La fin du règne des likes sur Instagram

La fin du règne des likes sur Instagram

La rumeur court depuis quelques mois déjà et… Oui, ça y est, les likes commencent à disparaître d’Instagram !

Cette fonctionnalité est pourtant le coeur même du réseau social. On poste une photo ou une vidéo et on guette avec impatience la croissance du nombre de « j’aime ».

En tant que marques ou professionnels, c’est également un indicateur primordial pour mesurer l’impact et l’intérêt de la communauté pour notre contenu.

Que cache donc ce revirement de position de la part d’Instagram ?

Pourquoi Instagram décide de supprimer les likes ?

Pour commencer, il faut savoir qu’ une étude avait été menée en 2017 par la Royal Society for Public Health (l’Institut royal de santé public) et avait pointé du doigt Instagram comme étant un réseau social mauvais pour la santé mentale des jeunes, au Royaume-Uni.

Les raisons évoquées sont à la fois une mauvaise image de soi – à force de se comparer aux autres et aux nombreuses figures « parfaites » et souvent « photoshoppées » – et une addiction aux réseaux sociaux, d’une manière générale, qui engendre troubles du sommeil, anxiété voire parfois dépression et isolement.

L’année d’après, un rapport du Pew Research Center, en 2018, venait corroborer ces faits. Selon eux, près de 40% des jeunes se sentaient obligés de ne partager que les contenus ayant rassemblé beaucoup de likes ou de commentaires. Ce phénomène montre bien que les utilisateurs d’Instagram peuvent subir une pression sociale qui est accrue du fait qu’une grande majorité d’entre-eux soit encore des adolescents.

Instagram n’avait jamais répondu à ces différentes accusations. Du moins, pas de manière directe !

Et pourtant, début 2019, voici le discours que tenait un porte-parole de la société : « Nous voulons que vos abonnés se concentrent sur les photos et vidéos que vous partagez et non sur le nombre de personnes qui les aiment. »

Vous devinez la suite ?

Une nouvelle fonctionnalité annoncée…

Ou plutôt une disparition de fonctionnalité est annoncée !

La suppression du nombre de like sous les contenus est en effet sous-entendue mais d’abord testée au Canada en avril. Il faut croire que les tests ont été positifs car en juillet, la marque listait officiellement sur Twitter les prochains pays qui feraient office de cobayes…

Comme vous pouvez le constater, la France n’est pas encore touchée par le phénomène mais cela ne devrait plus tarder…

Par contre, étant donné que je suis moi-même exilée en Australie depuis quelques mois, je fais partie des utilisateurs-testeurs ! Je peux donc partager avec vous mes premières impressions.

Concrètement, qu’est-ce que ça change ?

Je n’ai pas mis longtemps à m’apercevoir du changement. Au contraire, il est intéressant de voir à quel point cela m’a déstabilisé dès les premiers instants !

Si l’on est habitué à ce que nos réseaux sociaux favoris changent de design et d’interface régulièrement (cela nous contrarie d’ailleurs toujours sur le coup !), il est rare qu’un si petit détail nous chiffonne autant.

Voyez par vous-même avec le célèbre compte du photographe Matt Glastonbury. Ses merveilleuses photos de paysages australiens sont suivies par 146 000 followers sur Instagram et, désormais, voici les informations disponibles sous chacune d’entre-elles :

Comme vous pouvez le constater, deux versions semblent être testées par Instagram :
– la première ne montre AUCUNE information concernant le nombre de like, ni même si UNE personne a déjà liké la photo.
– la seconde n’indique qu’une personne « nom de la personne (généralement une personne de votre réseau si c’est le cas) » et d’ « autres ». En cliquant sur others (« autres »), vous aurez accès à la liste des noms des comptes ayant liké mais ne sera jamais indiqué le nombre. Si vous tenez à obtenir un chiffre, il faudra donc vous amuser à les compter !

Et cela fonctionne de la même manière pour votre propre profil. La seule différence est que vous êtes capables de connaître le nombre de personnes exactes ayant liké votre publication en cliquant sur « others », mais pas vos abonnés !

Du point de vue utilisateur, j’ai trouvé la démarche intéressante.

Elle permet de ne plus juger une photo au première abord en se basant sur un chiffre attribué, une note donnée par d’autres.

C’est un réflexe devenu naturel étant donné qu’il s’agit de la première information à laquelle vous avez accès, avant même le nom du compte dans la description. On a l’impression de retrouver un peu de libre-arbitre !

En vérité, les acteurs ayant le plus mal réagi à cette annonce ont été les influenceurs. En effet, leur business sur Instagram qui est en fait leur influence et la taille de leur communauté se traduisent par un nombre de follower, un nombre de like sous leur publication, un nombre de vue, etc.

Ils perdent donc un indicateur majeur pour justifier de leur impact auprès des marques qu’ils contactent.

Il est pourtant bon de rappeler qu’avec cette nouvelle version, Instagram fait également la chasse à l’achat de faux-likes. Très répandu depuis quelques temps, les utilisateurs avaient largement critiqué ce manque d’authenticité et perdu peu à peu confiance en la plateforme.

Enfin, côté marques, c’est également un indicateur de mesure qui disparaît mais… Ce n’est pas le plus important !

On vous en avait déjà parlé dans cet article de mars : « la course aux likes sur les réseaux sociaux ».

Cela pousse petit à petit mais très sûrement les entreprises à enfin se concentrer un indicateur primordial : l’engagement !

Et vous, qu’est-ce que vous pensez de cette disparition des likes ? Hâte que cela arrive en France ?

Community management : créer un reporting client qui ait du sens !

Community management : créer un reporting client qui ait du sens !

Le community manager, qui travaille en prestation, assure le suivi  du début à la fin de chacune des campagnes de ses clients. Cela implique de mesurer l’impact de ses actions, d’en suivre l’évolution et, généralement, d’en faire un compte-rendu à son client !

Ce que l’on appelle le « reporting client » est tout simplement ce fameux compte-rendu : un condensé d’informations sur les tâches entreprises et les résultats qui en émergent.

Il permet au client de comprendre ce que l’on est en train de faire sur ses réseaux sociaux et, surtout, pourquoi.

En effet, après avoir fait émerger les objectifs attendus par celui-ci, votre rôle est ensuite de les traduire en actions concrètes et mesurables. Vous aurez ainsi à réaliser un reporting de fin de mission ou plusieurs reporting selon la durée de votre contrat. Voyons concrètement quelle forme cela prend…

A quel moment envoyer un reporting à ton client ?

Pour démarrer, réfléchissez à la fréquence d’envoi de votre reporting-client. En général, cela est décidé en début de mission mais c’est à vous de penser à l’inclure dans votre package. Cela montre que vous êtes professionnel et consciencieux. S’il s’agit d’une mission courte durée ou d’une opération « one-shoot », il sera attendu que vous présentiez les résultats obtenus en fin de campagne. Attention, cela dépend toutefois de la durée de celle-ci. Selon le nombre d’étape, il sera peut-être judicieux de proposer un point à mi-parcours. Cela nous amène au cas où vous serez amenés à réaliser plusieurs reporting-client. La fréquence d’envoi de votre reporting dépend de plusieurs facteurs : – le temps d’obtention de vos résultats : selon les outils utilisés ET le budget à disposition, vous aurez besoin de plus ou moins de temps pour voir émerger les premiers résultats. Dans le cas d’une campagne Ads lancée sur Facebook par exemple, il vaut mieux attendre au moins une semaine. – les KPI suivis : hors campagne, il est vital de suivre également les performances obtenues sur ses différents réseaux. Alimenter une page Facebook sans suivre l’évolution de son nombre de like ou de son engagement n’a AUCUNE utilité. Néanmoins, cela prend également plus de temps pour voir une réelle évolution, parfois plusieurs mois. Dans ce cas, proposer un reporting une fois par mois est suffisant pour noter une progression -ou non- sur l’année. D’une manière générale, c’est à vous de décider quel est le moment opportun pour vous de réaliser votre reporting. Gardez simplement en tête que vous devez avoir suffisamment d’information à disposition pour y apporter une réelle valeur.

Les éléments à intégrer

Il est maintenant temps de se lancer à proprement parler. Mais voilà, on ne sait pas toujours par quel bout commencer ! Pour faire le tri dans les informations récoltées, procédez par étape : 1) Repartez des objectifs fixés avec votre client. Les besoins mis en avant lors de votre première rencontre doivent à tout prix trouver réponses dans ce reporting. Faites donc en sorte de ne pas passer à côté d’une de leurs demandes ! Votre première page de reporting doit donc être un rappel concis mais complet de ce qu’il vous a été demandé et des objectifs définis ensemble. 2) Faites ensuite la liste des actions entreprises et/ou des outils utilisés. Des objectifs plus spécifiques pour chacun/es ont sûrement été validé, spécifiez-les également. 3) Pour chaque objectif fixé, vous devriez être capable de mettre en face un à trois indicateurs de performance (ou KPI) à suivre pour s’assurer de leur progression. Afin que ces indicateurs aient du sens pour votre client, n’hésitez pas à leur donner une courte définition ou une rapide explication de où et comment vous avez trouver ces chiffres (de l’onglet Statistiques de Facebook, en calculant plusieurs données entre-elles, etc.) 4) Pour rendre votre reporting plus lisible, pensez à inclure ces données chiffrées sous forme de tableaux ou de graphiques. Cela vous permettra d’avoir un historique lorsque vous aurez établi plusieurs reporting. Il est également agréable de lire un reporting illustré par des capture d’écran / des photos des publications réalisées.

Savoir analyser et… s’adapter !

Si vous voulez éviter que votre reporting ait cet effet-là sur votre client :

Il va falloir le rendre un minimum intéressant ! Cela fait sens évidemment. Et pourtant, on se retrouve souvent avec un reporting composé de pages et de pages de chiffres, de tableaux, de graphiques… Mais n’ayant aucun intérêt ou du moins n’ayant pas un sens de lecture logique

Quelques règles à suivre :

  • votre reporting doit être à la fois complet ET concis . Cela signifie que que chaque donnée intégrée doit répondre à un objectif mis en avant tout en gardant en tête que : 1 objectif = 2 à 3 KPI maximum !
    les données utilisées doivent être explicitées dans votre reporting et, voire plus, analysées ! Pourquoi ce chiffre est-il bon / mauvais ? Comment est-on arrivé à ce résultat ? Quel est le prochain objectif à atteindre par la suite si l’objectif est atteint ? Quelle est la prochaine action entreprise si ce n’est pas le cas ?
  • tâchez d’établir un plan de lecture et de vous y tenir . D’abord la page Facebook, puis le compte Instagram ensuite les visites sur le site qui résultent… Par exemple ! Mais cela peut aussi être l’annonce du calendrier éditorial et les différents types de contenus, l’engagement qui en résulte sur les différents réseaux sociaux, etc.
  • n’oubliez pas d’inclure sur les dernières pages de votre reporting OU à la fin de chaque partie (selon votre plan) les prochaines étapes . Une fois le bilan des actions effectuées, annoncez la suite ! De nouveaux objectifs ont-ils été définis ? De nouveaux outils vont être lancés ? De nouveaux contenus seront testés ?

Un point important à garder en tête est qu’il ne faut pas avoir peur d’annoncer de « mauvais résultats » . Cela ne signifie pas forcément que vous avez fait du mauvais travail. Chaque client est différent et la règle de base en community management est qu’il faut souvent tester plusieurs combinaisons d’outils et de contenus pour trouver la stratégie gagnante. Les résultats sont également parfois longs à venir selon les outils utilisés.
Il faut donc être capable de montrer une progression sur la durée (d’où l’intérêt de faire des reporting réguliers) ou de montrer que l’on s’adapte face à une situation qui n’évolue pas.

Un dernier conseil pour la route : prenez le temps de présenter à l’oral votre premier reporting ! Si vous souhaitez par la suite l’envoyer par e-mail pour gagner du temps, pourquoi pas ! Toutefois, il est primordial dans un premier temps de s’assurer que tout est bien compris côté client. L’envoi du reporting est souvent un moment d’échange important pour être certain d’être toujours en phase avec les objectifs établis.

À votre tour !

N’hésitez pas à nous partager vos conseils pour la rédaction de votre reporting ! Outil utilisé ? Plan suivi ? Et si cela vous intéresse, nous pourrons travailler sur un template de reporting à utiliser … Dites nous si cela pourrait vous être utile ! 

La formule magique pour réussir sa campagne LinkedIn

La formule magique pour réussir sa campagne LinkedIn

Cet article fait suite à la sortie du livre blanc « Confessions des experts LinkedIn ». Dans les chapitres précédents, nous avons passé en revue les différents conseils offerts quant aux coûts et budget et à la définition des audiences.

Il reste désormais un point clef que nous n’avons pas encore vu : il s’agit évidemment du CONTENU de votre campagne.

Entrons donc dès maintenant dans le feu de l’action, le concret, et voyons comment, à partir de ces différents éléments, nous obtenons LA formule magique pour réussir sa campagne LinkedIn.

Existe-t’il vraiment une recette infaillible pour une campagne LinkedIn réussie ?

Vous vous doutez bien que non, sinon ce serait beaucoup trop facile !

Mais ne repartez pas tout de suite… Si l’on ne peut pas vous garantir un succès immédiat, il est toutefois possible de mettre en place quelques ajustements pouvant rendre la gestion des campagnes LinkedIn beaucoup plus facile et plus efficace en matière de temps. « Des petits riens qui font toute la différence ».

  • Pour vous assurer de n’avoir rien oublié avant de vous lancer dans la configuration de votre campagne, faites le tour des quatre éléments-clefs de succès dont vous aurez besoin :
    – objectifs : LinkedIn vous propose plusieurs types d’objectif à choisir en début de campagne. Assurez-vous d’avoir choisi celui qui correspondait à votre besoin marketing. Notoriété ? Génération de lead ? Lecture de vidéo ?
    ciblages et audience
    enchères et budget
    – et enfin, contenu et… Contenu !

1 – Miser sur le bon contenu

À minima, pour lancer votre campagne LinkedIn, vous aurez besoin des contenus suivants : une image (ou une vidéo), un texte d’accroche et d’un lien vers la page de destination sur laquelle vous hébergez votre contenu.

L’idéal est néanmoins de prévoir un peu plus que cela. Il est recommandé d’utiliser entre deux et quatre contenus pour chaque campagne que vous lancerez.
L’objectif derrière tout cela est évidemment d’avoir un point de comparaison ! Amusez-vous ainsi à tester plusieurs titres, visuels et call-to-action.

Vous ne savez pas quoi essayer ?

Commencez par ré-utiliser du contenu qui a bien fonctionné sur vos autres plateformes. Reprenez les e-mails ayant fait leurs preuves pour une campagne de Sponsored InMails ou encore vos meilleurs tweets pour inspirer votre campagne de Sponsored Content. Ils devraient reprendre les codes d’un contenu performant, à savoir, un texte concis, des images attrayantes et un call-to-action convaincant.

 

2 – Assurer le suivi de sa campagne LinkedIn

Une fois tous ces ingrédients réunis et votre paramétrage fait, le travail n’est pas terminé ! En effet, le suivi de votre campagne LinkedIn fait partie des étapes essentielles.

Plusieurs outils LinkedIn sont à votre disposition pour cela :

le score de pertinence : sachez que les enchères LinkedIn privilégient les annonceurs ayant les meilleurs scores de pertinence. Que cela signifie t-il concrètement ? Tout simplement que LinkedIn aura tendance à mettre en avant les annonces qui fonctionnent bien. Autrement dit, plus votre contenu sera de qualité et adapté à votre cible, plus celle-ci y sera réceptive et plus votre portée sera augmentée. D’où l’intérêt de tester plusieurs contenus en début de campagne… Surveillez ceux obtenant le meilleur score de pertinence et arrêtez les autres !

les données démographiques de campagnes : ce sont les informations recueillies sur les personnes atteintes par vos campagnes. Gardez à l’oeil les audiences les plus réceptives et axez votre contenu autour de ces audiences pour générer encore plus d’engagement.

les indicateurs de performance : plusieurs indicateurs sont à votre disposition pour évaluer la réussite ou non de votre campagne. Gardez en tête votre objectif et l’indicateur qui y est relié. Si votre objectif est lié à la notoriété de la marque, diffusez-vous assez d’impressions par le biais de vos campagnes afin d’atteindre la portée souhaitée ? Pour la génération de leads, votre coût par prospect est-il atteignable ? Définissez une médiane pour cet indicateur et choisissez quelle campagne suspendre ou poursuivre.

l’Insight Tag : ce bout de code inséré sur votre site vous indique quant à lui si l’intérêt de votre campagne a fini par porter ses fruits, et surtout auprès de quels profils d’utilisateurs. À la fin de votre campagne, vous devrez suivre si ces derniers sont bel et bien devenus des prospects. Puis si ces prospects deviennent finalement des clients ! La mesure votre coût par lead (CPL) puis de votre coût par clic (CPC) et coût par impression (CPM) vous permettra pour les prochaines campagnes de définir un budget adapté, et ce par profil d’audience !

Pour résumer, il n’existe malheureusement pas de formule magique pour une campagne LinkedIn du plus bel effet… Mais quatre éléments indispensables à déterminer en amont (objectif / audience / budget / contenu) et différents outils à utiliser afin d’assurer le suivi de votre campagne au jour le jour ! Il ne vous rester plus qu’à faire vos premiers tests !

Identifier son audience pour une campagne LinkedIn réussie

Identifier son audience pour une campagne LinkedIn réussie

Cet article fait suite à la sortie du livre blanc « Confessions des experts LinkedIn ». Nous avions déjà passé en revue les différents conseils offerts quand aux coûts et budget d’une campagne LinkedIn réussie lors de notre précédent article.

Il est temps désormais de s’intéresser à une autre variable toute aussi importante : la définition de son audience !

Identifier son audience sur LinkedIn

Afin d’établir une stratégie marketing gagnante, il est important de consacrer du temps à définir le profil type de vos acheteurs.

La définition du profil du client idéal n’est pas aisée car leurs besoins évoluent sans cesse. Il faut donc parfois envisager un, deux voire plusieurs profils type qui s’adaptent au parcours d’achat de votre produit / service.

Une campagne LinkedIn efficace est une campagne ayant une cible relativement précise tout en gardant une certaine souplesse quant à la façon de l’atteindre. Les experts LinkedIn s’accordent à dire qu’il faut trouver « un compromis entre précision et portée, utiliser les données démographiques pour déterminer les catégories de prospects les plus réactives ou celles qui présentent le plus de conversions, ainsi que de redéfinir leur ciblage au fur et à mesure. »

L’objectif est ainsi de pouvoir atteindre un bassin important de prospect tout en réduisant le montant de vos enchères.

Comment adapter votre ciblage pour optimiser votre ROI ?

Première erreur à éviter : se limiter à une seule stratégie de ciblage.

Il vous faudra tester différentes approches pour trouver les options de ciblage qui vous permettront à la fois d’atteindre une audience large et ce, de manière rentable.

En effet, une audience cible trop réduite sera moins efficace et plus coûteuse à toucher. Pour l’éviter, tâcher de ne pas vous cantonner à utiliser l’intitulé de poste comme option de ciblage par exemple. Cela peut être tentant étant donné que cette option n’est disponible que sur LinkedIn. Toutefois, il existe 28 000 intitulés de poste uniformisés. Si vous n’en choisissez qu’un, vous excluez donc les 27 999 autres et risquez de passer à côté de personnes pertinentes (mais auxquelles vous n’aviez pas pensé).

Il est plutôt conseillé de jouer avec d’autres critères que vous lierez tels que les fonctions (cadres, directeurs…), les niveaux hiérarchiques (manager ou au dessus…), le secteur (Marketing, vente…), la taille de l’entreprise, les compétences ou l’appartenance à un groupe.

Par la suite, vous devrez créer des segments d’audience précis que vous ferez évoluer en fonction des résultats et les conversions obtenus sur ces segments. Ces données récoltées vous seront ensuite utiles pour définir votre acheteur type et le contenu adapté.

Cette stratégie prend un peu plus de temps à mettre en place mais vous permettra d’économiser du budget ! En règle générale, plus votre audience-cible est restreinte et précise, plus vous devrez payer pour l’atteindre. Il faut donc trouver le juste milieu entre réduction des coûts (avec un ciblage suffisamment large) et pertinence (avec un ciblage suffisamment précis).

L’option Matched Audience

De la même manière que sur Facebook et son fameux pixel, LinkedIn vous offre la possibilité de lier vos données aux siennes. Il s’agit de l’outil Matches Audiences.

Vos données peuvent être issues de :
– votre site internet
– de listes d’entreprises ou d’adresses e-mail que vous avez collectées
– de plateformes de gestion de contact telles que Marketo, Oracle Eloqua, Hubspot, Microsoft Dynamics 365 et LiveRamp

Le principal intérêt de cette méthode est qu’elle vous permet de réduire votre coût par prospect de façon significative en créant des segments qui vous sont propres.

Une fois que vous aurez créé des segments générant un taux de clic élevé, vous pourrez passer à des enchères au coût par impression (CPM) afin de réduire le coût de ces clics.

Ce chapitre sur la définition des audiences sur LinkedIn est terminé. Pour résumer : ne vous limitez pas à une seule audience et jouez avec les différentes options de ciblage ! Pour notre prochain volet, nous verrons comment choisir le bon format pour une campagne réussie…

Quel coût pour une campagne LinkedIn réussie ?

Quel coût pour une campagne LinkedIn réussie ?

Faire de la publicité grâce aux campagnes LinkedIn peut s’avérer redoutablement efficace. Encore faut-il correctement gérer ses campagnes, choisir le bon budget, le bon format, les bonnes audiences, etc.

Grace MacDonald a passé deux ans en tant que campaign manager au sein même de LinkedIn. Elle était donc chargée de suivre les campagnes de ses clients pour les aider à optimiser au mieux ces dernières. Son expérience et son immersion chez LinkedIn lui ont permis de développer des techniques et de révéler les « bons mécanismes ».

Elle a donc décidé de partager dans un livre blanc intitulé « Confessions des experts LinkedIn » ses secrets et astuces, ainsi que ceux de ses collègues et prédécesseurs !

Tout y passe : du coût de la publicité au choix de l’audience en passant par le format… Voici un résumé de notre lecture, et nous démarrons par un point capital : le coût de la publicité sur LinkedIn !

Le coût de la publicité sur LinkedIn

Lorsque l’on pense à la publicité sur LinkedIn, on sait déjà que le budget devra être plus élevé que sur Facebook.

C’est un fait, LinkedIn coûte plus cher. Pour pouvoir être compétitif, vous devrez donc disposer d’un budget suffisant.

Cependant, si le coût par clic (CPC) ou le coût par lead (CPL) peuvent sembler coûteux, les taux de conversion de ceux-ci sont d’une manière générale bien plus élevés que sur d’autres plateformes telles que Facebook et autres.

D’autant plus qu’il n’est pas nécessaire d’être une grande entreprise avec un budget faramineux pour commencer à obtenir de bons résultats.

Il est clair que le montant que vous investirez jouera sur les résultats mais la bonne question à se poser reste : combien ai-je besoin d’investir pour que mes publicités sur LinkedIn soient rentables ?

1 – Comment établir son budget ?

Nul besoin d’investir des millions mais, en cas de budget serré, il faudra adapter votre approche ! Si vous n’avez que 10€ par jour à consacrer à chacune de vos campagnes, vous limiterez forcément le nombre de personnes que vous pouvez atteindre.

 

Privilégiez dans ce cas la création de deux à trois campagnes maximum en tâchant de répartir votre budget équitablement entre elles. Vous pourrez ainsi déterminer par la suite celle qui vaut la peine d’investir le reste de votre budget !

Pour vous donner un ordre d’idée du budget conseillé, sachez qu’en général, un investissement entre 3 000€ et 5 000€ par mois sur plusieurs campagnes permet d’observer une différence significative au niveau des taux de conversion.

En cas de budget moindre, encore une fois, les données sont plus longues à récolter et les campagnes moins efficaces. 

La règle des 10% d’un des experts peut vous aider à calculer le budget nécessaire pour atteindre votre audience: rendez-vous dans votre manager de campagne LinkedIn et commencez par établir votre audience cible. Calculez ensuite 10% de cette audience pour déterminer votre budget de départ. 

Enfin, outre votre budget publicitaire, il est important de dédier un budget à la création du visuel de votre publicité. Que vous utilisiez de la photo ou de la vidéo, un visuel de qualité est primordial pour faire réagir votre audience. 

Vous aurez beau investir des millions, si le visuel ne suit pas, les efforts resteront vains ! Pensez y au moment de réfléchir à votre enveloppe globale de campagne. 

2 – Comment répartir le budget entre différent format ? 

Sur Linkedin, différents formats publicitaires sont proposés. Voyons lesquels pourront potentiellement vous permettre d’atteindre vos objectifs :

  • Le Sponsored Content (« Contenu sponsorisé ») est très utilisé par nos experts ! Selon eux, « c’est l’outil idéal qui peut convenir à presque tout type d’offre, aussi bien pour les grandes audiences que pour celles plus segmentées. ». Ce format permettrait d’obtenir des leads de qualité car réellement intéressés par le contenu proposé. Quelques idées de contenu adapté : les checklists, les webinars ou encore les livres blancs.
  • Les pubs Text Ads sont en général l’option la moins chère pour toucher une audience à grande échelle. Seul bémol, elles ne sont accessibles que depuis votre ordinateur. À garder pour des audiences larges et des contenus accessibles seulement via desktop (ou difficilement lisible sur mobile).
  • Les Sponsored InMails sont une bonne option pour encourager vos audiences à participer à des événements en présentiel gratuits ou les renvoyer vers des ressources en accès limité. Plus adapté à une audience restreinte et très ciblée car plus coûteux !

3 – Comment gérer votre budget de manière plus efficace ?

La répartition de votre budget entre vos différentes enchères aura un impact non-négligeable sur les résultats obtenus. 

Etant donné le coût de la publicité sur LinkedIn, il est important de maximiser au mieux votre budget. Pour cela, il faut être capable de déterminer des stratégies d’enchères efficaces et d’optimiser vos campagnes. 

Cela vous permettra d’ajuster votre campagne au fur et à mesure en fonction des premières retombées. 

Sachez, pour commencer, que « le fait d’augmenter votre enchère n’engendrera pas toujours de meilleurs résultats« . Vous devriez être en mesure de réduire votre enchère avec l’expérience afin d’augmenter votre retour sur investissement. 

Pour vous aider dans ces ajustements, n’oubliez pas d’utiliser les outils de Campaign Manager pour gérer vos enchères. 

Un indicateur intéressant au sein de ces outils est notamment la fourchette proposée par Campaign Manager. Elle s’appuie sur la concurrence existante sur l’audience que vous cherchez à atteindre et vous recommande un montant d’’enchère. Elle prend pour cela en considération le montant que vous souhaitez dépenser chaque jour. 

Selon les experts, « la moitié supérieure de la fourchette suggérée est un bon point de départ« . Ainsi, pour une fourchette allant de 4,20€ et 7,60€, vous pourriez partir sur un montant de 6,50€.

4 – Comment économiser et optimiser les résultats sur LinkedIn ?

L’avantage des outils proposés par LinkedIn est qu’ils vous permettent de récupérer de nombreuses informations issues des profils de l’audience visée.

Sans même devoir lancer de campagne, vous pouvez déjà utiliser le Campaign Manager pour obtenir les données démographiques des utilisateurs visitant votre site web.

Il vous suffit pour cela de configurer votre compte publicitaire sur Campaign Manager. Cela est gratuit, la seule condition est de posséder une page Entreprise. Vous aurez la possibilité d’installer un « Insight Tag », autrement dit un bout de code qui vous permettra de récupérer les données démographiques des visiteurs de votre site qui sont connectés à LinkedIn. 

De la même manière, lorsque que votre campagne est lancée, vous serez en mesure de voir quelles sont les catégories de personne les plus engagées sur vos publicités. 

Toutes ces informations seront fort utiles pour adapter vos futures campagnes ! 

Cette partir budget pour la publicité LinkedIn est terminée. Nous espérons qu’elle vous a éclairé sur le montant à y attribuer ! Ne ratez pas notre prochain chapitre sur la sélection de votre audience, autre point primordial pour la réussite de vos campagnes… 

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