pilote les profils sociaux d’une demi-douzaine de marques.

Pas de pression, hein…

En clair, nous nous sommes beaucoup développé au cours de cette quatrième année, et ce que nous entendons par nous avons beaucoup appris.

Mais si une croissance exponentielle est un bon problème à avoir, cela ne veut pas dire que tout s’est déroulé sans heurts. En fait, savoir tout cela en avance aurait probablement rendue la croissance exponentielle beaucoup plus facile.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous voudrions partager avec vous certaines des lessons que nous avons apprises cette dernière année.

Oh Sunshine...

Lancer un business est une chose, mais s’assurer qu’il a suffisamment de traction pour durer, en est une autre entièrement.

Alors, comment éviter le plateau quand on lance un nouveau business? Que doit-on garder en tête? Et quoi doit-on littéralement faire pour que l’aventure continue indéfiniment?

Voici quelques unes des leçons que nous avons apprise en année 4, et comment vous pouvez les appliquer à votre propre entreprise, quel que soit son âge.

Concentrez-vous sur “comment”, pas “si”

Selon les frères Grimm, Hansel et Gretel gardaient une trace de leur route en semant des miettes de pain.

Au final, cela n’a pas été très efficace.

Déjà, des données faites à base de gluten pour évaluer vos progrès sont rarement la solution. Mais aussi, savoir d’où vous venez et comprendre comment vous en êtes arrivé là sont deux choses complètement différentes.

Atteindre vos objectifs, ne sert pas à grand chose sans comprendre comment vous avez fait exactement.

C’est pourquoi il est aussi important, non seulement, de se fixer des objectifs, mais aussi de découper ceux-ci en tâches. De cette manière, vous pouvez mieux évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Cette dernière année, nous avons recentré nos efforts sur des étapes importantes, et en analysant, une fois ces étapes concrétisées, comment nous y étions arrivées. Cela nous a permis non seulement de célébrer les victoires, mais d’identifier objectivement ce qui marche vraiment et ce qui ne donne que l’impression de marcher.

Au lieu de ne regarder que ce que vous avez fait, regardez pourquoi vous l’avez fait, et si cela a fait une différence mesurable.

Sinon, ces actions que vous réalisez ne sont que des miettes de pain, elles donnent l’impression qu’elles servent à quelque chose, mais, rapidement, répéter vos réussites passées et éviter vos erreurs passées n’est plus qu’une question de chance.

Séparez-vous des choses qui n’apportent pas de valeur.

J’ai déjà écrit sur les dangers du manque de concentration, et comment jongler entre les tâches tue votre productivité.

En cette quatrième année, nous avons dû accepter que jongler entre les projets est tout aussi dangereux, et que c’est une habitude dont il faut se défaire.

Cela signifie: se séparer des choses qui n’ont pas un impact positif, quel que soit notre degré d’attachement.

Pour nous, cela a signifié dire au revoir à certains cours que je donnais depuis plusieurs années!

Aussi proche étais-je des écoles, j’y travaillais depuis 2013, et certains cours tenaient plus de la distraction. Ils n’apportaient plus rien dans la mission de RDE Marketing, et prenaient trop de temps et d’énergie pour le bénéfice global qu’ils apportaient.

Nous avons donc du les abandonner.

Habituez-vous à vous débarrasser de certains aspects de votre business, même certains qui ne sont pas si vieux.

Un autre projet, techniquement, déjà séparé de RDE Marketing: ThinkTank.fish, a du être mis sur pause aussi.

En Juillet 2015, alors que RDE Marketing vivait confortablement, j’ai eu envie d’explorer comment faire bénéficier le plus grand nombre de mon expérience et de mes compétences en terme de lancement d’activité. Outre la partie live que je prodigue via mon bénévolat chez BoostInLyon ou via des programme comme Lyon Ville d’Entrepreneuriat, je voulais ouvrir plus grand cette dimension de mon activité.

thinktank.fish

Sur sa première année d’existence, cependant, outre une première formation gratuite baptisées « BootCamp Créatif », je n’ai pas trouvé le temps nécessaire pour développer les autres outils que je comptais proposer dans le cadre de ThinkTank.fish… Pas l’e-book, pas la formation e-learning… J’ai des tas de projets ouverts dans mon carnet Evernote et aucun mené à bout.

Le seul accomplissement que j’ai réussi à mener à bien, c’est la publication hebdomadaire d’un article sur le blog. Ce qui me permet de construire tout doucement une communauté autour de cette marque, mais certainement pas à la vitesse que j’aurais souhaité lors du lancement de ce projet.

Donc, en cours d’année, les signaux étaient clairs: ThinkTank.fish devait passer aux archives, en tous cas, pour le moment.

Même constat avec mon blog personnel: OhLitteAudreySays, et les profils sociaux qui lui sont associés. Le temps est au nettoyage de printemps… à l’automne!

Ne prenez pas de décision basées sur votre attachement émotionnel. Prenez sur ce qui apporte ou non de la valeur à votre entreprise!

Autre exemple: les ressources humaines. Ne basez pas vos choix sur ce que vous aimez, ou ce que vous n’aimez pas. Basez-les sur ce qui a du sens pour votre entreprise.

En parlant de développement, il y a un grand changement que nous avons mis en place cette année; un que toute entreprise devrait considérer, quelle que soit sa taille.

Faciliter la vie des nouveaux employés

Quand vous n’embauchez qu’une nouvelles personnes tous les six mois, les mettre au jus de comment les choses se font dans votre entreprise n’est pas très compliqué. C’est vrai, ça fonctionne, et de l’eau aura coulé sous les ponts avant que vous n’aillez à le refaire!

Sauf si vous savez que cela risque de ne pas être le cas.

Quand vous grandissez rapidement, vous devez trouver des moyens de simplifier et d’accélérer ce process.

Nous avons travaillé avec de nombreuses nouvelles personnes cette année, et pas toujours une à la fois, parfois plusieurs personnes dans la même semaine ont participé à des projets pour RDE Marketing. Et cela nous a obligé à trouver un moyen plus efficace de les mettre à jour sur l’avancement du projet.

Ceci signifie que l’on a du mettre en place de la documentation, des tas de documentation. Des manuels d’intégration, des chartes de marque, des vidéos-training et un wiki pour nos partenaires… Nous avons créé une base de donnée facilement exploitable composée d’information et de savoir faire qui permettent à nos partenaires de ce mettre à jour sur les projets.

Un peu comme ces vieilles videos d’intégration de nouveaux employés, mais en moins bizarre…

Viendra un jour où vous n’aurez juste pas le temps de passer des heures à expliquer personnellement à votre nouvelle recrue toutes les choses qu’il/elle a besoin de savoir. Préparez pour ce jour en documentant tout, le long de chemin!

Et alors que vous gardez des traces de tout, gardez une chose en tête:

Ne vous battez pas contre les changements naturels

Rien de ce que vous faites n’est gravé dans le marbre. Pas même votre nom.

Ne vous engluez pas dans quelque chose juste parce que. Si vous avez pris une décision pour de bonnes raisons, n’hésitez pas, tenez-vous en à cette décision. Mais si vous sentez que le courant vous porte quelque part, et que vous n’avez aucun raison de nager à contre-sens, pourquoi vous battre?

En route pour la cinquième année

En résumé: c’est facile de vous retourner sur vos accomplissements et de vous demander ce que vous auriez fait différemment si seulement vous aviez consulté Mme Irma.

Pourtant, apprendre ces leçons sur le tas n’est pas forcément négatif. C’est ce qui vous donne les connaissances et les outils pour vous améliorer!

Donc, pour le moment, prenez ce que nous avons découvert en année 4 et appliquez-le à votre entreprise. Analysez vos actions, concentrez-vous sur ce qui apporte de la valeur, documentez la manière dont vous faites les choses et laissez-vous porter par les changements… Pendant ce temps, nous verrons quelles leçons nous allons apprendre de l’année 5.

Trucs et astuces d’entrepreneurs : comment mettre en place une veille marketing efficace gratuitement

Surveiller l’actualité de votre secteur, ce qui se dit sur vous et vos concurrents sur la toile est aujourd’hui indispensable.
Il existe pour cela des outils très poussés, mais leurs tarifs sont souvent hors de portée des bourses des créateurs d’entreprises et gérants de TPE.
Chez The Business Plan Shop nous avons trouvé un moyen de mettre en place une veille marketing efficace à l’aide de 2 outils 100% gratuits.
Envie de faire la même chose pour votre entreprise? Bonne nouvelle nous vous expliquons en détails comment faire dans cet article!

Google Alerts : pour écouter

Le premier outil que nous utilisons est Google Alerts. C’est un outil qui vous permet de créer des requêtes de veille sur le web puis de recevoir une alerte par email ou flux RSS dès que la requête trouve un résultat.

Par exemple, si vous souhaitez être averti dès qu’on mentionne votre marque ou celle d’un concurrent sur le web, il vous suffit de créer une alerte comme celle-ci :

Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, cette alerte me permettrait de recevoir un email dès que la marque « Apple » est mentionnée dans un article français.

Google vous permet d’affiner les alertes avec un certain nombre de paramètres (fréquence des emails, sources, pays, langue, nombre de résultats à inclure) ce qui est fort pratique.

Mais il y a mieux : vous pouvez utiliser avec Google Alerts les mêmes opérateurs de recherche que sur Google.fr.

Par exemple si je souhaite être averti dès qu’un article parle de fast food sur notre site je peux créer une alerte comme ceci :

Les guillemets autour de fast food me permettent de chercher uniquement ce mot clé et l’opérateur site:thebusinessplanshop.com me permet de limiter les résultats de recherche à notre site.

Si vous n’êtes pas familier avec les opérateurs de recherche Google vous pouvez trouver plus d’information là dessus dans cet article.

Comme vous le voyez, à l’aide de cet outil vous pouvez facilement surveiller tout ce qui se dit sur la toile sur: vous, vos concurrents, vos clients, vos fournisseurs, etc.

Une fois que vous avez créé vos alertes, il s’agit de centraliser et de stocker l’information pour la rentre accessible à votre équipe : c’est le rôle du deuxième outil que nous utilisons.

Feedly : pour centraliser l’information

Feedly est un lecteur de flux RSS; il vous permet de centraliser tous vos flux de veille dans une interface graphique très agréable à utiliser:

Feedly vous permet d’agréger à la fois les alertes Google que vous aurez créé, mais également des flux RSS en provenance de blogs ou site d’actualités.

Vous pouvez ainsi regrouper au même endroit: les dernières publications sur le blog de votre concurrent, les actualités de votre secteur, et vos alertes Google.

Armée de votre base de veille, votre équipe peut maintenant réagir efficacement à l’actualité. Un journaliste parle de vous? Partagez son article sur les réseaux sociaux. Un bloggeur mentionne un concurrent? Demandez-lui de vous inclure dans l’article. Etc.

Feedly facilite également cette étape. En effet, le lecteur de flux RSS possède des intégrations avec la plupart des réseaux sociaux et outils de communication 2.0, vous permettant non seulement de centraliser l’information mais également d’agir rapidement dessus:

Voilà, c’est tout pour cette fois. J’espère que ces 2 outils vous seront utiles, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions dans les commentaires.

Guillaume Le Brouster

Guillaume Le Brouster

Founder

Guillaume est le fondateur de www.TheBusinessPlanShop.com un site spécialisé sur la création d’entreprise, le site propose une plateforme regroupant 3 outils pour aider les créateurs d’entreprise dont un logiciel de business plan en ligne reconnu (sélection PCMag 2015 des 5 meilleurs logiciels de business plan).

Monter sa boîte :: Créer ou ne pas créer?

C’est l’heure du bilan! Après une longue phase de recherche d’idée, le choix final de votre projet, la détermination de votre clientèle et enfin l’estimation des moyens et ressources nécessaires, vous voilà prêt à trancher. Alain HUGON, dans le cadre de son atelier organisé par la FEDI, nous propose ici de faire un bilan général pour pouvoir enfin prendre votre décision avec tous les éléments en main.

Estimer le potentiel et la rentabilité de son projet

Vous connaissez déjà vos coûts, intéressons nous maintenant à ce que vous pourrez potentiellement gagner. Pour cela, quelques points auxquels il faut répondre:

  • Panier moyen?
  • Fréquence d’achat?
  • Évolution prévisible à 1 an, 3 ans, 5 ans?
  • Revenu souhaité?
  • Montant de l’investissement et amortissement?
  • Objectif de résultat?

Peser les pours et les contres

HommeSurUnBanc

Tracez deux colonnes, l’une avec les « + » et l’autre avec les « – » et notez tout ce qui vient à l’esprit, en vous aidant des recherches que vous avez effectué ces derniers jours.

En termes d’opportunités et de risques:

  • Carrière
  • Famille
  • Finances
  • Autres (santé, image personnelle…)

En termes de satisfactions et contraintes attendues:

  • Vie professionnelle
  • Vie de famille
  • Vie personnelle
  • Autres

En termes de facteurs clés de réussite ou d’échec:

  • Production
  • Commercial
  • Administration
  • Autres

Mettez également en évidence vos atouts et vos handicaps dans ce projet. Maintenant que vous avez sous les yeux tout écrit noir sur blanc, vous devriez déjà visuellement voir de quel côté penche la balance…

Décider de créer… ou pas!

Verdict? Si vous avez opté pour l’option « Je ne crée pas ma boîte », point de désespoir! Gardez votre idée dans un coin de votre tête. Continuez vos recherches jusqu’à qu’une opportunité se présente, il n’est jamais trop tard pour se lancer.

Et sinon félicitations, votre projet prend forme! Continuez d’en parler aux gens que vous rencontrez, d’assister à des événements et d’approfondir vos recherches. Votre idée originale sera retravaillée, corrigée voire complètement modifiée, ainsi les tableaux que vous venez de remplir seront en perpétuels mouvements mais ils vous permettront de garder une trace de votre progression. Et surtout, n’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions, nous serons ravies d’y répondre!

Monter sa boîte :: Les ressources et moyens pour créer

Nous continuons cette série sur les étapes pour monter sa boîte avec la liste des ressources et des moyens nécessaires à la création de votre projet. Pour rappel, vous pouvez relire nos précédents articles sur la recherche d’idée, le choix de votre projet et la détermination de votre clientèle rédigés dans le cadre d’un atelier animé par Alain HUGON par la FEDI.

Les moyens à rassembler

BureauFournitures

Faire le point sur les moyens nécessaires au lancement de votre projet vous permet d’estimer le montant de vos coûts et donc de connaître le capital minimum dont vous aurez besoin. Et par la même occasion, de vérifier la faisabilité de votre idée… Pensez donc aux différents éléments qui entourent votre projet comme…

Les locaux

Vous ne pourrez pas rester toute votre vie dans votre salon, derrière votre ordinateur. Si au début, cela fait bien l’affaire, il faut penser à la suite!

  • Emplacement recherché?
  • Surface nécessaire pour la surface de vente? Les bureaux? L’atelier? Le stock?
  • Caractéristiques particulières (hauteur, air comprimé, quai, terrasse…)?

Le matériel

  • Production
  • Commercial et communication
  • Administration
  • Stockage

Et pour chacun d’entre-eux, plusieurs solutions s’offrent à vous: la location, l’achat, le prêt…

Les services

Parce qu’un bon entrepreneur est un entrepreneur bien accompagné! Experts comptable, avocat, assureur, communication, internet, bureaux d’études, etc. sont autant de partenaires de votre entreprise qu’il faut méticuleusement choisir.

  • Qui?
  • Quoi?
  • Combien?

Les moyens humains

De la même manière, envisagez dès maintenant d’embaucher une ou deux personnes, même à temps partiel, pour vous aider à faire grandir votre projet.

  • Qui?
  • Quoi?
  • Temps de travail?
  • Combien?

Qu’est-ce qu’il me manque et comment l’obtenir?

Une fois votre liste établie, vous voilà à peu près fixé sur votre capital nécessaire. Il est normal que vous n’ayez pas réussi à remplir toutes les cases du tableau. Reprenez une feuille blanche et notez ce qu’il vous reste à obtenir:

  • l’information: courrez voir votre CCI, interrogez d’autres entrepreneurs, demandez autour de vous ou posez nous directement la question… Quelqu’un aura forcément la réponse!
  • les locaux: vous pouvez opter dans un premier temps pour un espace de coworking ou des bureaux partagés le temps de dénicher la perle rare (et les capitaux!).
  • le matériel: louez, empruntez et surtout testez avant d’investir votre argent dans une solution que vous ne connaissez pas. Demandez aussi avis autour de vous!
  • les services: c’est qui ton comptable? Il est bien? Vous pouvez aussi récupérer des contacts directement auprès de votre CCI.
  • les moyens humains: renseignez-vous sur les différents contrats qui existent. Vous pouvez commencer par embaucher un stagiaire pour les tâches faciles à déléguer et qui vous libéreront du temps.
  • les partenaires: pas de secret, écumez les événements dans votre secteur et agrandissez votre réseau.

Complétez au fur et à mesure de vos recherches ces tableaux. Quand vous aurez fixé une estimation de votre budget global, vous devriez plus facilement vous rendre compte de la faisabilité de votre projet. Combien devrez-vous emprunter? Combien avez-vous déjà de côté? Quelle somme êtes-vous prêt à investir? Il est maintenant temps de décider de se lancer ou non.

Monter sa boîte :: Déterminer sa clientèle

Dans le cadre de la formation du FEDI et aux côtés d’Alain HUGON, nous avons pu voir les différentes étapes de création de votre projet, à savoir la recherche des idées et le choix final d’un projet. Il convient maintenant de travailler plus en détail sur votre clientèle.

Qu’est-ce que je vends vraiment et à qui?

Rue

L’erreur la plus courante est de penser que notre produit/service s’adresse à tout le monde. Une offre pertinente doit s’adresser à un groupe réduit de personnes, ce que l’on appelle un public cible. D’où l’importance de segmenter vos clients afin de pouvoir répondre à chacun avec une offre adaptée à leurs besoins, ou du moins de choisir le segment le plus pertinent pour vous. Pour cela, plusieurs étapes:

1. Listez vos différents clients

Écrivez noir sur blanc ce que vous allez vendre. Détaillez votre offre en un petit paragraphe et listez ensuite vos clients possibles.

  • client n°1
  • client n°2
  • client n° 3
  • etc…

2. Analysez les segments de clientèle

Faîtes un tableau pour chaque segment que vous aurez identifié et répondez aux questions suivantes :

Clientèle n°1

  • Produits ou services proposés?
  • A quel besoin du client est-ce que ça correspond? Quel bénéfice retire-t-il de son achat?
  • Qu’est-ce qui va le faire changer de fournisseur?

Clientèle n°2

  • Produits ou services proposés?
  • A quel besoin du client est-ce que ça correspond? Quel bénéfice retire-t-il de son achat?
  • Qu’est-ce qui va le faire changer de fournisseur?
  • Etc…

3. Évaluez votre clientèle

Remplissez maintenant ce tableau à l’aide des critères suivants:

  • la rentabilité du couple produit/client, avec 1 = très peu rentable jusqu’à 5 = très, très rentable
  • la rapidité d’obtention des premières ventes avec *** = immédiate, ** = quelques semaines, * = quelques mois

Evaluation Clientèle

4. Classez par ordre de priorité

À l’aide de votre tableau, vous devriez maintenant être capable de faire un classement de vos segments de clientèle les plus importants:

  • Priorité 1 : client xx
  • Priorité 2 : client xx
  • Etc.

Vous connaissez désormais votre coeur de cible. Votre travail à présent consiste à l’étudier de plus près: âge, sexe, habitudes de consommation, pouvoir d’achat, motivations, freins… Ce qui vous permettra de faire évoluer votre projet en fonction des attentes détectées! Enfin, notre prochaine et dernière étape de cette série est de vous aider à déterminer les ressources et moyens nécessaires à votre mise en oeuvre.

Monter sa boîte :: Choisir un projet

Toujours dans le cadre de notre formation organisée par la FEDI, Alain HUGON nous accompagne à présent dans le choix de notre projet final. Si vous avez suivi correctement les différentes de création, vous avez normalement pensé et trouvé plusieurs idées de projet qui vous tiennent à coeur.

De l’idée au choix définitif de votre projet

L’objectif aujourd’hui est de déterminer leur faisabilité et leur pertinence par rapport à ce que vous êtes capable de réaliser par vous-même ou à l’aide de partenaires.

1. Choisissez trois idées

Prenez le temps de les mettre sous forme de tableau à colonne et de les formuler clairement en une ou deux phrases simples. Quelqu’un qui ne vous connaît pas doit être capable de comprendre de quoi il s’agit sans explication! Quelques éléments doivent impérativement apparaître: votre produit ou service, vos clients et votre proposition de valeur par rapport à la concurrence.

2. Identifiez vos savoir-faire

Pour chacune de vos idées, indiquez dans votre tableau les lignes suivantes :

Idée n°1

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Idée n°2

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Idée n°3

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Pour identifier vos savoirs-faire, pensez à votre expérience professionnelles, votre formation ou encore vos activités de loisir. Posez-vous les questions suivantes : Ai-je les diplômes et le savoir-faire nécessaires?  Suis-je un bon commercial? Saurai-je convaincre? Suis-je un bon gestionnaire? Un bon technicien?

3. Identifiez vos pouvoir-faire

De la même manière, remplissez pour vos trois idées les colonnes suivantes :

Idée n°1

  • Je peux faire…
  • Il me manque…

Le pouvoir-faire définit les moyens et les conditions nécessaires (ambiance de travail avec les collègues, organisation matérielle, lien de confiance avec l’encadrement…) dans lequel l’action va être réalisée et va rendre la compétence plus ou moins opérante.

4. Identifiez vos vouloir-faire

Idée n°1

  • Je veux faire…
  • J’aimerai…

Il s’agit ici d’évaluer votre motivation et votre volonté à réaliser votre projet. Le « J’aimerai… » constitue votre idéal à atteindre.

5. Déterminez l’idée choisie

Vous voici désormais fixé! Le travail effectué en étape 2, 3 et 4 vous a normalement aidé à déterminer quelle était l’idée la plus pertinente et celle que vous pourrez réaliser par vos propres moyens. Maintenant, concentrez-vous uniquement sur celle-ci et demandez-vous :

  • Qui peut m’aider à la transformer en un projet réaliste ?
  • Avec qui puis-je en parler?
  • Quels sont ses avantages pour moi et ceux qui m’entourent?
  • Quels sont ses inconvénients pour moi et ceux qui m’entourent?

Téléphone

Une seconde face de recherche peut débuter. En entretien, par e-mail, par téléphone, interrogez les gens autour de vous. N’hésitez pas à parler de votre projet même s’il est encore à l’état de brouillon. C’est ainsi que vous recueillerez des témoignages qui vous permettront d’avancer dans la construction de votre idée. Quand vous aurez assez d’élément en main, il s’agira de définir et segmenter votre clientèle pour une offre adaptée.

Monter sa boîte :: Rechercher des idées de création

Mardi 23 juin 2015 – Nous retrouvons Alain HUGON pour une nouvelle session de formation organisée par la Fédération des Designers Industriels. Lors de la première séance, nous avions fait un tour d’horizon des différents modèles économiques qui existent. Rentrons à présent dans le vif du sujet! Vous trouverez dans cette série d’articles les grandes étapes ainsi que quelques outils clés pour vous interroger sur vous et votre projet avant de vous lancer dans cette grande aventure…

Se connaître ou se reconnaître

Vous avez tendance à foncer tête baissée vers le but espéré, et c’est votre plus grosse erreur! La première étape de création est de faire un point objectif sur vous-même. Sans tomber dans l’analyse psychologique de haut vol, prenez le temps de vous poser ces quelques questions :

  • Tout d’abord, comment allez-vous? Si vous deviez l’imager, quelle est votre météo d’humeur du moment ?
  • Faîtes une liste rapide de vos goûts personnels et professionnels. Qu’aimez-vous faire? De quoi avez-vous envie?
  • Jugez vos atouts et vos faiblesses. Sur quoi allez-vous vous appuyer? Par exemple, votre formation, vos expériences, un trait de caractère…
  • Tentez d’estimer les obstacles qui pourraient se présenter. Qu’est-ce qui peut vous rendre le parcours difficile? Par exemple, votre situation familiale, votre santé…
  • Dernier point crucial : définissez le temps / la durée que vous êtes prêts à investir. Quelle limite dans le temps vous fixez-vous pour un projet viable? De combien de temps disposez-vous réellement pour travailler sur votre projet? Par jour? Par semaine? Et combien de temps vous donnez-vous ensuite pour le réaliser?

Vous devriez normalement avoir des éléments précis qui ressortent, n’hésitez pas à le rédiger sous forme de tableau pour en garder une trace. Et bravo, vous venez d’achever la première étape de votre projet de création!

Trouver des idées de produit ou de service

CarnetDeNoteDe la même manière, prenez le temps de poser par écrit vos première idées et de les analyser dans leur contexte. Si vous manquez d’inspiration ou si vous n’êtes pas sûr de répondre à un réel besoin, voici quelques interrogations pour pousser plus loin votre réflexion…

  • Quelles sont les idées de produits, commerces ou services qui me viennent spontanément à l’esprit?
  • En manque d’idée? Regardez autour de vous et repérer les bons plans. Quelles sont les idées de produits, commerces ou services qui « marchent » autour de moi?
  • Tâchez de réfléchir à votre projet en tenant en compte vos goûts personnels. Quelles sont les idées de produits ou services que j’aimerais acheter? Quels sont les commerces qui me manquent?
  • Interrogez votre famille, vos amis, vos relations. Qu’est ce qui leur manque ? De quoi ont-ils envie?
  • Repensez à vos expériences professionnelles. Quelles sont les idées de produits ou services qui auraient permis de travailler plus facilement, avec moins d’effort? Quelles sont les idées qui auraient permis de vendre plus et plus facilement?
  • Plus largement, regardez ce qu’il se passe à la télévision, sur internet, dans la presse, à l’étranger… Qu’est-ce qu’il vous a paru tendance, intéressant, amusant, excitant, etc.?
  • Enfin, voyez grand ! Si demain, je vous annonce que vous avez gagné au loto ou que vous avez hérité d’un riche oncle d’Amérique… Quelles sont les idées de produits ou services que j’aimerais acheter? Quels sont les commerces que je fréquenterais ?

Vous voilà maintenant en possession de listes vertigineuses, de post-it en pagaille et de carnets remplis d’idées piquées un peu partout. Prenez le temps pour réaliser cette étape. Laissez reposer quelques jours, voire noter au fur et à mesure et ne faîtes un bilan qu’à la fin du mois. La prochaine étape est de faire le choix final de votre projet en examinant de plus près ce que vous pouvez réellement réaliser.

#SalonEntrepreneurs: comment monter sa boîte avec 1 000€

Si vous lisez ces lignes, c’est que vous avez vous aussi succombé à ce titre accrocheur… Comme moi au Salon des Entrepreneurs, lorsque je suis allée écouter l’atelier animé par Sylvain Tillon, fondateur de Tilkee et de Sydo Pédagogie! Et pour cause, Sylvain est devenu un sacré bon commercial. Une fois bien installée, j’apprends que la somme est bien sûr donnée à titre indicatif et que cela peut-être parfois moins, parfois… plus. Le plus important à retenir est qu’il est possible de monter sa boîte avec peu de moyen (tout de suite, ça en jette moins c’est sûr), et pour cela notre serial entrepreneur a de sacrés bons conseils, que voici:

1. Aller à contresens

Logique me direz-vous, mais nous avons pourtant tous tendance à nous intéresser aux mêmes problématiques (voir notre dernier article sur Les Secteurs Porteurs Pour Entreprendre en 2015). Certaines activités sont plus réglementées et donc plus difficile d’accès. Mais si, comme Uber, vous trouvez une faille, foncez!

2. Aller chercher du client

Logique aussi! Plutôt que de tout miser sur des potentielles levées de fonds, allez chercher des clients, ce sont eux qui constituent une réelle source de revenu récurrente. Quelques tips pour lancer:
Un service B to B: trouver des clients, trouver des clients et trouver des clients. Si vous avez un besoin en capital dès le départ, il y a peut-être un souci dans votre business model. Apprenez à vous fixer des objectifs hauts dès le début !
Un produit: pour seul investissement au départ, une impression 3D en guise de prototype devrait suffire pour convaincre. Inutile de se lancer dans une production coûteuse avant d’avoir le moindre client.
Un logiciel web: de la même manière, un prototype sur WordPress pour présenter l’interface et les différentes fonctionnalités fera parfaitement l’affaire pour commencer à démarcher.

shadok 053. Avoir un projet le plus simple possible

Un projet simple est un projet capable d’être pitché en 30 secondes devant vos interlocuteurs. Le but est d’être rapidement compréhensible par n’importe qui et de pouvoir convaincre rapidement. Ainsi avant de vouloir vendre une voiture, commencez par vendre une trottinette… Puis une trottinette avec un moteur… Et enfin vendez votre voiture! De toute manière, sachez que selon la règle des 20/80: 20% de vos fonctionnalités sont utilisées par 80% de vos clients. Il ne sert donc à rien de les perdre dès le départ avec une flopée d’outils.

4. Répondre à un besoin existant

On vous parle d’innovation à toutes les sauces mais, une fois encore, recherchez la simplicité. Innover c’est chercher à créer un besoin chez les consommateurs, et c’est donc forcément plus compliqué. Il va falloir rassurer vos client qui auront tendance à s’inquiéter devant votre nouveauté qui cherche à les faire changer de comportement (pour leur bien, certes !), et donc à les mettre en danger. Tandis que répondre à un besoin existant, c’est rendre un service immédiat et vous serez accueilli comme le Messie (oui, oui).

shadok 125. Ne pas sous-évaluer son offre

Erreur classique de l’entrepreneur débutant, nous avons tendance à nous dévaloriser sans nous en rendre compte en fixant des prix plus bas que le marché… en espérant percer! Le résultat obtenu est bien souvent à l’inverse. Mettez-vous à la place des consommateurs. Comme eux, n’avez-vous pas tendance à relier « prix élevés » et « produits de qualité »? Il s’agit de rassurer vos clients, et non de dévaloriser votre offre.
En B to B, Sylvain encourage à engager les entreprises dès le début du processus. Pour Tilkee, il a ainsi rendu payant le test de son logiciel.

6. Ne pas faire de business plan à 5 ans

Un autre point sur lequel nous avons tendance à passer du temps (et donc de l’argent) est le fameux business plan, souvent rédigé pour les 5 années à venir. Ce n’est pas complètement inutile, car vous avez souvent besoin de vous rassurer vous, votre banquier… votre famille ! Mais le marché est changeant, il faut donc accepter de faire évoluer rapidement votre offre et de pivoter plusieurs fois durant les années à venir.

7. Rassurer

Avec pas un sous en poche, il va falloir adopter une autre stratégie pour faire croire en votre idée. La première étape est de rassurer vos partenaires, et vous êtes votre meilleure vitrine. Avant même d’acheter votre produit/service, on vous achète vous, votre charisme, votre expérience, votre façon d’être… Pour les banques, votre plus beau sourire ne suffira pas. Il vous faudra aussi chiffrer exactement ce que chaque action va vous rapporter Ne vous contentez pas d’un joli camembert aux formes harmonieuses (20% marketing, 80% production : euh mais encore?).

8. Engager une communauté autour de votre offre

Plusieurs boîtes ont réussi ce merveilleux pari de fédérer autour de leur projet une communauté qui attende avec impatience le lancement de leur produit. Pensez au crowdfunding pour tester votre projet ! Le plus bel exemple est celui d’Hexoplus, une caméra volante qui vous suit dans vos périples sportifs. Leur produit est en pré-vente depuis maintenant un an, sans que la production n’ait commencée. Rien n’est moins sûr d’ailleurs quant à la possibilité de réaliser réellement cet astucieux engin.

9. Accepter de planter

Le meilleur conseil pour la fin est d’accepter l’échec. Sur 100 créations, 50% se plantent. Et le plus rentable pour vous, c’est de savoir passer à autre chose avant de vous épuiser à la tâche dans un projet qui vous tient à coeur mais… qui ne fonctionne pas ! Prenez exemple des entrepreneurs de la Silicon Valley. En un an, ils ont le temps de planter deux boîtes et d’en re-créer une autre à la suite. Ce n’est jamais perdu, bien au contraire. Comme on vous le répète souvent, on apprend bien plus de ses erreurs…

Si vous avez aimé les retours de Sylvain Tillon, n’hésitez pas à aller plus loin en vous plongeant dans la lecture de 100 conseils pour planter sa boîte, un livre plein de ressources pour continuer à voguer à contresens!

#SalonEntrepreneurs: Les secteurs porteurs pour entreprendre en 2015

Le Salon des Entrepreneurs est l’occasion de faire un état des lieux de l’entrepreneuriat en France et ailleurs. Pour sa 12ème édition, début Juin, le programme débute par une conférence sur les secteurs porteurs pour l’année à venir. Objects connectés, service à la personne, consommation collaborative… autant de secteurs qui ont su attirer et rendre créatifs les plus ou moins jeunes entrepreneurs ces derniers temps. Que se cache t-il réellement derrière ces domaines d’innovation? Effet de mode ou réel potentiel de marché ? Des entrepreneurs sont venus témoigner!

Salon des Entrepreneurs

Service à la personne

Besoin d’un taxi? Vous le commandez sur Uber. Besoin d’un coiffeur? Vous… allez chez le coiffeur! Frustrée d’une prestation ratée après des heures de recherche, Morgane L’Hostis a décidé de devenir le Uber de la beauté grâce à PopMyDay. Cette application vous permet de réserver des prestations de coiffure, de nail art et même de yoga, le tout à domicile! Même histoire 17 ans plus tôt pour Sébastien Forest qui tente de se faire livrer à manger un dimanche. Après trois quart d’heure de négociation et un plat choisi sans carte, c’est décidé, Allo Resto verra le jour.

Ce qu’on retient:
L’innovation dans le service à la personne réside dans l’innovation d’usage et dans la re-définition de la relation client. On reprend des métiers artisanaux et traditionnels mais avec une approche différente pour se démarquer.
Prenez le temps d’observer : quelles sont vos frustrations quotidiennes? Il est peut-être temps de faire mieux que les autres ou, du moins, de proposer une alternative.
Grâce aux nouvelles technologies, vous n’avez pas besoin d’un important capital au départ. Il faut entre 2,000 et 7,500€ pour créer sa boîte en moyenne. On crée son site, on bricole son appli mobile et c’est parti!

Consommation Collaborative

Location, prêt entre particulier, autopartage, échanges de connaissances, achat groupé, autant d’activités destinées à faire payer moins cher (ou de manière plus eco-responsable) les consommateurs grâce à un effet de masse rendu possible par internet. Vincent Ricordeau, fondateur de KissKissBankBank a ainsi réussi à fédérer les communautés nationales et internationales présentes sur Myspace et qui se regroupaient autour d’artistes indépendants. À l’époque, les gens l’ont traité de fou. Figurez-vous, en pleine crise économique, demander de l’argent pour un projet que personne ne connaît… Vincent se lance et réalise 100 000€ de C.A. En 2015, il fait désormais 100 000€ par jour.

Ce qu’on retient:
La clef du succès est de s’appuyer sur une communauté unie et active. Posséder une grande communauté est important mais pas obligatoire. Il vaut mieux posséder 1,000 utilisateurs actifs sur son sa page que 10,000 endormis…
Être actif sur les réseaux sociaux pour animer de manière régulière et être toujours présents dans les esprits !

Objects Connectés et Santé

Grégoire Gérard est le créateur de Holî, une lampe avec une ampoule LED et connectée à votre iPhone qui se charge de vous accompagner pour une bonne nuit de sommeil. Le plus dur pour lui est de réussir à s’implanter dans des circuits de distribution classiques. Après quelques mois d’obstination, il finit par décrocher un accord avec Apple. Vous pouvez désormais retrouver Holî dans les Apples store d’Europe…

Ce qu’on retient:
Il y a finalement très peu d’acteurs sur le marché, c’est le moment de se lancer!
Attention toutefois au coût de production qui, selon la technologie utilisée, peut être très élevé.

Je pourrai vous dire que vous n’avez maintenant plus aucune excuse pour vous lancer, mais le simple fait d’écrire un article sur les secteurs porteurs est bien souvent la preuve que vous avez déjà raté le train en marche. À vous de repérer le secteur de demain, pour cela pas de recette miracle mais un seul conseil : ouvrez les yeux!

Entrepreneuriat: de l’idée à la création

Par Angelo Arakaza

Tout projet entrepreneuriat nait d’une idée. Une idée qui sera testée, améliorée et retestée. C’est durant ce temps qu’un projet mûrit et se développe.

1. Trouver une idée

Un entrepreneur est un chasseur d’idées. Il est toujours à la recherche de nouvelles idées : des idées de création, des idées d’innovation, etc.
Pour devenir un entrepreneur, il faut savoir trouver des idées. Mais comment faire pour trouver une idée de création ?

Certaines personnes perdent leur temps en cherchant l’ idée du siècle, celle qui marchera à tous les coups. Toutes les grandes idées qui ont changé notre société voire notre façon de vivre n’étaient qu’au départ de simples idées. Steve Job et son associé ont créé le premier Apple dans le garage des parents de Steve Job.

Business planCe qui revient à dire que pour la plupart de grands projets ne sont partis que de simples idées qui cherchaient à répondre aux besoins du moment.

Pour trouver à votre tour une idée de création, il vous suffit tout simplement d’observer ce qui se passe autour de vous. Il y a forcément un besoin qui est mal satisfait. Il peut s’agir d’un service auquel vous auriez aimé que l’on associe un autre service. Tout comme il peut s’agir d’un besoin exprimé par quelqu’un de votre entourage.

Cependant, ce ne sont pas des idées qui feront de vous un entrepreneur. Il vous faudra évaluer cette idée de projet.

2. Évaluer et valider une idée

Si vous avez déjà trouvé une idée de création, une étape vient d’être passée. Mais, il faudra rester conscient que le chemin est encore long et que le plus dur est encore à faire.

Vous vous lancez dans un projet sans savoir si celui-ci à la moindre chance de se réaliser est assimilable à une personne malvoyante qui sortirait sans sa canne ou son chien.

Pour évaluer votre idée, vous pouvez faire des stands de dégustation (si votre projet est la commercialisation d’un produit) ou lancer un service prototype (si votre projet est un service qui sera proposé à vos clients). Ces deux moyens sont les plus recommandés pour leurs avantages. En effet, ces deux moyens vous permettent d’avoir des informations sur vos futurs clients. Ces informations, sur les appréhensions qu’ont vos futurs clients vous seront utiles pour mieux adapter votre offre à leur besoin.

Pour valider votre idée, vous aurez aussi besoin de faire une étude de marché. Cette étude de marché aura pour objectif de mesurer la taille du marché, le niveau de la concurrence, les tendances du marché, le pouvoir d’achat de votre clientèle cible, etc. Toutes ces informations sont nécessaires pour la validation de votre projet. Si votre projet de projet a passé le test avec succès, il faudra alors passer à l’étape suivante.

3. Avant le lancement du projet

L’étape cruciale est enfin arrivée : le lancement de votre projet. Mais avant, il faudra vérifier que vous avez pensé à tout.
Avez-vous choisir le bon statut juridique ? Si vous vous êtes associés, avez-vous pensé à l’accord de confidentialité ? Avez-vous opté pour le bon business model ?
Toutes ces questions sont celles que se pose tout entrepreneur qui rédige un business plan afin de donner le maximum de chances à son projet.

Angelo ARAKAZAAngelo est chef de projet chez MY BUSINESS PLAN, un site d’aide à la création d’entreprise et à la levée de fonds. Passionné de droit et d’entrepreneuriat, il travaille avec passion avec les entrepreneurs.