4 ans: ce que nous avons appris en chemin…

J’ai obtenu mon extrait kBis pour RDE Marketing il y a un peu plus de quatre ans. Et, alors que je pensais avoir appris de bonnes leçons les trois premières années, les douze derniers mois ont été riches en surprises.

Il y a un an, j’étais (officiellement) seule dans l’équipe. Maintenant on est deux, et seulement officiellement! Nous avons développé notre base de donnée à plus de 500 lecteurs. RDE Marketing tourne sur plus d’une quinzaine de clients réguliers, et pilote les profils sociaux d’une demi-douzaine de marques.

Pas de pression, hein…

En clair, nous nous sommes beaucoup développé au cours de cette quatrième année, et ce que nous entendons par nous avons beaucoup appris.

Mais si une croissance exponentielle est un bon problème à avoir, cela ne veut pas dire que tout s’est déroulé sans heurts. En fait, savoir tout cela en avance aurait probablement rendue la croissance exponentielle beaucoup plus facile.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous voudrions partager avec vous certaines des lessons que nous avons apprises cette dernière année.

Oh Sunshine...

Lancer un business est une chose, mais s’assurer qu’il a suffisamment de traction pour durer, en est une autre entièrement.

Alors, comment éviter le plateau quand on lance un nouveau business? Que doit-on garder en tête? Et quoi doit-on littéralement faire pour que l’aventure continue indéfiniment?

Voici quelques unes des leçons que nous avons apprise en année 4, et comment vous pouvez les appliquer à votre propre entreprise, quel que soit son âge.

Concentrez-vous sur “comment”, pas “si”

Selon les frères Grimm, Hansel et Gretel gardaient une trace de leur route en semant des miettes de pain.

Au final, cela n’a pas été très efficace.

Déjà, des données faites à base de gluten pour évaluer vos progrès sont rarement la solution. Mais aussi, savoir d’où vous venez et comprendre comment vous en êtes arrivé là sont deux choses complètement différentes.

Atteindre vos objectifs, ne sert pas à grand chose sans comprendre comment vous avez fait exactement.

C’est pourquoi il est aussi important, non seulement, de se fixer des objectifs, mais aussi de découper ceux-ci en tâches. De cette manière, vous pouvez mieux évaluer ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas.

Cette dernière année, nous avons recentré nos efforts sur des étapes importantes, et en analysant, une fois ces étapes concrétisées, comment nous y étions arrivées. Cela nous a permis non seulement de célébrer les victoires, mais d’identifier objectivement ce qui marche vraiment et ce qui ne donne que l’impression de marcher.

Au lieu de ne regarder que ce que vous avez fait, regardez pourquoi vous l’avez fait, et si cela a fait une différence mesurable.

Sinon, ces actions que vous réalisez ne sont que des miettes de pain, elles donnent l’impression qu’elles servent à quelque chose, mais, rapidement, répéter vos réussites passées et éviter vos erreurs passées n’est plus qu’une question de chance.

Séparez-vous des choses qui n’apportent pas de valeur.

J’ai déjà écrit sur les dangers du manque de concentration, et comment jongler entre les tâches tue votre productivité.

En cette quatrième année, nous avons dû accepter que jongler entre les projets est tout aussi dangereux, et que c’est une habitude dont il faut se défaire.

Cela signifie: se séparer des choses qui n’ont pas un impact positif, quel que soit notre degré d’attachement.

Pour nous, cela a signifié dire au revoir à certains cours que je donnais depuis plusieurs années!

Aussi proche étais-je des écoles, j’y travaillais depuis 2013, et certains cours tenaient plus de la distraction. Ils n’apportaient plus rien dans la mission de RDE Marketing, et prenaient trop de temps et d’énergie pour le bénéfice global qu’ils apportaient.

Nous avons donc du les abandonner.

Habituez-vous à vous débarrasser de certains aspects de votre business, même certains qui ne sont pas si vieux.

Un autre projet, techniquement, déjà séparé de RDE Marketing: ThinkTank.fish, a du être mis sur pause aussi.

En Juillet 2015, alors que RDE Marketing vivait confortablement, j’ai eu envie d’explorer comment faire bénéficier le plus grand nombre de mon expérience et de mes compétences en terme de lancement d’activité. Outre la partie live que je prodigue via mon bénévolat chez BoostInLyon ou via des programme comme Lyon Ville d’Entrepreneuriat, je voulais ouvrir plus grand cette dimension de mon activité.

Sur sa première année d’existence, cependant, outre une première formation gratuite baptisées « BootCamp Créatif », je n’ai pas trouvé le temps nécessaire pour développer les autres outils que je comptais proposer dans le cadre de ThinkTank.fish… Pas l’e-book, pas la formation e-learning… J’ai des tas de projets ouverts dans mon carnet Evernote et aucun mené à bout.

Le seul accomplissement que j’ai réussi à mener à bien, c’est la publication hebdomadaire d’un article sur le blog. Ce qui me permet de construire tout doucement une communauté autour de cette marque, mais certainement pas à la vitesse que j’aurais souhaité lors du lancement de ce projet.

Donc, en cours d’année, les signaux étaient clairs: ThinkTank.fish devait passer aux archives, en tous cas, pour le moment.

Même constat avec mon blog personnel: OhLitteAudreySays, et les profils sociaux qui lui sont associés. Le temps est au nettoyage de printemps… à l’automne!

Ne prenez pas de décision basées sur votre attachement émotionnel. Prenez sur ce qui apporte ou non de la valeur à votre entreprise!

Autre exemple: les ressources humaines. Ne basez pas vos choix sur ce que vous aimez, ou ce que vous n’aimez pas. Basez-les sur ce qui a du sens pour votre entreprise.

En parlant de développement, il y a un grand changement que nous avons mis en place cette année; un que toute entreprise devrait considérer, quelle que soit sa taille.

Faciliter la vie des nouveaux employés

Quand vous n’embauchez qu’une nouvelles personnes tous les six mois, les mettre au jus de comment les choses se font dans votre entreprise n’est pas très compliqué. C’est vrai, ça fonctionne, et de l’eau aura coulé sous les ponts avant que vous n’aillez à le refaire!

Sauf si vous savez que cela risque de ne pas être le cas.

Quand vous grandissez rapidement, vous devez trouver des moyens de simplifier et d’accélérer ce process.

Nous avons travaillé avec de nombreuses nouvelles personnes cette année, et pas toujours une à la fois, parfois plusieurs personnes dans la même semaine ont participé à des projets pour RDE Marketing. Et cela nous a obligé à trouver un moyen plus efficace de les mettre à jour sur l’avancement du projet.

Ceci signifie que l’on a du mettre en place de la documentation, des tas de documentation. Des manuels d’intégration, des chartes de marque, des vidéos-training et un wiki pour nos partenaires… Nous avons créé une base de donnée facilement exploitable composée d’information et de savoir faire qui permettent à nos partenaires de ce mettre à jour sur les projets.

Un peu comme ces vieilles videos d’intégration de nouveaux employés, mais en moins bizarre…

Viendra un jour où vous n’aurez juste pas le temps de passer des heures à expliquer personnellement à votre nouvelle recrue toutes les choses qu’il/elle a besoin de savoir. Préparez pour ce jour en documentant tout, le long de chemin!

Et alors que vous gardez des traces de tout, gardez une chose en tête:

Ne vous battez pas contre les changements naturels

Rien de ce que vous faites n’est gravé dans le marbre. Pas même votre nom.

Ne vous engluez pas dans quelque chose juste parce que. Si vous avez pris une décision pour de bonnes raisons, n’hésitez pas, tenez-vous en à cette décision. Mais si vous sentez que le courant vous porte quelque part, et que vous n’avez aucun raison de nager à contre-sens, pourquoi vous battre?

En route pour la cinquième année

En résumé: c’est facile de vous retourner sur vos accomplissements et de vous demander ce que vous auriez fait différemment si seulement vous aviez consulté Mme Irma.

Pourtant, apprendre ces leçons sur le tas n’est pas forcément négatif. C’est ce qui vous donne les connaissances et les outils pour vous améliorer!

Donc, pour le moment, prenez ce que nous avons découvert en année 4 et appliquez-le à votre entreprise. Analysez vos actions, concentrez-vous sur ce qui apporte de la valeur, documentez la manière dont vous faites les choses et laissez-vous porter par les changements… Pendant ce temps, nous verrons quelles leçons nous allons apprendre de l’année 5.

Vous pensez n’avoir besoin de personne pour gérer votre entreprise? Voici vos quatre vérités!

Depuis la diffusion de Game of Thrones, j’ai toujours voulu visiter King’s Landing. King’s Landing est tourné à Dubrovnik, sur la côte Adriatique de la Croatie, donc en quelques heures d’avion on peut se retrouver transporté dans la capitale des Sept Royaumes. Cool, non?

Jusqu’à il y a un mois, cependant, je ne l’avais jamais fait! Et puis un jour, j’ai décidé qu’il était temps d’arrêter d’attendre, et j’ai fait ma valise pour Dubrovnik, via la Serbie et le Montenegro.

Alors que je posais mes fesses sur le trône de fer, ou en tous cas sa réplique sur l’île de Lokrum, vous savez à quoi j’étais très très loin de penser? Non, pas Jamie Lannister… Enfin!

Mon entreprise.

Je ne vous raconte pas cette histoire pour me faire mousser – parce qu’il y a dix ans, le seul siège sur lequel je m’assaillais était celui de mon bureau tout gris dans la banlieue de Philadelphie… Souvenirs, souvenirs…

Je vous raconte cette histoire précisément parce que j’ai bâti mon entreprise en partant de rien, et qu’elle me permet aujourd’hui de faire les choses dont j’ai envie, et c’est exactement comme ça que cela doit se passer.

Votre entreprise doit vous ouvrir les portes de la Liberté

Il arrive un moment dans la vie où vous pourriez avoir trouvé un nouveau travail, ou même garder celui que vous aviez. Mais vous avez choisi de laisser cette vie derrière vous et de devenir entrepreneur… Pourquoi? Pour pouvoir créer un autre travail qui vous laisse sur le carreau à la fin de la journée, et que vous détestez un peu plus chaque jour?

Même si vous êtes au centre de votre business, votre objectif devrait être de créer quelque chose où vous n’avez pas tout à faire vous-même. Dis la fille qui met ses photos de vacances dans un article de blog! Votre entreprise doit vous rendre plus fort, plus libre, pas vous épuiser.

Et cela signifie que vous devez ARRÊTER d’essayer de tout faire vous-même.

Et CELA signifie qu’il vous faut embaucher.

Embaucher peut faire peur

Quand vous entendez « embaucher », ça vous donne des cauchemars peuplés de charges patronales et cotisations sociales, et de tout un tas de démarches administratives compliquées, c’est ça? C’est terrifiant, je vous l’accorde!

Mais c’est parce que le monde entrepreneurial dans lequel vous vivez est TRÈS différent de celui dans lequel les D’AUTRES vivent.

Vous savez combien de gens ont créé des entreprises aux États-Unis en 2013? Seulement 0.28%. C’est 28 personnes sur 10,000, et tous n’avaient pas un business angel de la Silicon Valley qui investissaient des millions de dollars sur leur projet. Je sais que moi je n’en avais pas en tous cas. Les gens comme vous et mois sont ce que l’on appelle des bootstrappers: on démarre de rien et on développe notre entreprise de manière naturelle. Cela veut dire que la plupart des choses que vous lisez dans les médias sur les embauches et la gestion d’entreprise n’est pas écrit pour des gens comme vous. Mais CET ARTICLE l’est, et cela m’emmène à la première vérité concernant ne pas tout faire soi-même:

Vérité #1: Quand vous lancez une petite entreprise, vous devez penser petites embauches

Quand vous pensez « embauche » de manière traditionnelle, vous imaginez probablement quelqu’un entrant dans une tour de bureaux avec un attaché-case, et en ressortant avec un emploi et un salaire. Mais ce n’est pas ce qu’est une embauche dans le monde du bootstrap!

Vous devez oublier l’idée d’embaucher un salarié à temps-plein avec un CDI et un salaire annuel de 80,000 euros.

Quand vous démarrez, c’est tout juste impossible. Et c’est pour cela qu’autant d’entrepreneurs n’embauchent JAMAIS, même s’ils devraient depuis bien longtemps! On nous laisse penser qu’il faut qu’on embauche une équipe complète de salariés, parce que c’est ce que les grosses start-ups qui lèvent des millions font; et attendre que ce moment parfait où vous aurez « les moyens d’embaucher » se matérialise vous ralentira plus qu’autre chose.

Embaucher quelqu’un peut signifier: « quelques heures par semaine ». Cela peut signifier que vous avez quelqu’un dans votre rolodex (ça s’utilise toujours, ça, un rolodex?) que vous pouvez contacter à chaque fois que vous avez besoin de quelque chose de spécifique. Cela peut signifier économiser suffisamment pour prendre un intérimaire pendant un mois et les utiliser au maximum pour 30 jours de bonheur.

Ma première embauche était une étudiante super intelligente et super travailleuse qui bossait pour moi à mi-temps pour $500 par mois, et elle m’a enlevé de nombreuses épines du pied quand j’essayais de démarrer mon entreprise! Investir autant que possible dans de l’aide peut vous rapporter GROS, à la fois maintenant et sur le long terme. Et cela m’emmène à ma seconde vérité.

Vérité #2: Vous devez arrêter de payer pour des idées

« Mmm… Audrey, tu ne vends pas du coaching et des formations? »

Oui, cher lecteur, c’est bien ce que je vends. Mais, soyons honnêtes, toutes les idées et les formations du monde ne feront aucune différence si vous n’êtes pas capable de FAIRE ce qui vous est enseigné.

Je donne des formations sur comment utiliser les réseaux sociaux pour développer son business, et elles ont aidé BEAUCOUP de gens. Mais si vous ne prenez pas le temps de mettre en pratique ce que j’enseigne, toutes les formations du monde aboutiront au même résultat: nada!

Nous n’avons tous que 24 heures dans une journée, et pourtant, nous avons ce fantasme secret que si on est suffisamment intelligent, et que l’on lit suffisamment d’articles sur la productivité, les heures vous lentement se rallonger, comme la Violet de Willy Wonka. Eh bien, non, ça ne va pas se passer comme ça.

Vous pouvez cependant vous construire du temps. Littéralement. Parce que, rappelez-vous nous n’avons TOUS que 24 heures dans une journée, donc quand vous embauchez quelqu’un, pensez-y comme d’acheter leurs heures. C’est comme cela que l’on fait avancer les choses. C’est comme cela que l’on SE DÉVELOPPE. Si vous avez une grande vision qui n’arrive pas, il est peut-être temps d’ajouter quelqu’un à l’équipe. Quelqu’un avec des heures que vous pouvez ajouter aux vôtres, vous permettant ainsi de faire d’autres choses.

Vous avez l’impression que vous n’arriverez jamais à trouver la bonne personne pour parfaire votre équipe? Eh bien, c’est une autre vérité que vous devez entendre:

Vérité #3: Il y a de nombreuses personnes qui peuvent faire les choses dont vous avez besoin et qui peuvent les faire très très bien

Disons que vous êtes prêts à créer un site professionnel pour votre entreprise. Vous avez économisé et vous avez le budget pour un designer graphique, un développeur, de l’hébergement, tout ça tout ça… sauf pour la rédaction de vos textes. Vous allez juste écrire cela vous-même.

« Pourquoi ne pas le faire moi-même? Personne ne connait mon entreprise aussi bien que moi… Je suis le/la seul(e) à pouvoir transcrire les valeurs que je veux représenter. »

Vous avez raison sur un point: personne ne connait votre entreprise aussi bien que vous. Mais il y a des tonnes de personnes dans le monde qui ont les compétence et l’expérience de l’écriture pour le web. Des gens dont la seule activité est d’écrire des textes pour les sites web d’entreprises comme la vôtre. Et si vous n’êtes pas prêts à céder un peu de contrôle, vous ne bénéficierez pas de leur expertise.

Je suis, moi-même, coupable de cela.

Je suis rédactrice de formation, et pendant des années j’ai repoussé l’idée d’en embaucher un(e) pour RDE Marketing. Je savais juste que personne sur terre ne pourrait répondre à mes attentes! Alors, pendant des années, tout mon rédactionnel était fait petit bout par petit bout, et mon site web en souffrait.

Le concept que personne ne peut faire un boulot aussi bon que ce que vous souhaitez est, franchement, débile. Et si vous ne vous débarrassez pas de cet état d’esprit tout de suite, il va vous ralentir. Si les gens que vous trouvez ne sont sincèrement pas à la hauteur de ce que vous recherchiez, il est probablement temps de se faire un raison et de réévaluer ses attentes en terme de tarif, parce que les gens qui sont bons dans ce qu’ils font ne sont généralement pas ceux qui le font pour le mois cher.

Pensez à chaque embauche comme à un centre de profit. Pas une charge sur vos revenus, mais une manière d’augmenter ceux-ci. Et cela inclue aussi les profits indirects! Si vous avez quelqu’un qui s’occupe de vos publicités sur Facebook, vous pouvez facilement comparer l’argent qu’il vous rapporte à l’argent qu’il vous coûte. La personne qui s’occupe de votre service conso, d’un autre côté, n’est pas aussi facile à analyser quand il s’agit de valoriser son service. Mais elle réduit aussi le temps que VOUS auriez passé sur cette tâche, et la manière dont vous passez VOTRE temps à la place est peut-être une source de profit supplémentaire. Et puisqu’on parle de temps passé, vient le moment de vous asséner votre quatrième vérité:

Vérité #4: Vous allez passer beaucoup de temps à apprendre et, oui, à faire des erreurs

Je peux vous dire un petit secret? Approchez-vous…

Prêts? Ok, alors imaginez moi vous dire cela en murmurant.

Personne ne sait vraiment ce qu’il fait lorsqu’il embauche pour la première fois. PERSONNE.

Peu importe combien d’article de blog vous avez lu, ou combien de podcasts vous avez écouté, embaucher la bonne personne s’apprend chemin faisant. Je sais, je me suis trompée! Tout le monde s’est trompé. Aucune entreprise dans le monde n’a conservé ses salariés éternellement.

Ça va devenir compliqué et vous allez devoir chercher bon nombre d’informations sur Google. Vous allez devoir faire avec toute cette paperasserie dont je parlais tout à l’heure. C’est ok. Tout le monde passe par là.

Mais si vous n’acceptez pas les quatre vérités de l’embauche, ou de ne PAS essayer de tout faire tout seul, vous ne faites que vous mettre du plomb dans les ailes. Vous êtes devenu entrepreneur pour pouvoir être le patron. Être le patron, c’est merveilleux. Tout faire tout seul, c’est beaucoup moins drôle. Alors, soyez généreux avec vous-même, et soyez généreux avec l’avenir que vous construisez! Vous serez surpris de constater quelle belle récompense on obtient quand on essaie pas de tout faire soi-même.

Crédit photo: Samuel Zeller (via StockSnap.io)

Comment aller plus loin en montrant un peu d’agressivité

Admettez le: gérer une entreprise peut se montrer un peu déprimant. Dès qu’une chose est résolue, une autre demande votre attention.

Que vous ayez à faire à des algorithmes de réseaux sociaux imprévisibles, des ruptures de communication, ou a une intelligence artificielle sociopathe en cavale, il y a toujours un nouvel incendie à éteindre.

Ce qui est facile à oublier, cependant, c’est que cela n’est pas toujours une mauvaise chose.

En fait, quand vous savez que quelque chose va de travers, c’est bon signe.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, quand les choses se brisent, se plantent, ou ne fonctionnent pas comme elles devraient, ça fait mal. Mais comme n’importe quel docteur vous dirait, il ne faut pas ignorer ce qui fait mal.

Prenez le churn par exemple, le pourcentage de clients perdus sur une période donnée.

On m’a dit que la manière dont je calcule le churn est à la fois agressive et dépressive, comme une reprise d’Adèle par un groupe de hard-rock.

Mais c’est ce que j’aime. Encore mieux, c’est la manière dont j’ai besoin que cela se fasse. En fait, c’est la manière dont vous, aussi, devriez évaluer vos performances.

Pourquoi être un tel plomb? Pourquoi rendre vos statistiques aussi dures que possible?

Vos chiffres vous veulent du bien

Quand vous êtes un business bootstrap comme le mien, vous n’avez pas besoin de vous inquiéter d’impressionner qui que soit avec vos chiffres. Vous n’avez pas besoin de séduire des investisseurs pour continuer à payer vos factures. Vous avez juste besoin de faire du profit.

N’importe quel entrepreneur vous dira que ça peut être stressant. Mais c’est aussi libérateur.

Bien entendu, vous pouvez tordre les chiffres dans tous les sens pour les rendre plus attractifs qu’ils ne le sont vraiment, mais à qui essayez vous de prouver quoi que ce soit?

Par le passé, par exemple, Facebook comptait toute personne qui regardait seulement trois secondes d’une vidéo comme « vue ». YouTube, au même moment, ne comptait une vue qui si quelqu’un regardait 30 secondes, 10 fois plus!

Vous pouvez facilement imaginer lequel de ces standards permet de collectionner des statistiques impressionnantes.

C’est un de ces moments où vous pouvez comprendre pourquoi quelqu’un calcule les choses d’une certaine manière. Après tout, Facebook pousse la vidéo depuis un certains temps, et plus ils ont de vues, plus les gens auront envie de tester ce nouvel outil.

Quand on regarde un chiffre comme le churn, cependant, on prend plutôt la philosophie de YouTube. Nous voulons que les statistiques soient les plus dures possible.

On pourrait le rendre plus attractif en disant que certains personnes comptent, et d’autre pas. Par exemple, beaucoup d’entreprises ne comptent pas les nouveaux clients qui partent avant un certain point dans leur manière de calculer leur churn.

Ça le réduirait et le rendrait plus impressionnant, certes. Mais ce n’est pas une manière de faire que je trouve utile. Et, c’est un exemple parfait de pourquoi vous devriez vous montrer agressif avec vos statistiques.

Il faut se montrer brutalement honnête pour découvrir et résoudre un problème.

Une mauvaise statistique c’est comme un tâche sur votre jolie robe. Vous pouvez la camoufler avec une broche, mais ça ne la fait pas disparaitre pour autant.

Si vous voulez vraiment faire mieux, et pas seulement donne l’impression que vous faites déjà très bien, vous devez faire face à cette tâche.

Prenez notre exemple du churn. On pourrait rendre ce pourcentage plus bas en supprimant les personnes qui s’abonnent à Exposé! et se désabonnent rapidement, mais si l’on est honnête avec ce chiffre, on peut utiliser cette information pour construire quelque chose d’encore meilleur.

Parce que l’on ne se ment pas avec nos statistiques, on peut identifier des opportunités de rendre Exposé! encore meilleur pour ses lecteurs, et de baisser ainsi le pourcentage de nouveaux abonnés qui décident de partir.

Si on ne prenait pas en compte ces gens là, le chiffre du churn serait plus bas, mais cela ne nous serait pas aussi utile.

Vous pouvez utiliser cette approche avec de nombreux aspects de votre entreprise.

Disons que vous écriviez un article de blog qui n’attire pas autant de lecteurs que vous espériez. Vous pouvez choisir la voie du « y’a des jours avec et des jours sans… » ou vous pouvez vous montrer brutal avec vous-même et chercher comment améliorer la donne.

Peut-être que le titre n’était pas assez attractif, ou votre audience n’était pas intéressée par ce sujet. Peut-être qu’il n’y avait pas assez de promotion sur les réseaux sociaux, ou au bon moment. Si vous en faites la promotion via une newsletter, peut-être que vos taux d’ouverture ou vos taux de clics n’étaient pas aussi élevés que d’habitude.

Votre taux de rebond est plus élevé que vous ne le souhaiteriez? N’assumez pas que le problème vient de votre audience. Essayez de comprendre pourquoi! Peut-être faut-il que vous modifiez votre page de vente, ou que vous intégriez plus de liens dans vos articles de blog.

Regarder ces éléments vous donne l’opportunité de vous demander: pourquoi? Et répondre à cette question signifie que vous pouvez faire mieux par la suite.

Plus vous vous la posez, plus il y a de chances que vous vous amélioriez!

Il est temps de regarder la vérité en face

Vous montrer sans pitié avec vos propres performances n’est souvent pas une partie de plaisir. Ok, ça n’en est jamais une…

Quand vous tordez vos trop vos chiffres pour les rendre plus attractifs, cependant, vous vous privez d’opportunités de vous améliorer!

Alors, allez-y, essayez ma perspective agressive et déprimante! Évitez les trucs et astuces qui donnent l’impression d’une bonne statistique quand celle-ci est faible, et vous ne ferez pas que vous sentir mieux à propos de ces chiffres, vous serez en mesure de vraiment les faire évoluer.

Crédit photo: Ryan McGuire via StockSnap.io

5 petits trucs pour mettre fin à vos habitudes anti-productivité sur Slack

Quand vous êtes votre propre patron, il est tentant de vouloir tout faire à votre manière.

Nous, les entrepreneurs, voulons toujours suivre notre propre chemin! Nous sommes censés faire des choses comme ne plus donner de deadlines, ou dire « à mort le viral! », ou laisser tomber un programme comme Slack car, tout aussi efficace qu’il soit, il nous rend dingue.

Mais ce qui fonctionne pour les autre ne fonctionne pas forcément pour nous.

Certaines personnes ont besoin de deadlines pour se garder (et garder les autres) dans le droit chemin. Certaines personnes sont capable de transformer la vitalité en succès internationaux. Et parfois, une appli comme Slack a juste besoin d’un peu d’amour, pas d’être mise au placard.

Je suis une grande fan de Slack mais il n’est pas parfait tel quel, et, bien que je ne me prétende pas sociologue ou psychologue, je me dis que le taux de divorce avec Slack pourrait être beaucoup plus bas si les gens se montraient un peu plus sains dans leur relation au logiciel.

Slack peut se montrer égoïste, demandant et impoli. Il vous interrompt quand vous essayez de travailler, il vous saute dessus quand vous essayez de vous concentrer, et il vous tire sur le pantalon quand vous ne prêtez pas attention à lui. Ou ça, c’est peut-être juste mon chat…

Cela signifie-t-il que c’est un outil dont on peut se passer? Bien sûr que non! Mais tirer le meilleur de Slack c’est comme gagner l’un de ces concours populaires aux États-Unis, où il faut manger une tarte les mains dans le dos: il va falloir y aller sans pitié.

Jouer avec les paramètres par défaut de Slack (et ré-évaluer ses propres habitudes au passage) va complètement changer la manière dont vous utilisez l’application, et cela rendra l’expérience globale infiniment moins polluante.

Vous voulez voir à quoi cela ressemble? Essayez de faire ces quelques ajustements.

Banissez Slack sur votre mobile

Supprimez l’appli.

Ne vous contentez pas de couper les notifications. Supprimez l’appli purement et simplement.

Quel degré de productivité allez-vous vraiment atteindre sur votre téléphone? Votre entreprise a-t-elle besoin de vous au point que si vous ne surveillez pas pendant quelques heures elle va se désintégrer? Sérieusement, faites preuve d’un peu d’amour-propre. Si vous êtes dans un lieu public et que vous passez votre temps sur Slack, vous feriez aussi bien de vous acheter un livre.

Quand vous travaillez, vous travaillez. Quand vous ne travaillez pas, vous ne travaillez pas. Regarder son téléphone toutes les deux minutes? Rendez cela impossible. Supprimez l’application et utilisez l’espace disponible pour des podcasts.

Sauf si, bien sûr, vous voyagez beaucoup. Vous voyez ce que je veux dire.

Allez-y mollo sur les notifications

Ok, ok, vous souffrez du symptôme FoMO. Vous voulez savoir tout ce qui se passe quand ça se passe.

Vous êtes durs.

Mettre en route toutes les notifications de Slack serait comme de mettre un micro dans chaque pièces d’un bureau et essayer de tous les écouter en même temps. Vous vous infligez un bruit insupportable qui ne vous sert à rien.

Voici une liste de toutes les fois où vous devez recevoir une notification:

  1. Quand quelqu’un dit votre nom

Fin de la liste.

Clairement, vous pouvez installer des notifications et alertes en tout genre, mais pourquoi s’embêter sauf si cela ne requiert pas votre attention explicitement et directement?

Avoir le pouvoir de tout surveiller ne signifie pas que ce soit pertinent de le faire. Si quelqu’un a besoin de vous faire passer un message ou de vous demander quelque chose, c’est leur responsabilité de vous mentionner par votre nom et de vous faire participer à la conversation. Si vous paramètrez les notifications pour écouter une conversation sur un sujet qui vous intéresse, vous ne ferez rien d’autre de vos journées.

(NB. Si vous avez le même nom que quelqu’un de votre équipe, assurez-vous que vos pseudos soient différents pour que plusieurs personnes ne se fassent pas notifier sur le même mots mis en avant ou l’utilisation d’un @-mention quand vous cherchez à attirer l’attention de quelqu’un).

N’utilisez pas le « Do Not Disturb »

De la même manière, il y a un piège dans Slack: la fonction « Do Not Disturb ».

C’est vrai, on peut penser que c’est pratique, sauf que son paramètre par défaut assume que vous ne voulez couper les notifications que le temps de dormir.

La fonction « Do Not Disturb » est fantastic si, par exemple, vous voulez mettre du temps de coté régulièrement pour mettre le nez dans le guidon en mode solo. Mais ne la laissez pas vous piéger à être connecté tout le temps.

Quand vous ne travaillez pas, vous ne travaillez pas, vous vous souvenez? Vous n’avez pas besoin de recevoir de notifications quand vous ne travaillez pas; vous n’avez même pas besoin d’avoir l’application ouverte. Fermez la et vivez votre vie.

Et quand vous revenez…

Arrêtez de tout lire…

Si vous essayez de lire tous les messages qui sont postés dans tous les dossiers, vous avez tout faux.

Slack vante le nombre d’emails que vous économisez en l’utilisant et cela fait penser à certains que l’appli va remplacer votre boite de réception.

C’est complètement dingue.

Si vous traitez Slack comme un remplacement de votre boite de réception, vous allez le détester. Et vous allez probablement aussi détester votre vie.

Ne vous imposez pas le standard de rattraper toutes les messages en retard. Vous n’en serez jamais capables et vous allez y perdre la raison. Le secret, c’est de changer vos paramètres:

L’option par défaut, sur Slack, est la première, qui vous encourage à faire un retour en arrière et de vous mettre à jour sur tout un tas de conversations qui ont eu lieu en votre absence. C’est comme arriver au boulot le matin et devoir écouter un enregistrement de chaque conversation qui a eu lieu depuis votre départ la veille.

Il y a de meilleures manière de passer votre temps. Modifiez vos paramètre pour l’option numéro 2 qui décourage le retour en arrière et vous garde concentré dans le présent.

Mettez presque toutes les chaînes en « Silence »

Vous ne détestez pas quand vous avez un tas de messages non-lus qui vous attendent? Vous ne ressentez pas, comme moi, un immense sentiment de satisfaction quand vous n’en avez aucun?

Slack veut que vous pensiez que tous les messages non-lus nécessitent votre attention. Alors qu’en fait, ce n’est pas le cas pour la plupart.

Ne faites pas confiance à Slack. Faites preuve d’initiative et mettez sous silence toutes les chaines qui ne sont pas essentielles à votre travail quotidien. Et c’est probablement la plupart.

Mettre de chaînes sous silence les empêche de passer en gras dans la barre de côté, indiquant qu’elles ont de messages non lus à l’intérieur; cela évite qu’elles viennent vous distraire!

Faire ce simple changement transforme complètement votre expérience avec Slack, et rend l’outil infiniment moins polluant.

Si quelqu’un vous tag ou mentionne votre nom dans l’un des dossiers, vous serez toujours notifié, et vous pourrez toujours y accéder si vous voulez voir ce qu’il s’y raconte. Vous n’aurez cependant plus tout un tas de dossier qui attirent votre attention depuis la barre de côté, vous distrayant des choses qui comptent vraiment.

Si vous n’assisteriez pas à une réunion qui se passe dans une chaîne Slack, mettez-la sous silence. Les gens vous appelleront s’ils ont besoin de vous. Et si ce n’est pas le cas, il y a probablement d’autres choses plus intéressantes et utiles à faire!

Aussi simple que ça

Voilà, cinq ajustements simples et rapides qui vont complètement transformer votre expérience avec Slack.

En tirer le meilleur demande un peu de réglages, mais eh, gérer une entreprise est avant tout une affaire d’ajustements, non?

Vous avez des conseils d’utilisation de Slack? Racontez-nous comment vous l’utilisez dans les commentaires!

Crédit photo: Startup Stock Photos (via StockSnap.io)

Trucs et astuces d’entrepreneurs : comment mettre en place une veille marketing efficace gratuitement

Surveiller l’actualité de votre secteur, ce qui se dit sur vous et vos concurrents sur la toile est aujourd’hui indispensable.
Il existe pour cela des outils très poussés, mais leurs tarifs sont souvent hors de portée des bourses des créateurs d’entreprises et gérants de TPE.
Chez The Business Plan Shop nous avons trouvé un moyen de mettre en place une veille marketing efficace à l’aide de 2 outils 100% gratuits.
Envie de faire la même chose pour votre entreprise? Bonne nouvelle nous vous expliquons en détails comment faire dans cet article!

Google Alerts : pour écouter

Le premier outil que nous utilisons est Google Alerts. C’est un outil qui vous permet de créer des requêtes de veille sur le web puis de recevoir une alerte par email ou flux RSS dès que la requête trouve un résultat.

Par exemple, si vous souhaitez être averti dès qu’on mentionne votre marque ou celle d’un concurrent sur le web, il vous suffit de créer une alerte comme celle-ci :

Comme vous le voyez sur l’image ci-dessus, cette alerte me permettrait de recevoir un email dès que la marque « Apple » est mentionnée dans un article français.

Google vous permet d’affiner les alertes avec un certain nombre de paramètres (fréquence des emails, sources, pays, langue, nombre de résultats à inclure) ce qui est fort pratique.

Mais il y a mieux : vous pouvez utiliser avec Google Alerts les mêmes opérateurs de recherche que sur Google.fr.

Par exemple si je souhaite être averti dès qu’un article parle de fast food sur notre site je peux créer une alerte comme ceci :

Les guillemets autour de fast food me permettent de chercher uniquement ce mot clé et l’opérateur site:thebusinessplanshop.com me permet de limiter les résultats de recherche à notre site.

Si vous n’êtes pas familier avec les opérateurs de recherche Google vous pouvez trouver plus d’information là dessus dans cet article.

Comme vous le voyez, à l’aide de cet outil vous pouvez facilement surveiller tout ce qui se dit sur la toile sur: vous, vos concurrents, vos clients, vos fournisseurs, etc.

Une fois que vous avez créé vos alertes, il s’agit de centraliser et de stocker l’information pour la rentre accessible à votre équipe : c’est le rôle du deuxième outil que nous utilisons.

Feedly : pour centraliser l’information

Feedly est un lecteur de flux RSS; il vous permet de centraliser tous vos flux de veille dans une interface graphique très agréable à utiliser:

Feedly vous permet d’agréger à la fois les alertes Google que vous aurez créé, mais également des flux RSS en provenance de blogs ou site d’actualités.

Vous pouvez ainsi regrouper au même endroit: les dernières publications sur le blog de votre concurrent, les actualités de votre secteur, et vos alertes Google.

Armée de votre base de veille, votre équipe peut maintenant réagir efficacement à l’actualité. Un journaliste parle de vous? Partagez son article sur les réseaux sociaux. Un bloggeur mentionne un concurrent? Demandez-lui de vous inclure dans l’article. Etc.

Feedly facilite également cette étape. En effet, le lecteur de flux RSS possède des intégrations avec la plupart des réseaux sociaux et outils de communication 2.0, vous permettant non seulement de centraliser l’information mais également d’agir rapidement dessus:

Voilà, c’est tout pour cette fois. J’espère que ces 2 outils vous seront utiles, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions dans les commentaires.

Guillaume Le Brouster

Guillaume Le Brouster

Founder

Guillaume est le fondateur de www.TheBusinessPlanShop.com un site spécialisé sur la création d’entreprise, le site propose une plateforme regroupant 3 outils pour aider les créateurs d’entreprise dont un logiciel de business plan en ligne reconnu (sélection PCMag 2015 des 5 meilleurs logiciels de business plan).

Monter sa boîte :: Créer ou ne pas créer?

C’est l’heure du bilan! Après une longue phase de recherche d’idée, le choix final de votre projet, la détermination de votre clientèle et enfin l’estimation des moyens et ressources nécessaires, vous voilà prêt à trancher. Alain HUGON, dans le cadre de son atelier organisé par la FEDI, nous propose ici de faire un bilan général pour pouvoir enfin prendre votre décision avec tous les éléments en main.

Estimer le potentiel et la rentabilité de son projet

Vous connaissez déjà vos coûts, intéressons nous maintenant à ce que vous pourrez potentiellement gagner. Pour cela, quelques points auxquels il faut répondre:

  • Panier moyen?
  • Fréquence d’achat?
  • Évolution prévisible à 1 an, 3 ans, 5 ans?
  • Revenu souhaité?
  • Montant de l’investissement et amortissement?
  • Objectif de résultat?

Peser les pours et les contres

HommeSurUnBanc

Tracez deux colonnes, l’une avec les « + » et l’autre avec les « – » et notez tout ce qui vient à l’esprit, en vous aidant des recherches que vous avez effectué ces derniers jours.

En termes d’opportunités et de risques:

  • Carrière
  • Famille
  • Finances
  • Autres (santé, image personnelle…)

En termes de satisfactions et contraintes attendues:

  • Vie professionnelle
  • Vie de famille
  • Vie personnelle
  • Autres

En termes de facteurs clés de réussite ou d’échec:

  • Production
  • Commercial
  • Administration
  • Autres

Mettez également en évidence vos atouts et vos handicaps dans ce projet. Maintenant que vous avez sous les yeux tout écrit noir sur blanc, vous devriez déjà visuellement voir de quel côté penche la balance…

Décider de créer… ou pas!

Verdict? Si vous avez opté pour l’option « Je ne crée pas ma boîte », point de désespoir! Gardez votre idée dans un coin de votre tête. Continuez vos recherches jusqu’à qu’une opportunité se présente, il n’est jamais trop tard pour se lancer.

Et sinon félicitations, votre projet prend forme! Continuez d’en parler aux gens que vous rencontrez, d’assister à des événements et d’approfondir vos recherches. Votre idée originale sera retravaillée, corrigée voire complètement modifiée, ainsi les tableaux que vous venez de remplir seront en perpétuels mouvements mais ils vous permettront de garder une trace de votre progression. Et surtout, n’hésitez pas à nous contacter pour toutes questions, nous serons ravies d’y répondre!

Monter sa boîte :: Les ressources et moyens pour créer

Nous continuons cette série sur les étapes pour monter sa boîte avec la liste des ressources et des moyens nécessaires à la création de votre projet. Pour rappel, vous pouvez relire nos précédents articles sur la recherche d’idée, le choix de votre projet et la détermination de votre clientèle rédigés dans le cadre d’un atelier animé par Alain HUGON par la FEDI.

Les moyens à rassembler

BureauFournitures

Faire le point sur les moyens nécessaires au lancement de votre projet vous permet d’estimer le montant de vos coûts et donc de connaître le capital minimum dont vous aurez besoin. Et par la même occasion, de vérifier la faisabilité de votre idée… Pensez donc aux différents éléments qui entourent votre projet comme…

Les locaux

Vous ne pourrez pas rester toute votre vie dans votre salon, derrière votre ordinateur. Si au début, cela fait bien l’affaire, il faut penser à la suite!

  • Emplacement recherché?
  • Surface nécessaire pour la surface de vente? Les bureaux? L’atelier? Le stock?
  • Caractéristiques particulières (hauteur, air comprimé, quai, terrasse…)?

Le matériel

  • Production
  • Commercial et communication
  • Administration
  • Stockage

Et pour chacun d’entre-eux, plusieurs solutions s’offrent à vous: la location, l’achat, le prêt…

Les services

Parce qu’un bon entrepreneur est un entrepreneur bien accompagné! Experts comptable, avocat, assureur, communication, internet, bureaux d’études, etc. sont autant de partenaires de votre entreprise qu’il faut méticuleusement choisir.

  • Qui?
  • Quoi?
  • Combien?

Les moyens humains

De la même manière, envisagez dès maintenant d’embaucher une ou deux personnes, même à temps partiel, pour vous aider à faire grandir votre projet.

  • Qui?
  • Quoi?
  • Temps de travail?
  • Combien?

Qu’est-ce qu’il me manque et comment l’obtenir?

Une fois votre liste établie, vous voilà à peu près fixé sur votre capital nécessaire. Il est normal que vous n’ayez pas réussi à remplir toutes les cases du tableau. Reprenez une feuille blanche et notez ce qu’il vous reste à obtenir:

  • l’information: courrez voir votre CCI, interrogez d’autres entrepreneurs, demandez autour de vous ou posez nous directement la question… Quelqu’un aura forcément la réponse!
  • les locaux: vous pouvez opter dans un premier temps pour un espace de coworking ou des bureaux partagés le temps de dénicher la perle rare (et les capitaux!).
  • le matériel: louez, empruntez et surtout testez avant d’investir votre argent dans une solution que vous ne connaissez pas. Demandez aussi avis autour de vous!
  • les services: c’est qui ton comptable? Il est bien? Vous pouvez aussi récupérer des contacts directement auprès de votre CCI.
  • les moyens humains: renseignez-vous sur les différents contrats qui existent. Vous pouvez commencer par embaucher un stagiaire pour les tâches faciles à déléguer et qui vous libéreront du temps.
  • les partenaires: pas de secret, écumez les événements dans votre secteur et agrandissez votre réseau.

Complétez au fur et à mesure de vos recherches ces tableaux. Quand vous aurez fixé une estimation de votre budget global, vous devriez plus facilement vous rendre compte de la faisabilité de votre projet. Combien devrez-vous emprunter? Combien avez-vous déjà de côté? Quelle somme êtes-vous prêt à investir? Il est maintenant temps de décider de se lancer ou non.

Monter sa boîte :: Déterminer sa clientèle

Dans le cadre de la formation du FEDI et aux côtés d’Alain HUGON, nous avons pu voir les différentes étapes de création de votre projet, à savoir la recherche des idées et le choix final d’un projet. Il convient maintenant de travailler plus en détail sur votre clientèle.

Qu’est-ce que je vends vraiment et à qui?

Rue

L’erreur la plus courante est de penser que notre produit/service s’adresse à tout le monde. Une offre pertinente doit s’adresser à un groupe réduit de personnes, ce que l’on appelle un public cible. D’où l’importance de segmenter vos clients afin de pouvoir répondre à chacun avec une offre adaptée à leurs besoins, ou du moins de choisir le segment le plus pertinent pour vous. Pour cela, plusieurs étapes:

1. Listez vos différents clients

Écrivez noir sur blanc ce que vous allez vendre. Détaillez votre offre en un petit paragraphe et listez ensuite vos clients possibles.

  • client n°1
  • client n°2
  • client n° 3
  • etc…

2. Analysez les segments de clientèle

Faîtes un tableau pour chaque segment que vous aurez identifié et répondez aux questions suivantes :

Clientèle n°1

  • Produits ou services proposés?
  • A quel besoin du client est-ce que ça correspond? Quel bénéfice retire-t-il de son achat?
  • Qu’est-ce qui va le faire changer de fournisseur?

Clientèle n°2

  • Produits ou services proposés?
  • A quel besoin du client est-ce que ça correspond? Quel bénéfice retire-t-il de son achat?
  • Qu’est-ce qui va le faire changer de fournisseur?
  • Etc…

3. Évaluez votre clientèle

Remplissez maintenant ce tableau à l’aide des critères suivants:

  • la rentabilité du couple produit/client, avec 1 = très peu rentable jusqu’à 5 = très, très rentable
  • la rapidité d’obtention des premières ventes avec *** = immédiate, ** = quelques semaines, * = quelques mois

Evaluation Clientèle

4. Classez par ordre de priorité

À l’aide de votre tableau, vous devriez maintenant être capable de faire un classement de vos segments de clientèle les plus importants:

  • Priorité 1 : client xx
  • Priorité 2 : client xx
  • Etc.

Vous connaissez désormais votre coeur de cible. Votre travail à présent consiste à l’étudier de plus près: âge, sexe, habitudes de consommation, pouvoir d’achat, motivations, freins… Ce qui vous permettra de faire évoluer votre projet en fonction des attentes détectées! Enfin, notre prochaine et dernière étape de cette série est de vous aider à déterminer les ressources et moyens nécessaires à votre mise en oeuvre.

Soif d’entreprendre | Maïte Despreaux

La personal shoppeuse de Confluences et blogueuse lyonnaise de Bulles de Mode nous fait partager ses expériences de femme-entrepreneur.

Maïte Despreaux | Bulles de Mode

Issue d’une famille d’entrepreneurs, Maïté Despreaux (32 ans) a toujours su qu’elle se lancerait un jour… Elle commence toutefois par une école de commerce, Audencia à Nantes, qu’elle a choisie pour sa majeure culturelle et pour continuer de suivre la matière Histoire de l’art à l’Université. S’ensuit de belles expériences chez Lancôme à Paris, au marketing développement maquillage, ensuite à Lyon chez Nespresso et enfin chez La Canadienne et Canadienne Griffes, spécialiste du cuir lyonnais. Elle tient en parallèle un blog Bullesdemode sur les coulisses de la mode et, c’est
en 2010, qu’elle se lance à son compte en tant que Personal Shopper, poussée par l’envie de découvrir autre chose. Elle est aujourd’hui la personal shopper officielle de Confluence !

Crédit photo: Delphine Delamain

Crédit photo: Delphine Delamain

Être une « business woman »
Quand j’étais plus jeune, j’imaginais une nana en tailleur et talons, super organisée, qui voyage régulièrement à l’autre bout du monde.
 Bon, j’ai surtout gardé l’organisation et les déplacements… en France – pour l’instant!? – mais c’est curieux, je ne me définis pas vraiment comme ça! 
C’est peut-être un peu pompeux non? Je me sens bien dans mes « baskets », je fais ce
que j’aime, je me sens très chanceuse. Voilà.

Botte secrète
Les stylos Pilot Frixionball, dont l’encre s’efface? 
Plus sérieusement, peut-être l’écoute et la réactivité.

Retour en arrière
Je n’attendrais pas que tout soit prêt et parfait pour me lancer. Quand on débute, on a peur de… réussir, c’est un vrai frein!

Casser les codes
C’est indispensable si on veut marquer les esprits. Proposer des choses nouvelles, être toujours en mouvement, « think outside the box », ce sont des valeurs que ma génération partage je crois. Je suis épatée par les nouveaux concepts et idées géniales qui fleurissent partout. Après il faut aussi trouver son business-model!

Next step
La formation. Je suis régulièrement sollicitée par des personnes que mon métier de personal shopper fait rêver, et ça me tenterait beaucoup!

Un super pouvoir
Le don d’ubiquité! Ou alors la téléportation. Qui revient presque au même!

Dressing idéal
Des vêtements bien coupés, dont la ligne est graphique et élégante. De grands noms ou de petites marques peu importe, mais de belles matières, des couleurs, quelques imprimés, un style intemporel à mixer avec des accessoires (j’adore!!!). 
C’est drôle, je me lasse difficilement de mes coups de cœur!

Son carnet d’adresse pour
Un rendez-vous pro: La Loggia, rue Auguste Comte, un café-restaurant italien que j’apprécie pour son équipe et pour sa tranquillité. On peut s’y poser un après-midi et travailler tranquillement, ou alors déjeuner simple et bon avec ses contacts. New-YorkUne folie: Londres, pour l’inspiration. Mais je changerai peut-être d’avis en décembre, je pars à New-York quelques jours 🙂
Un site: businessoffashion.com pour l’info professionnelle, et fubiz.net, un magazine dédié à la création sous toutes ses formes (arts numériques, graphisme, cinéma, musique, publicité, etc.). Une mine d’inspiration!

Monter sa boîte :: Choisir un projet

Toujours dans le cadre de notre formation organisée par la FEDI, Alain HUGON nous accompagne à présent dans le choix de notre projet final. Si vous avez suivi correctement les différentes de création, vous avez normalement pensé et trouvé plusieurs idées de projet qui vous tiennent à coeur.

De l’idée au choix définitif de votre projet

L’objectif aujourd’hui est de déterminer leur faisabilité et leur pertinence par rapport à ce que vous êtes capable de réaliser par vous-même ou à l’aide de partenaires.

1. Choisissez trois idées

Prenez le temps de les mettre sous forme de tableau à colonne et de les formuler clairement en une ou deux phrases simples. Quelqu’un qui ne vous connaît pas doit être capable de comprendre de quoi il s’agit sans explication! Quelques éléments doivent impérativement apparaître: votre produit ou service, vos clients et votre proposition de valeur par rapport à la concurrence.

2. Identifiez vos savoir-faire

Pour chacune de vos idées, indiquez dans votre tableau les lignes suivantes :

Idée n°1

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Idée n°2

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Idée n°3

  • Je sais faire…
  • Il me manque…

Pour identifier vos savoirs-faire, pensez à votre expérience professionnelles, votre formation ou encore vos activités de loisir. Posez-vous les questions suivantes : Ai-je les diplômes et le savoir-faire nécessaires?  Suis-je un bon commercial? Saurai-je convaincre? Suis-je un bon gestionnaire? Un bon technicien?

3. Identifiez vos pouvoir-faire

De la même manière, remplissez pour vos trois idées les colonnes suivantes :

Idée n°1

  • Je peux faire…
  • Il me manque…

Le pouvoir-faire définit les moyens et les conditions nécessaires (ambiance de travail avec les collègues, organisation matérielle, lien de confiance avec l’encadrement…) dans lequel l’action va être réalisée et va rendre la compétence plus ou moins opérante.

4. Identifiez vos vouloir-faire

Idée n°1

  • Je veux faire…
  • J’aimerai…

Il s’agit ici d’évaluer votre motivation et votre volonté à réaliser votre projet. Le « J’aimerai… » constitue votre idéal à atteindre.

5. Déterminez l’idée choisie

Vous voici désormais fixé! Le travail effectué en étape 2, 3 et 4 vous a normalement aidé à déterminer quelle était l’idée la plus pertinente et celle que vous pourrez réaliser par vos propres moyens. Maintenant, concentrez-vous uniquement sur celle-ci et demandez-vous :

  • Qui peut m’aider à la transformer en un projet réaliste ?
  • Avec qui puis-je en parler?
  • Quels sont ses avantages pour moi et ceux qui m’entourent?
  • Quels sont ses inconvénients pour moi et ceux qui m’entourent?

Téléphone

Une seconde face de recherche peut débuter. En entretien, par e-mail, par téléphone, interrogez les gens autour de vous. N’hésitez pas à parler de votre projet même s’il est encore à l’état de brouillon. C’est ainsi que vous recueillerez des témoignages qui vous permettront d’avancer dans la construction de votre idée. Quand vous aurez assez d’élément en main, il s’agira de définir et segmenter votre clientèle pour une offre adaptée.